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Message par LFC/Emile Ollivier Dim 4 Aoû - 16:42

Echec au Putsch




Juillet 1944 : Le Reich millénaire craquait de toute part. À l’Est, les armées de Staline, écrasant au passage le groupe d’armée du Centre, se ruaient sur la Vistule. Dans les Balkans, le jeune roi Michel de Roumanie avait finalement cédé aux sirènes de la Résistance, jeté en prison Antonescu et ouvert le front aux Soviétiques qui ne s’était pas fait prier pour… se ruer sur la Bulgarie et la Yougoslavie !

À l’Ouest, les Alliés occidentaux avaient débarqués en Normandie, à la stupeur du commandement allemand qui s’attendait à un assaut soit dans le Pas de Calais, soit en Provence, et avaient finalement réussis à crever le front allemand pour foncer sur Avranches, et, au-delà, la Bretagne.

Il fallait donc agir vite pour mettre un terme à la boucherie.

La Résistance aristocratique et militaire allemande se décida à agir, grâce à l’action héroïque et au charisme de Claus von Stauffenberg, et déclencher l’opération Walkyrie. Un coup d’État anti-nazi.

L’officier se porta volontaire pour poser la bombe qui assassinera le Führer. Rendu borgne lors d’un bombardement allié en Sicile, il avait été affecté, auprès du commandant de l’armée de réserve, Friedrich Fromm, comme chef d’état-major, ce qui lui offrait une grande proximité avec Hitler.

Le 20 Juillet 1944, il est convoqué à une réunion inopinée à la tanière du loup de Rastenburg, en Prusse-orientale.

Porteur de 2 charges explosives, il réussit à la déposer dans la salle de réunion où se réunit Hitler et 24 des plus hauts gradés de l’armée du IIIème Reich.

Tous sont foudroyés par l’explosion tandis que le courageux colonel parvient à s’éclipser et à rejoindre Berlin où il apprend, qu’en l’absence d’une information fiable concernant la mort du Führer, Walkyrie n’a toujours pas été déclenchée !

Contre-temps fatal. Cette absence d’initiative associée au fait que les conjurés s’appuient sur certains fanatiques du Nazisme, comme Otto-Ernst Remer, commandant de la garnison de Berlin, sera la cause de l’échec final du putsch.

C’est d’ailleurs Remer qui, venu au départ pour arrêter le ministre de la propagande Joseph Goebbels, est finalement « retourné » par ce dernier qui le convint qu’il a été « dupé » par ceux-là mêmes qui ont assassinés le Führer.

Il se met alors à la disposition du ministre pour mener la contre-attaque. Remer rallie un certain nombre d’officiers « loyalistes » et fait arrêter les conjurés regroupés au Bendlerblock.

Goebbels prend le commandement de la contre-insurrection dans toute l’Europe et annonce que les ordres donnés précédemment ne sont que des foutaises émises par ceux qui ont tués Hitler.

Carl-Heinrich von Stülpnagel et Hans von Boineburg-Lengsfeld, respectivement commandant des forces d’occupation allemande en France et commandant militaire de Paris décident, notamment, de suspendre l’arrestation massive prévues des dirigeants SS dans la capitale française.

Le futur « sauveur de Paris » sera ainsi toujours à sa place pour empêcher le massacre de la résistance et la destruction de la ville par l’armée de Goebbels, devenu maître de l’Allemagne nazie, avant l’arrivée des Alliés.

Haï en RFA, Adenauer lui préférant notamment Guderian pour forger la nouvelle armée allemande, il sera en revanche reconnu comme un héros en France et œuvrera à la réconciliation entre les 2 nations. Jean Bichelonne, devenu président du conseil dans les années 50, en fera son médiateur pour négocier avec le chancelier ouest-allemand après lui avoir remis la Légion d’Honneur.

Les conjurés sont immédiatement jetés en prison par Remer et ses hommes.

Ils feront l’objet d’un odieux procès présidé par l’ordurier juge Roland Freisler et tous finiront pendus à un crochet de boucher (dont Rommel).

