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LFC : Guerre froide

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DemetriosPoliorcète
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Message par LFC/Emile Ollivier Lun 2 Jan - 9:27

Demetrios, merci ! L'URSS a déjà bien différer de même ! J'ajouterai que Staline voulait vraiment tuer Wayne IRL. C'est Khrouchtchev qui a annulé in extremis l'attentat.
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Message par Thomas Lun 2 Jan - 10:01

L'URSS pourrait avoir un avenir intéressant dans cette TL. À moins que quelqu'un se débarrasse de Béria.

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Message par DemetriosPoliorcète Lun 2 Jan - 10:08

Thomas a écrit:L'URSS pourrait avoir un avenir intéressant dans cette TL. À moins que quelqu'un se débarrasse de Béria.

Même si Beria disparaît vite, je doute que qui que ce soit puisse revenir sur la décollectivisation.

Une URSS avec une économie plus dynamique, c'est déjà un autre XXe siècle.

Ne pas avoir à dépasser le modèle soviétique pourrait aussi épargner aux Chinois le Grand Bond en avant...
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Message par Flosgon78 Lun 2 Jan - 14:53

magnifique !!!
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Message par LFC/Emile Ollivier Dim 8 Jan - 20:52

Chapitre 8 : Péril rouge

« Staline a mené l’URSS de la charrue à la bombe atomique. Beria a mené les citoyens soviétiques de la famine au confort. »

Phrase sans doute apocryphe attribuée à François Mitterrand.

Dans un rapport remis au président Dewey et dont le FBI (désormais dirigé par Clyde Tolson, le meilleur ami d’Hoover) a procuré une copie au candidat Hoover, les observateurs divers présents en Union soviétique avait notés que « « Le bond spectaculaire de l’économie soviétique suite aux réformes énergiques de Beria en faveur de l’autonomie des petites et moyennes entreprises, désormais entre les mains de comités de salariés ou même, d’entrepreneurs privés, fait de l’URSS un réel danger pour le mode de vie démocratique occidental. En effet, la croissance de l’économie soviétique fait désormais du modèle de l’économie semi-planifiée hybride mise en place par le secrétaire général un concurrent à la mesure pour les économies du bloc de l’ouest ».

Le candidat Hoover, rendu véritablement inquiet par cette découverte, et alors en pleine campagne pour l’élection présidentielle face au républicain Robert Taft. Il comprend chaque jour un peu plus, du moins le pense-t-il, être le seul en mesure de protéger le mode de vie américain face au Red Scare, le Péril rouge.

Il conduit une campagne chaque jour plus agressive, faisant passer celle de Dewey en 1944 comme superbement modérée, sur le thème de la menace communiste et totalitaire contre le modèle libéral et démocratique américain.

« Si Taft passe, la statue de la Liberté sera déboulonnée, car il n’y aura plus de libertés ! »
Discours d’Atlanta.

« Les Républicains, ces amis des communistes, ont le sang de John Wayne sur les mains ! »
Discours de Vicksburg.

Quand on lit cela, on trouve dès lors très hypocrite l’éloge fait à Lincoln sur le lieu même où celui-ci tînt le discours de Gettysburg en 1863.

« Ici même, il y a 90 ans, face à une menace monstrueuse, un Grand américain, ayant dépassé son statut d’individu, prit la mesure de la menace qui pesait sur le mode de vie et les libertés américains et en ce lieu même, avec l’aide des patriotes, lui porta un coup fatal.  Aujourd’hui, un autre péril menace notre nation, et c’est avec le même cœur, la même détermination, que nous devons lui faire face pour, un jour prochain, l’anéantir complètement !»

Il faut bien rallier des voix au nord !

L’Américain moyen, encore traumatisé par l’assassinat du grand acteur John Wayne et les multiples révélations sur l’infiltration, plus supposée que réelle, d’Hollywood par des agents communistes, à commencer par Charlie Chaplin, expulsé vers la Suisse, et qui pour la plupart, pense que l’URSS en est encore à l’ère stalinienne, et que s’ils connaissent Beria, c’est plutôt comme le Himmler soviétique que comme le dirigeant réformateur, porte littéralement Hoover à la Maison blanche. En effet, dans cette Amérique en plein doute, qui pouvait encore écouter la voix plus mesurée de Taft. Les Républicains vont faire le dos rond, leur heure viendra…

En effet, qui peut se réjouir du triomphe d’Hoover d’autres que ceux qui veulent un pouvoir qui utilisant sa force à mauvais escient, l’affaiblit, ou bien d’un pouvoir complaisant.