Sans doute l’Allemagne et son peuple n’étaient pas prête à admettre leur défaite et que la neutralisation de l'Allemagne en tant que menace passait par son anéantissement préalable...

En parallèle, Goebbels, qui n’a désormais plus aucune borne pour accomplir son programme personnel, purge largement l’armée de ses officiers aristocratiques au profit d’officiers politisés et bien moins compétents (et c’est peu dire) du point de vue militaire.

Si Rommel, lieutenant de von Kluge est pendu comme on l’a vu, ce dernier est également purgé par le nouveau chancelier et préfère se suicider plutôt que d’augurer le déshonneur d’une mise à mort. Son remplaçant est Walter Model, un officier on ne peut plus nazi.

Guderian, lui, devient commandant du Front de l’Est avant d’entamer plus tard, une brillante carrière dans la Bundeswehr.

Quant à l’Italie, c’est toujours Kesselring qui fixe les troupes alliées au nord de Rome.

Voici la clique d’officiers politiquement sûrs sur lesquels s’appuient Goebbels pour atteindre son rêve, l’Endsieg !
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Message par Thomas Dim 4 Aoû - 18:13

Finalement t'as opté pour un débarquement en Normandie plutôt qu'en Provence?!
Vu la configuration du conflit j’aurais plutôt bue un débarquement en Provence puis ensuite en Normandie ou dans le Pas-de-calais.

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Message par LFC/Emile Ollivier Dim 4 Aoû - 18:15

Oui, j'ai pensé à toi. Mais un débarquement en Provence étant très logique, les forces allemands y sont considérables.
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Message par LFC/Emile Ollivier Dim 4 Aoû - 18:52

Tu n'as pas "tiqué" au nom du président du conseil ?
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Message par Thomas Dim 4 Aoû - 20:15

Ah oui tiens en effet. Comment une raclure de bidet pareil peu finir à ce poste?

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Message par LFC/Emile Ollivier Dim 4 Aoû - 22:17

LFC n'est pas un monde parfait. Vulgaire technocrate, il suit simplement ici le cours de l'histoire et s'exile. Selon Wikipédia il travaillait pour Raoul Dautry. Donc ici, pas de collaboration pour lui.

PS : C'est un peu une sorte de Darlan.
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Message par PauL62 Lun 5 Aoû - 18:15

Emile Ollivier a écrit:Oui, j'ai pensé à toi. Mais un débarquement en Provence étant très logique, les forces allemands y sont considérables.


Je me demande pourquoi à la FTL, n'y ont-ils pas pensé avant de planifier le débarquement de Provence?...

À ce propos, Emile Ollivier, n'étais-tu pas un membre de ce forum? Il me semble qu'on ne t'y voit plus.
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Message par LFC/Emile Ollivier Lun 5 Aoû - 18:53

FTL, la France en exil est plus puissante que LFC. Elle s'est préparée 1 semaine plus tôt à s'exiler.

LFC c'est plus une armée de Vichy +.

Oui j'en suis membre mais je me consacre à LFC et ne veut pas prendre leurs idées en fréquentant le forum.
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Message par LFC/Emile Ollivier Mer 1 Avr - 20:27

Je proposerai bientôt la version mise à jour avec la survie d'Hitler.
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Message par LFC/Emile Ollivier Mer 8 Avr - 10:28

La chance du diable


Juillet 1944 : Le Reich millénaire craquait de toute part. À l’Est, les armées de Staline, écrasant au passage le groupe d’armée du Centre, se ruaient sur la Vistule. Dans les Balkans, le jeune roi Michel de Roumanie avait finalement cédé aux sirènes de la Résistance, jeté en prison Antonescu et ouvert le front aux Soviétiques qui ne s’était pas fait prier pour… se ruer sur la Bulgarie et la Yougoslavie !
À l’Ouest, les Alliés occidentaux avaient débarqués en Normandie, à la stupeur du commandement allemand qui s’attendait à un assaut soit dans le Pas de Calais, soit en Provence, et avaient finalement réussis à crever le front allemand pour foncer sur Avranches, et, au-delà, la Bretagne.

Il fallait donc agir vite pour mettre un terme à la boucherie.

La Résistance aristocratique et militaire allemande se décida à agir, grâce à l’action héroïque et au charisme de Claus von Stauffenberg, et déclencher l’opération Walkyrie. Un coup d’État anti-nazi.

Bien évidemment, les aristocrates conservateurs n’étaient pas les seuls allemands à résister aux Nazis. On comptait les communistes mais aussi des humanistes (comme les membres de la « Rose blanche », exécutés en 1943 pour avoir distribués des tracts anti-nazis). Le SPD ne résistait pas que par l’entremise du Comité de l’Allemagne libre d’Alger, Rudolf Hilferding disposait ainsi d’un important réseau d’informateurs au sein de l’Empire hitlérien. Il y avait aussi la résistance chrétienne, fondé sur ses principes moraux en total inadéquation avec les horreurs nazies.

Au sein de la résistance conservatrice, on compte le cercle de Kreisau, conduit par Helmuth James von Moltke, petit-fils d’Helmuth Johannes Ludwig von Moltke, le vaincu de la Marne.

Ironiquement, on compte dans les membres du cercle, Peter Yorck von Wartenburg, descendant Ludwig Yorck von Wartenburg, qui trahit au Napoléon au plus fort de la retraite de Russie, et Gottfried von Bismarck-Schönhausen, petit-fils du meurtrier de la France en 1870.

Membres du cercle, Carl Friedrich Goerdeler (ancien maire de Leipizig, l’un des rares à s’être ouvertement opposé aux Nazis après 1933) et le général Ludwig Beck s’en éloignent sur les principes. En effet, ils préconisent un coup de force contre les Nazis là où le cercle était, du moins au départ, surtout un lieu de réflexion.

Mais revenons en juillet 1944...

L’officier se porta volontaire pour poser la bombe qui assassinera le Führer. Rendu borgne lors d’un bombardement allié en Sicile, il avait été affecté, auprès du commandant de l’armée de réserve, Friedrich Fromm, comme chef d’état-major, ce qui lui offrait une grande proximité avec Hitler.

Le Führer avait déjà par le passé, échappé à de nombreuses tentatives d’assassinats. Les plus notables étant celles de Maurice Bavaud, un citoyen suisse, par balles et de Georg Elser, via l’usage d’une bombe, en ce qui concerne les actions individuelles. Pour ce qui concerne l’action de la résistance intérieure allemande, il faut noter l’action héroïque du colonel Rudolf-Christoph von Gersdorff, qui tenta, notamment via une tentative d’attentat-suicide, de tuer Hitler.

Le 20 Juillet 1944, von Stauffenberg est convoqué à une réunion inopinée à la tanière du loup de Rastenburg, en Prusse-orientale.

Porteur de 2 charges explosives, il réussit à la déposer dans la salle de réunion où se réunit Hitler et 24 des plus hauts gradés de l’armée du IIIème Reich.

Malheureusement, peu avant le déclenchement du détonateur, le dirigeant nazi est informé par un aide de camp que Goering veut lui parler en urgence par téléphone et interrompt la réunion.

La bombe explose mais Hitler n'est même pas blessé, du fait de son absence.

Quant aux autres…

Ils finissent tous foudroyés par l’explosion (on compte notamment Jodl et Keitel, le laquais d’Hitler, au nombre des victimes) tandis que le courageux colonel parvient à s’éclipser et à rejoindre Berlin où… il est immédiatement mis aux arrêts !

En effet, la tentative de renverser Hitler a échoué dès que la radio berlinoise eut retransmis un discours d'Hitler, en direct, déblatérant sa haine de « la clique d'officiers ambitieux » qui on tenté de le renverser, confirmant ainsi qu’il avait bel et bien survécu.