Mafieux et dirigeants soviétiques sont entièrement satisfaits du triomphe de leur ami pour les premiers, de leur pire ennemi pour les seconds. Beria peut dormir tranquille…

Si l’Amérique se replie sur elle-même du point de vue culturel, il n’en est pas de même au niveau de la politique étrangère. Le malheureux Guatemala en est la première victime. Le président social-démocrate Jacobo Árbenz Guzmán, promoteur d’une réforme agraire, est renversé par l’armée, suite à une menace d’intervention de l’US Army. Le chef de la Junte, Carlos Castillo Armas, conduira une des plus cruelles dictatures latino-américaine de l’histoire, massacrant sans pitié communistes mais également sociaux-démocrates et Indigènes mayas. Qu’importe, le péril rouge avait subi un revers à quelques encablures des États-Unis…

LFC : Guerre froide - Page 2 Carlos10
Oui oui, c’est bien Armas.

Si l’Amérique d’Hoover est ainsi efficace pour détruire les premiers germes de prospérité chez les Indigènes, et les Latino-américains en général, ce que n’oubliera jamais un certain Fidel Castro, pourtant pas forcément anti-américain à l’origine, sa production cinématographique se limite désormais à des quasi productions de propagandes, principalement des navets d’espionnage et de la science-fiction de bas niveau, à l’instar du navet Red Invaders où des « Hommes rouges », aussi bien au niveau des idéaux que de la couleur de peau et venant de surcroît de la planète Mars, veulent détruire l’humanité (à savoir, le seul mode de vie américain)… En effet, les réalisateurs de talent, oppressés par le FBI et le gouvernement pour produire des films de mauvaise qualité, quand ils ne sont pas carrément accusés de communisme, préfèrent s’exiler en Europe, à Rome ou à Paris, ou un cinéma plus populaire, certes kitsch, du moins pour le moment, triomphe. La future icône Marilyn Monroe fera ainsi ses débuts cinématographiques en France tandis que le Britannique Alfred Hitchcock préfère tourner en France plutôt que dans l’Amérique de Hoover, où ses films auraient été bien trop tronqués… Ce cinéma est, dans tous les cas optimiste, ou du moins de qualité quand on parle d’Hitchcock, là où la peur et les productions de bas étage triomphent désormais en Californie, délestée de ses talents. Cinecittà et son équivalent français, Kinépolis (fondée en 1953), sont de sérieux concurrents à Hollywood désormais. L’Europe n’est pas la seule porte de sortie pour les réalisateurs de qualité s’exilant d’Hollywood, ainsi, face au refus des maisons de production américaines de financer son film Forbidden Planet (reconnu plus tard comme pilier de la science-fiction) sans une retouche décisive du scénario originel pour y ajouter un « traître communiste », Fred McLeod Wilcox ira le tourner au Canada…

En ce qui concerne le Soft Power, l’URSS, ou plutôt le Bloc de l’est, triomphe également en ce qui concernant le sport le plus populaire au Monde.

Le Football.

La Hongrie de Puskas bat le tenant du titre brésilien 4-2 en finale de la Coupe du monde 1954 qui se déroule en Suisse et devient ainsi championne du Monde. Le Onze d’or hongrois entre dans l’histoire du football mondial et devient la vitrine du bloc de l’est. Mais ça n’est pas que l’équipe nationale hongroise qui triomphe. Le Budapest Honvéd de Sándor Kocsis et du légendaire Ferenc Puskás, club champion de Hongrie, remporte la première coupe d’Europe des clubs champions en 1954-1955 en battant 6-3 le Real Madrid en finale au Parc des Princes à Paris le 15 juin 1955.

Quel symbole ! Un club d’une nation socialiste balayant le club de Franco !

Ce que personne ne sait encore, c’est que ce bonheur ne sera qu’éphémère.

L’année suivante, tandis que le Honvéd dispute un quart de finale retour à Reims contre le champion de France en titre (qu’il remporte d’ailleurs), les joueurs n’ont pas le cœur à la fête. Ce qu’ils redoutaient tous venait de se produire. L’Armée rouge venait d’envahir la Hongrie.