Pire, la tentative de putsch rate également car les conjurés se sont appuyés sur certains fanatiques du Nazisme, comme Otto-Ernst Remer, commandant de la garnison de Berlin.

C’est d’ailleurs Remer qui, venu au départ pour arrêter le ministre de la propagande Joseph Goebbels, est finalement « retourné » par ce dernier qui le convint qu’il a été « dupé » par ceux-là mêmes qui ont tenté d’assassiner le Führer en lui faisant écouter le discours enragé de celui-ci.

Il se met alors à la disposition du ministre pour mener la contre-attaque. Remer rallie un certain nombre d’officiers « loyalistes » et fait arrêter les conjurés regroupés au Bendlerblock tandis que Goebbels prépare un « comité d’accueil approprié » au porteur de la bombe...

Carl-Heinrich von Stülpnagel et Hans von Boineburg-Lengsfeld, respectivement commandant des forces d’occupation allemande en France et commandant militaire de Paris décident, en parallèle, de suspendre l’arrestation massive prévues des dirigeants SS dans la capitale française à l’écoute de la voix d’Hitler.

Von Stülpnagel, le futur « sauveur de Paris » sera ainsi toujours à sa place pour empêcher le massacre de la résistance, et la destruction de la ville, par les armées d’Hitler, avant l’arrivée des Alliés.

Les conjurés sont immédiatement jetés en prison par Remer et ses hommes.

Ils feront l’objet d’un odieux procès présidé par l’ordurier juge Roland Freisler et tous finiront pendus à un crochet de boucher (dont Rommel) par le bourreau du IIIème Reich, Johann Reichhart.

De toute façon, nul doute l’Allemagne et son peuple n’étaient pas prête à admettre leur défaite et que la neutralisation de l'Allemagne en tant que menace passait irrémédiablement par son anéantissement préalable comme le regrettera von Stülpnagel dans ses écrits.

Comme preuve, il y a le sort peu mérité réservé aux conjurés ayant survécus à la guerre, comme le général von Stülpnagel.

Haï dans la très conservatrice RFA, Adenauer lui préférant notamment Guderian pour forger la nouvelle armée allemande, il sera en revanche reconnu comme un héros en France et œuvrera à la réconciliation entre les 2 nations. Jean Bichelonne, devenu président du conseil dans les années 50, en fera son médiateur pour négocier avec le chancelier ouest-allemand après lui avoir remis la Légion d’Honneur.

Horst Karl von Einsiedel survivra peu de temps à la guerre. En effet, là où Staline s’appuie sur l’ancienne administration nazie pour sa RDA (« J’ai besoin de fonctionnaires obéissants » disait-il), se contentant de dénazifier intellectuellement mais pas physiquement, il ne pouvait laisser vivre cet esprit libre qui mourra à...Sachsenhausen, camp de la mort nazi réutilisé par les Russes !

Johannes Popitz. Libéré par l’armée rouge, il sera contraint par eux de diriger le Parti libéral-démocrate d'Allemagne, parti soumis au SED est-allemand.

D’autres s’en sortirent un peu mieux.

Harald Poelchau, lui, eu plus de chances. Il conserva des offices en tant que pasteur dans la très chrétienne RFA.

Alfred Delp fut de loin mieux récompensé. Il finira cardinal et œuvrera à la réforme catholique « Vatican II » et à l’ouverture œcuménique du pape Jean XXIII, autre juste parmi les nations.

Hans Lukaschek deviendra ministre des réfugiés du premier gouvernement Adenauer mais finira rapidement évincé.

Eugen Gerstenmaier sera président du Bundestag.

Carlo Mierendorff devra attendre d’avoir un âge vénérable pour devenir ministre des affaires étrangères de Willy Brandt. Il œuvrera à l’Ostpolitik du chancelier et à redorer l’image de l’Allemagne dans le monde. Il continuera la politique de réconciliation franco-allemande de Gerhard Schröder, ministre des affaires étrangères d’Adenauer dans les années 60 et sera un proche de Jean Sauvagnargues, ministre des affaires étrangères du président Monnerville.