Il faut dire que les évènements s’étaient précipités en 1956. Le peuple hongrois, fier, ne pouvait se contenter d’un simple assouplissement, certes d’ampleur, du Régime communiste. Imre Nagy, qui ne peut qu’être sincère dans sa démarche au vu du risque pris, annonce alors une « nouvelle voie », véritable retour à la démocratie en Hongrie via la programmation d’élections libres ouvertes à des forces non inféodées au Parti hongrois des travailleurs dans les 6 mois. Au début, le miracle semble s’accomplir. L’URSS et Beria, laisse faire, se contentant de garanties concernant les alliances. Mais le laissez-faire soviétique fait rapidement tâche d’huile dans toute l’Europe de l’est. De violentes émeutes éclatent en Pologne et le pouvoir est rapidement débordé. Face à l’absence de réactions de Beria, la seule force qu’il n’a pas purgé dans le pays, l’attaque avec brutalité.

L’Armée rouge, menée par Joukov, mène un coup d’État aboutissant à l’exécution au sein même du Kremlin et de la main même du maréchal du Secrétaire général du PCUS. Mikoyan, extrait de la direction de la centrale à charbon sibérienne où l’avait exilé Beria par les militaires est bombardé par eux au secrétariat général mais c’est bien l’armée qui est désormais à la manette en URSS. La première décision de Joukov est d’ordonner l’invasion de la petite Hongrie dont le peuple, malgré sa vaillante résistance, est rapidement écrasé. Nagy, arrêté rapidement, est froidement exécuté en prison sur ordre de Moscou. Il est remplacé par János Kádár, qui rétablit immédiatement un Régime autoritaire mais ne revient pas sur les réformes économiques, qui ont prouvées leur efficacité tout en étant accepté par les nouveaux dirigeants soviétiques, qui, pragmatiques, les jugent conformes à la doctrine marxiste-léniniste…

Les joueurs du Honvéd, malgré les propositions d’amnistie du nouveau pouvoir, répondent favorablement à la proposition d’accueil de leur adversaire de la veille. L’ascension du Stade de Reims vient de débuter...

Dans toute l’Europe de l’est, une sérieuse reprise en main par les partis communistes s’ensuit sur la vie politique et intellectuelle. Le « Printemps communiste » aura duré...
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Message par LFC/Emile Ollivier Dim 8 Jan - 21:09

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El Generalisimo Armas en Folie !
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Message par DemetriosPoliorcète Dim 8 Jan - 21:24

Un détour par l'histoire culturelle, ça fait toujours plaisir!

En tout cas, la guerre froide semble s'apparenter à un affrontement à armes égales ici. Hâte de voir la suite.
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Message par Thomas Dim 8 Jan - 21:53

Clyde Tolson, le meilleur ami d’Hoover
""meilleur ami"" Very Happy

Je trouve surprenant que Nagi prenne le risque de se comporter de manière aussi indépendante vue la situation dans le bloc de l'Est qui, s'étant déjà assoupli, est en train de devenir très prospère.

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Message par LFC/Emile Ollivier Dim 8 Jan - 21:54

Thomas a écrit:
Clyde Tolson, le meilleur ami d’Hoover
""meilleur ami"" Very Happy

Je trouve surprenant que Nagi prenne le risque de se comporter de manière aussi indépendante vue la situation dans le bloc de l'Est qui, s'étant déjà assoupli, est en train de devenir très prospère.

Il est poussé par sa population. La relative liberté était restreinte aux débats internes au parti. Mais ça n'était plus suffisant pour les Hongrois. Il va d'ailleurs moins loin qu'IRL, vu qu'il ne veut pas rompre avec l'URSS.
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Message par LFC/Emile Ollivier Mer 11 Jan - 8:53

Chapitre 9 : Une claque historique

« Monsieur le président du conseil, vous semblez oublier que l’Algérie c’est la France ! »
François Mitterrand