Du côté des Nazis, Goering, lui, revient immédiatement en grâce. Son stupide coup de téléphone, qui sauva in extremis Hitler, lui rend de ce pas grâce aux yeux du Führer. « L’homme de la providence » redevient de suite un conseiller écouté puis son dauphin, après la « fuite » de Hess en août.
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Message par Thomas Mer 8 Avr - 11:41

Ils feront l’objet d’un odieux procès présidé par l’ordurier juge Roland Freisler et tous finiront pendus à un crochet de boucher (dont Rommel) par le bourreau du IIIème Reich, Johann Reichhart.
A moins que Rommel ai -contrairement à OTL- activement participer au putsh, peu de chance qu'il subissent ce sort. S'il doit être éliminé ce sera d'une manière comparable à OTL.

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Message par LFC/Emile Ollivier Mer 8 Avr - 11:44

Rommel n'est pas LFC l'héroïque maréchal qui a tenu tête aux Britanniques 2 ans en Libye. Certes, il a brillamment combattu en Albanie après le POD, mais le reste de sa carrière n'est pas aussi spectaculaire qu'IRL.

Organisation des défenses du flanc sud du Reich puis organisation du mur de l'Atlantique comme second de von Rundstedt à l'ouest.

Son seul exploit est la retraite réussie des troupes stationnées dans le sud-ouest de la France.
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Message par Thomas Mer 8 Avr - 11:48

Mais, est-ce que contrairement à OTL il a prit part au putsh?

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Message par LFC/Emile Ollivier Mer 8 Avr - 11:53

Aussi peu qu'IRL. Responsable mais pas coupable comme diraient les Inconnus. Laughing

Hitler n'a aucune raison d'épargner un général qui n'est pas le héraut héroïque de la nouvelle Allemagne qu'il est en réalité.
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Message par DemetriosPoliorcète Dim 2 Mai - 20:46

Je découvre cette version antérieure à côté de laquelle j'étais passé jusque là.

Je m'en inspirerais peut-être l'avenir dans un texte dont la lecture de ton texte, concomitante avec celle du classique de Ian Kershaw, "L'opinion allemande sous le nazisme, m'a donné l'idée: dans un univers proche de LFC, où l'Allemagne se serait retrouvée dans une situation critique bien plus tôt, l'élimination début 43 de Hitler et Himmler par des gradés de la Wehrmacht conduisent à une arrivée au pouvoir de Goering.

Celui-ci, pour mobiliser la population, mais aussi pour se rallier l'opinion face à ses nombreux ennemis au sein de l'appareil nazi, décide d'adopter la même attitude que Staline aux pires heures de Barbarossa: opérant une volte-face idéologique en évoquant, dans un discours radiodiffusé, la nécessité de défendre l'Europe chrétienne contre les hordes bolcheviques, et s'adresse en priorité aux groupes sociaux déçus par le nazisme, paysans et Mittelstand en priorité, et adopte une posture inspirée du conservatisme wilhelmien.

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Message par Amon luxinferis Lun 3 Mai - 11:37

LFC/Emile Ollivier a écrit:
La chance du diable


Juillet 1944 : Le Reich millénaire craquait de toute part. À l’Est, les armées de Staline, écrasant au passage le groupe d’armée du Centre, se ruaient sur la Vistule. Dans les Balkans, le jeune roi Michel de Roumanie avait finalement cédé aux sirènes de la Résistance, jeté en prison Antonescu et ouvert le front aux Soviétiques qui ne s’était pas fait prier pour… se ruer sur la Bulgarie et la Yougoslavie !
À l’Ouest, les Alliés occidentaux avaient débarqués en Normandie, à la stupeur du commandement allemand qui s’attendait à un assaut soit dans le Pas de Calais, soit en Provence, et avaient finalement réussis à crever le front allemand pour foncer sur Avranches, et, au-delà, la Bretagne.

Il fallait donc agir vite pour mettre un terme à la boucherie.

La Résistance aristocratique et militaire allemande se décida à agir, grâce à l’action héroïque et au charisme de Claus von Stauffenberg, et déclencher l’opération Walkyrie. Un coup d’État anti-nazi.

Bien évidemment, les aristocrates conservateurs n’étaient pas les seuls allemands à résister aux Nazis. On comptait les communistes mais aussi des humanistes (comme les membres de la « Rose blanche », exécutés en 1943 pour avoir distribués des tracts anti-nazis). Le SPD ne résistait pas que par l’entremise du Comité de l’Allemagne libre d’Alger, Rudolf Hilferding disposait ainsi d’un important réseau d’informateurs au sein de l’Empire hitlérien. Il y avait aussi la résistance chrétienne, fondé sur ses principes moraux en total inadéquation avec les horreurs nazies.

Au sein de la résistance conservatrice, on compte le cercle de Kreisau, conduit par Helmuth James von Moltke, petit-fils d’Helmuth Johannes Ludwig von Moltke, le vaincu de la Marne.

Ironiquement, on compte dans les membres du cercle, Peter Yorck von Wartenburg, descendant Ludwig Yorck von Wartenburg, qui trahit au Napoléon au plus fort de la retraite de Russie, et Gottfried von Bismarck-Schönhausen, petit-fils du meurtrier de la France en 1870.

Membres du cercle, Carl Friedrich Goerdeler (ancien maire de Leipizig, l’un des rares à s’être ouvertement opposé aux Nazis après 1933) et le général Ludwig Beck s’en éloignent sur les principes. En effet, ils préconisent un coup de force contre les Nazis là où le cercle était, du moins au départ, surtout un lieu de réflexion.

Mais revenons en juillet 1944...

L’officier se porta volontaire pour poser la bombe qui assassinera le Führer. Rendu borgne lors d’un bombardement allié en Sicile, il avait été affecté, auprès du commandant de l’armée de réserve, Friedrich Fromm, comme chef d’état-major, ce qui lui offrait une grande proximité avec Hitler.

Le Führer avait déjà par le passé, échappé à de nombreuses tentatives d’assassinats. Les plus notables étant celles de Maurice Bavaud, un citoyen suisse, par balles et de Georg Elser, via l’usage d’une bombe, en ce qui concerne les actions individuelles. Pour ce qui concerne l’action de la résistance intérieure allemande, il faut noter l’action héroïque du colonel Rudolf-Christoph von Gersdorff, qui tenta, notamment via une tentative d’attentat-suicide, de tuer Hitler.

Le 20 Juillet 1944, von Stauffenberg est convoqué à une réunion inopinée à la tanière du loup de Rastenburg, en Prusse-orientale.

Porteur de 2 charges explosives, il réussit à la déposer dans la salle de réunion où se réunit Hitler et 24 des plus hauts gradés de l’armée du IIIème Reich.

Malheureusement, peu avant le déclenchement du détonateur, le dirigeant nazi est informé par un aide de camp que Goering veut lui parler en urgence par téléphone et interrompt la réunion.

La bombe explose mais Hitler n'est même pas blessé, du fait de son absence.

Quant aux autres…

Ils finissent tous foudroyés par l’explosion (on compte notamment Jodl et Keitel, le laquais d’Hitler, au nombre des victimes) tandis que le courageux colonel parvient à s’éclipser et à rejoindre Berlin où… il est immédiatement mis aux arrêts !

En effet, la tentative de renverser Hitler a échoué dès que la radio berlinoise eut retransmis un discours d'Hitler, en direct, déblatérant sa haine de « la clique d'officiers ambitieux » qui on tenté de le renverser, confirmant ainsi qu’il avait bel et bien survécu.

Pire, la tentative de putsch rate également car les conjurés se sont appuyés sur certains fanatiques du Nazisme, comme Otto-Ernst Remer, commandant de la garnison de Berlin.