Conduite à ses débuts par des hommes politiques d’envergure issus des rangs de ceux qui surent dire non à la défaite en 1940, la IVème république peut se vanter d’avoir conduit la France non seulement sur la voie du retour de la prospérité et d’un développement économique encore jamais vu dans son histoire mais également d’une décolonisation réussie, que ce soit par l’intégration de diverses anciens territoires coloniaux comme départements d’outre-mer ou par une décolonisation en douceur, passant par une phase transitoire d’autonomie interne. L’indépendance fut ainsi accordée au Maroc et à la Tunisie en 1950 après une phase cinq années durant lesquelles elles eurent leur autonomie interne. Mohammed V devient roi du Maroc et Moncef Ier celui de Tunisie à l’indépendance en tant que monarques constitutionnelles. Ahmed Balafrej devient Président du Conseil de gouvernement du Maroc (avec comme vice-président Mehdi Ben Barka) tandis que c’est Habib Bourguiba qui devient premier ministre en Tunisie. Dans les deux pays une politique de réconciliation est mis en place et très peu d’anciens colons rentrent en France, préférant rester dans leurs patries d’adoption. Quant aux minorités juives, elles sont protégées et mises sur un pied d’égalité aussi bien par le pouvoir alaouite marocain que par celui des anciens beys de Tunis.

Tandis qu’un processus similaire doit aboutir à une situation similaire en Afrique subsaharienne pour 1960, rien de tel n’est envisagé pour l’Algérie, où pourtant le nationalisme, nourri par les frustrations diverses (pauvreté, inégalités sociales et politiques, soutien des autorités françaises à l’immigration juive dans l’immédiat après-guerre) grandit chaque jour un peu plus… Jusqu’à exploser le 1er janvier 1954.

C’est le Nouvel an rouge...

Une vague d’attentats et d’assassinats frappe l’Algérie, et principalement le Constantinois. À cette insurrection, l’armée réagit par une répression brutale, digne de l’avant-guerre, comme si la France avait soudainement oubliée que le Monde avait aussi changé pour l’Algérie… Cela peut néanmoins s’expliquer car les premières actions ont non seulement frappées un territoire métropolitain, mais également étaient d’une sauvagerie qui n’aurait pas déplu aux Nazis. Elle est conduit par une mystérieuse organisation, qui se dénomme elle même FLN pour Front de Libération National et qui échappe même au contrôle des Indépendantistes originaux du Mouvement national algérien (Mouvement National Algérien) de Messali Hadj au point même que ses militants armés seront traqués par la branche armée du FLN, l’ALN ou Armée de Libération Nationale.

Alors que l’Algérie s’enflamme, les meilleures unités françaises sont encore engagées au Vietnam face aux unités du Viet-Minh. Pour sauver l’Algérie française, le gouvernement français est obligé d’annoncer le retrait de la plupart des unités présentes dans l’Ex-Indochine et de les limiter à la portion congrue. La « Vietnamisation » du conflit sera rapidement un échec. En effet, profitant du départ des Français et du soutien de l’Amérique, Ngo Dinh Diem organise un coup d’État qui aboutit à l’abolition de la Monarchie et à la mise en place d’une république avec lui-même à la présidence. Ce coup de force est « cautionné » par le peuple suite à un plébiscite qui voit plus de voix favorables que d’électeur dans le pays. Mieux, les régions tenue par le Viet-Minh ont également approuvés le référendum… Pétri de défauts, et n’ayant aucune qualité, le dictateur voit son Régime extrêmement corrompu chaque jour un peu plus perdre du terrain face aux Communistes, qui retrouvent grâce aux yeux du peuple, Hô étant un bien meilleur administrateur que l’incapable Diem. Sur le plan militaire, même désastre. Les généraux pro-français ayant préférés s’exiler avec leur empereur, ce sont des lieutenants, au mieux des colonels, bombardés du jour au lendemain généraux, qui se retrouvent à affronter le Napoléon indochinois, Giap…

Mais revenons à la politique française. Au moment du Nouvel an rouge, c’est le jeune et dynamique Jean Bichelonne, haut fonctionnaire sans partis élu à ce poste pour mettre un terme à une énième crise politique et ainsi faire barrage aux prétentions communistes mais surtout à la bien plus dangereuse car réaliste menace gaulliste (le nombre de députés du RPF a sensiblement augmenté suite aux élections législatives de juin 1952, passant à 157, créant une situation de blocage politique), qui est à la tête d’un cabinet de technocrates. Pis aller en attendant que l’on trouve une solution plus perenne, catastrophe à l’heure des périls.

Symbole de la déchéance de la IVème république, on apprendra par exemple des années plus tard ce que l’on soupçonnait déjà, à savoir qu’il était au courant des intentions américaines au Vietnam mais ne s’y était pas opposé, celui-ci préfère s’appuyer sur une caste de hauts-fonctionnaires plutôt que sur des institutions paralysées, qu’il ne cherche pas à réformer pourtant. Concernant l’Algérie, son seul mérite est de refuser d’appeler le contingent, estimant cela inutile, la révolte n’étant pas d’une ampleur suffisante pour appeler les jeunes Métropolitains à la guerre. Celui-ci annonce dès l’été 1954 l’ouverture de négociations avec le FLN ce à quoi le député gaulliste François Mitterrand lui rétorque en pleine assemblée.

« Monsieur le président du conseil, vous semblez oublier que l’Algérie c’est la France ! »

En effet, les Gaullistes s’agitent chaque jour un peu plus en profitant du conflit, et d’une armée qui se sent de plus en plus délaissée par le gouvernement. Certains militaires n’approuvant pas de surcroît la décolonisation en douceur conduite par la IVème république et sont mécontents de l’indépendance déjà accordée au Maroc et à la Tunisie, bien qu’elle est permis d’y éviter un scénario à l’algérienne et calmée les ardeurs des opposants les plus virulents à la France, désormais prêts à travailler avec elle, tel Ben Barka.

Se rendant en Algérie peu après avoir déclaré son intention d’ouvrir des négociations de paix pour dit-il « prendre connaissance de la nature de la situation », le président du conseil est bombardé de tomates par la foule puis giflé par un jeune algérois que les militaires, chargés de la sécurité, ont laissé passer, lors d’une visite au monument aux morts d’Alger pour l’anniversaire de l’appel du 17 juin 1940. Le cordon de protection était commandé par le sous-lieutenant Pierre Lagaillarde…

Bichelonne n’est évacué que de justesse par les GMR, issus de Métropole et arrivés in-extremis, et parvient à échapper à la foule en colère.

Lagaillarde, se rendant compte qu’il n’y a plus de retour en arrière possible pour lui, et dont il sait qu’il sera soutenu par la foule bouillonnante, prend la parole (ironiquement, avec le micro initialement destiné à la présidence) et appelle à l’insurrection et à la création d’un comité du Salut Public pour sauver l’Algérie française face au « Lavaliste capitulard » Bichelonne.

« Soit vous nommer de Gaulle à Matignon, soit nous sautons sur Paris ! » Conclue-t-il, référence sans doute à son statut de parachutiste.

Puis prenant la tête de la foule, il se dirige vers le gouvernement général, résidence du gouverneur de l’Algérie fraîchement nommé Marcel Peyrouton, qui n’a que le temps de fuir, les troupes envoyés stopper les insurgés se ralliant systématiquement à eux.

Du haut du balcon du gouvernement général, Lagaillarde, rejoint par le commandant de l’armée française en Algérie, Alphonse Juin et son second, le général Jacques Massu, réitère son appel à la formation d’un gouvernement d’union nationale avec le général de Gaulle à sa tête. Juin est nommé à la tête du fameux comité de Salut public destiné à diriger l’Algérie française en attendant que les requêtes des insurgés soient acceptées, de gré ou de force (en sautant sur Paris).

La France est au bord de la guerre civile.

Or, il s’avère que le mandat de sept ans du président Monnerville est sur le point de s’achever. Serait-ce là la solution ? Le pauvre chef de l’État risque d’être sacrifié sur l’autel de la paix civile après avoir passé sept ans à inaugurer les chrysanthèmes… Pourtant, l’ancien marin de la flotte française durant la guerre, le premier chef d’État de couleur d’une puissance européenne, le petit-fils d’esclave, est prêt à tendre son cou au couperet pour sauver sa patrie…

Le 20 juin 1954, il annonce à la télévision, sa démission et appelle ouvertement à ce que l’Assemblée nationale élise en son lieu et place le Général.

Néanmoins, sa carrière politique n’est absolument pas terminée. Disposant d’un capital politique énorme, et d’un grand prestige pour avoir fait preuve de raison et d’honneur, il conduira désormais une opposition constructive au Gaullisme à la tête de la gauche non marxiste. Car en effet, De Gaulle est élu dans la foulée président de la république et, ne se souciant que peu des règles démocratiques, il dissout immédiatement l’Assemblée nationale avant de nommer Jacques Soustelle premier ministre et ce, après avoir obtenu les pleins pouvoir constituants... L’âme damnée du Général, François Mitterrand, devient lui ministre de l’intérieur. L’incompétence de Bichelonne lui a ouvert la voie, les menaces d’Alger ont fait le reste. De Gaulle se donne trois mois pour doter la France d’un Régime stable. Les insurgés désarment immédiatement.

Ils ne seront pas au bout de leur surprise…

De Gaulle se rend en Algérie dès son élection à la tête de l’État. Accueilli en héros, il ne prononce jamais pourtant les mots « Algérie française » mais annonce seulement qu’il n’y a « désormais plus qu’une catégorie d’habitants ».

« Je vous ai compris ! »

Prononce de Gaulle du haut du gouvernement général, sous les hourras d’une foule à la fois européenne et musulmane. Mais qui a-t-il compris ? L’histoire le montrera...

Les élections de juillet 1954 accorderont une majorité historique au RPF (majorité à laquelle appartiennent Pierre Poujade et un certain Jean-Marie Le Pen...), de quoi avaliser la constitution élaborée par Michel Debré, le ministre de la justice et prête dès le mois de novembre. Les Français, soulagés d’avoir éviter le pire, et plein d’espoirs en l’avenir, avalisent le projet par référendum en janvier 1955.

Seuls les Communistes, mécontents de n’avoir pu profiter de la crise algérienne pour s’emparer du pouvoir, attaquent pour l’instant avec force le nouveau Régime. Au premier ministre Soustelle, un député du PCF hurle dans l’hémicycle « 18 Brumaire, 18 Brumaire ! » ce à quoi le chef du gouvernement rétorque « Monsieur le député. La France a eu son 18 Brumaire. Vous, vous aurez toujours le 23 Août... ».

Cependant, il y a encore une guerre en Algérie. De Gaulle va-t-il opter pour la guerre à outrance ? Va-t-il plus discrètement que Bichelonne entamer des pourparlers ? Et d’ailleurs pour quelle projet politique ? « L’Algérie de papa » ?, une solution confédérale comme le rêve Camus ? Pour une séparation dans l’interdépendance ?

De Gaulle n’a pas le temps de tergiverser. Le FLN, pensant qu’il perd la main avec l’arrivée au pouvoir de celui qu’ils pensent être un Ultra de l’Algérie française prépare la suite des opérations...

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Message par DemetriosPoliorcète Mer 11 Jan - 9:27

Hâte de lire la suite!

Le Etats-Unis risquent bien d'avoir à combattre au Vietnam, finalement...
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Message par Collectionneur Mer 11 Jan - 10:40

François Mitterrand Gaulliste LFC : Guerre froide - Page 2 1f605

Avec plus tard Chirac premier ministre socialiste si je me rappelle bien ?
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Message par LFC/Emile Ollivier Mer 11 Jan - 10:57

Exact. Ils sont moins hypocrites LFC
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Message par Thomas Mer 11 Jan - 18:03

La tournure que prend la politique française en lien avec la crise algérienne est très intéressante.
Je me demande aussi ce qui va se passer au Vietnam. Effondrement au profit des communistes ou guerre totale des Américains ?

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Message par LFC/Emile Ollivier Hier à 15:36

Chapitre 10 : Eden aux enfers

« La pauvreté n'est pas une honte, mais c'est l'exploitation des peuples qui l'est. Nous reprendrons tous nos droits, car tous ces fonds sont les nôtres, et ce canal est la propriété de l'Égypte (…) J'assigne aujourd'hui l'accord du gouvernement sur l'établissement de la Compagnie du Canal. »
Nasser annonçant à la radio la nationalisation du Canal de Suez.

Ce que Nasser ne dit pas à la radio c’est qu’il s’est secrètement entendu avec la France du Général de Gaulle en vue d’une indemnisation, concernant la partie française des parts du canal uniquement, le Royaume-Uni s’étant montré intransigeant et tentant même à plusieurs reprise de déstabiliser le Régime égyptien.

Londres décide dès lors de passer à l’option militaire.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne tentait de sauver ce qui pouvait l’être au Middle-East en s’appuyant non plus sur une administration plus ou moins direct, mais de plus en plus sur des États indépendants sur le papier mais en réalité clients. Le jusqu’au-boutisme churchillien avait en effet littéralement échoué aux Indes et n’avait fait que faciliter l’ascension au pouvoir de Bose…

Eden avait donc décidé d’abandonner l’idée d’une politique de gestion directe dans la région au profit d’une politique conduisant à la mise en place de protectorats qui ne disaient pas leurs noms… Déjà même sous Churchill, le soutien à la mise d’une monarchie idrisside en Libye avait donné à Londres un allié de poids en Afrique du nord.

Cette politique de domination indirecte n’était d’ailleurs pas en contradiction avec la mentalité britannique…

En Iran par ailleurs, trois ans auparavant, le MI6 en parfaite intelligence avec la CIA obtenu le renversement du premier ministre iranien nationaliste Mohammad Mossadegh que les Anglo-saxons considéraient comme une menace car pour eux trop proche des communistes en fait indépendant.

Cela avait marché en Iran, cela marchait en Malaisie où la répression impitoyable de la guérilla communiste portait petit à petit ses fruits, cela marchera en Égypte…

L’Égypte nassérienne a, du fait de l’intransigeance occidentale, choisie par défaut la voie pro-soviétique, n’ayant pas d’autres choix et, au final, y trouvant son intérêt. Le projet du canal d’Assouan est financé rubis sur ongle par Moscou, il permettra la croissance de l’économie égyptienne, la socialisation de l’économie égyptienne fait d’ailleurs de l’URSS un allié plus logique que l’Amérique conservatrice d’Hoover pour le Raïs. Équipée par l’URSS, l’armée égyptienne monte chaque jour un peu plus en puissance tandis que la corruption diminue sans pour autant disparaître. Il faut dire qu’il est difficile en ce domaine de faire pire que Farouk...

L’Angleterre d’Anthony Eden, dans un premier temps favorable à une opération conjointe aux côtés des Français, frappés au cœur par le FLN, organisation notoirement soutenu par Nasser. Pourtant ses derniers, sous l’égide du Général, refusent l’offre. De Gaulle a bien compris que l’heure n’était plus à la diplomatie de la canonnière… Le Royaume-Uni agira seul, avec semble-t-il l’accord tacite de Washington, qui fournit d’ailleurs des renseignements sur les positions égyptiennes. Le soutien secret de Washington devant tenir le péril soviétique à distance. D’autant que l’opinion occidentale a de nouveau été montée contre le communisme par la répression féroce de Budapest par les nouveaux maîtres de l’URSS.

Enfin, l’Angleterre se tourne vers l’allié de la France dans la région, Israël, ravie à l’idée du futur écrasement du Raïs. Israël déclenchera une invasion du Sinaï et de Gaza, possessions égyptiennes, qui non seulement servira de prétexte au débarquement des paras britanniques, mais également permettra d’anéantir les bases des Fedayins palestiniens. De plus, depuis l’année précédente, Nasser bloque le détroit de Tiran, seul possibilité d’accès au port Israélien d’Eilat au nord du golfe d’Aqaba. La conquête du Sinaï permettra à l’État hébreu de mettre un terme au blocus. Enfin, l’armée égyptienne se renforce chaque jour un peu plus grâce à l’aide soviétique. Ainsi, pour Tel-Aviv, cela semble être la dernière fenêtre d’opportunité pour écraser l’Axe Le Caire-Damas en frappant à sa tête.

Le but des deux alliés est soit de favoriser un coup d’État d’une équipe moins défavorable aux intérêts occidentaux, soit de ramener Farouk sur son trône.

Reste à savoir quelle sera la position des États arabes de la région. Londres pense pouvoir compter sur la neutralité, si ce n’est le soutien, des monarchies hachémites jordaniennes et irakiennes. Concernant la Syrie, Israël maintiendra des troupes en posture défensive le long de la frontière, Damas étant le principal allié du Caire au Levant.

Le lundi 29 octobre 1956, Israël déclenche son offensive contre l’Égypte et, après 6 jours de durs combats, réussit à s’emparer du Sinaï en dépit de la résistance féroce des troupes de Nasser.

Londres appelle alors au cessez-le-feu et ordonne aux belligérants de se retirer chacun à 16 km du canal de Suez. Israël accepte, Nasser refuse avec force. Le lendemain, lundi 5 novembre, la Royal Air Force déclenche une série de frappes sur l’Égypte et dès le 6, les parachutistes anglais, partis de Chypre, s’emparent de Port-Saïd, à l’embouchure nord du canal.

Mais déjà, il apparaît clair que la situation vire à la catastrophe pour Londres. Dès le 30, la Syrie a déclaré la guerre à l’État hébreu, bloquant au nord de nombreuses troupes israéliennes. Pis, le roi Talal de Jordanie prononce devant un parlement enthousiaste, un discours enflammé où il dénonce l’agression israélienne et appelle à l’union des Arabes. Si son armée n’entrera pas en guerre, il met à bas l’influence britannique dans le pays et fera fermer les bases de la RAF dans son royaume. Entre temps, l’Irak de Nouri Saïd considérant ce discours comme une « trahison », ordonne à l’armée irakienne d’envahir le petit royaume.

La force d’invasion est commandée par le général Abdel Karim Kassem. Un bien mauvais choix. Celui-ci, à la tête d’un très nassérien « Comité des officiers libres » et soutenu par le Baas et les Communistes marche non pas sur Amman mais sur le palais royal de Bagdad où il massacrera le premier ministre Nouri Saïd, le roi Fayçal II et leurs familles et fait proclamer la république.

La situation tourne à la déconfiture politique pour Londres, mais bien que l’armée anglaise triomphe sur le terrain (l’armée marche sur Le Caire où Nasser s’apprête à conduire la dernière bataille), Eden n’en a pas finit de boire le calice jusqu’à la lie… En effet, au lendemain de l’élection présidentielle américaine, qui voit l’administration démocrate Hoover, soutien de l’intervention, écrasée par la candidature républicaine Nixon, l’administration du président élu, face à la menace nucléaire brandie par les généraux soviétiques, fait retourner sa veste à la politique étrangère américaine vis à vis de Londres et appelle à un cessez-le-feu, tout en conduisant une violente attaque sur la Livre Sterling. Eden, ordonne peu après le retrait de son armée, remplacée rapidement par des casques bleus.

Nasser, et la ligne pro-soviétique, triomphent et sont au zénith de leur popularité face au bloc des monarchies pro-occidentales et principalement la monarchie libyenne, qui apparaît directement menacée. Un autre État sera bientôt directement touchée par la crise issue de l’ascension de Nasser, le Liban, victime de ses fractures confessionnelles…

À l’inverse, Eden démissionne en janvier 1957, remplacé par le francophile lui aussi Harold Macmillan. Cependant, cette francophilie n’empêche pas les Britanniques de préférer le « Grand large » à l’Europe.

Plus discrètement, Nasser paiera effectivement les sommes promises au gouvernement français et imposera au FLN la fin de sa campagne de terreur sur le sol métropolitain, qui d’ailleurs, est un échec politique, celui-ci perdant nombre de ses soutiens, en France comme à l’extérieur, tandis que ses bases en Algérie même sont mis à mal par les campagnes de l’armée française. Mieux, le Raïs s’engage secrètement à soutenir la troisième voie voulue par de Gaulle entre Algérie française et rupture complète et totale entre les deux nations.

Reste à en savoir la nature et à faire face aux inévitables oppositions, à commencer au sein de la droit gaullienne. Mais c’est une autre histoire.

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Message par Collectionneur Hier à 16:30

Merci, le ''repli a l'est de Suez'' de l'empire britannique aura lieu en avance....

Une lettre oubliée dans la toute dernière phrase : la droit .. gaullienne
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Message par LFC/Emile Ollivier Hier à 16:38

Salut Collectionneur,

En fait non la même année ici. C'est juste que de Gaulle est revenu plus vite LFC. Smile
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Message par Rayan du Griffoul Hier à 19:17

Joli jeu de mot du titre
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Message par DemetriosPoliorcète Hier à 19:44

Le barrage plutôt que le canal d'Assouan je suppose Wink

Excellent chapitre, hâte de voir la suite.
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Message par LFC/Emile Ollivier Hier à 20:14

Oups, oui effectivement Demetrios 😅
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