C’est d’ailleurs Remer qui, venu au départ pour arrêter le ministre de la propagande Joseph Goebbels, est finalement « retourné » par ce dernier qui le convint qu’il a été « dupé » par ceux-là mêmes qui ont tenté d’assassiner le Führer en lui faisant écouter le discours enragé de celui-ci.

Il se met alors à la disposition du ministre pour mener la contre-attaque. Remer rallie un certain nombre d’officiers « loyalistes » et fait arrêter les conjurés regroupés au Bendlerblock tandis que Goebbels prépare un « comité d’accueil approprié » au porteur de la bombe...

Carl-Heinrich von Stülpnagel et Hans von Boineburg-Lengsfeld, respectivement commandant des forces d’occupation allemande en France et commandant militaire de Paris décident, en parallèle, de suspendre l’arrestation massive prévues des dirigeants SS dans la capitale française à l’écoute de la voix d’Hitler.

Von Stülpnagel, le futur « sauveur de Paris » sera ainsi toujours à sa place pour empêcher le massacre de la résistance, et la destruction de la ville, par les armées d’Hitler, avant l’arrivée des Alliés.

Les conjurés sont immédiatement jetés en prison par Remer et ses hommes.

Ils feront l’objet d’un odieux procès présidé par l’ordurier juge Roland Freisler et tous finiront pendus à un crochet de boucher (dont Rommel) par le bourreau du IIIème Reich, Johann Reichhart.

De toute façon, nul doute l’Allemagne et son peuple n’étaient pas prête à admettre leur défaite et que la neutralisation de l'Allemagne en tant que menace passait irrémédiablement par son anéantissement préalable comme le regrettera von Stülpnagel dans ses écrits.

Comme preuve, il y a le sort peu mérité réservé aux conjurés ayant survécus à la guerre, comme le général von Stülpnagel.

Haï dans la très conservatrice RFA, Adenauer lui préférant notamment Guderian pour forger la nouvelle armée allemande, il sera en revanche reconnu comme un héros en France et œuvrera à la réconciliation entre les 2 nations. Jean Bichelonne, devenu président du conseil dans les années 50, en fera son médiateur pour négocier avec le chancelier ouest-allemand après lui avoir remis la Légion d’Honneur.

Horst Karl von Einsiedel survivra peu de temps à la guerre. En effet, là où Staline s’appuie sur l’ancienne administration nazie pour sa RDA (« J’ai besoin de fonctionnaires obéissants » disait-il), se contentant de dénazifier intellectuellement mais pas physiquement, il ne pouvait laisser vivre cet esprit libre qui mourra à...Sachsenhausen, camp de la mort nazi réutilisé par les Russes !

Johannes Popitz. Libéré par l’armée rouge, il sera contraint par eux de diriger le Parti libéral-démocrate d'Allemagne, parti soumis au SED est-allemand.

D’autres s’en sortirent un peu mieux.

Harald Poelchau, lui, eu plus de chances. Il conserva des offices en tant que pasteur dans la très chrétienne RFA.

Alfred Delp fut de loin mieux récompensé. Il finira cardinal et œuvrera à la réforme catholique « Vatican II » et à l’ouverture œcuménique du pape Jean XXIII, autre juste parmi les nations.

Hans Lukaschek deviendra ministre des réfugiés du premier gouvernement Adenauer mais finira rapidement évincé.

Eugen Gerstenmaier sera président du Bundestag.

Carlo Mierendorff devra attendre d’avoir un âge vénérable pour devenir ministre des affaires étrangères de Willy Brandt. Il œuvrera à l’Ostpolitik du chancelier et à redorer l’image de l’Allemagne dans le monde. Il continuera la politique de réconciliation franco-allemande de Gerhard Schröder, ministre des affaires étrangères d’Adenauer dans les années 60 et sera un proche de Jean Sauvagnargues, ministre des affaires étrangères du président Monnerville.

Du côté des Nazis, Goering, lui, revient immédiatement en grâce. Son stupide coup de téléphone, qui sauva in extremis Hitler, lui rend de ce pas grâce aux yeux du Führer. « L’homme de la providence » redevient de suite un conseiller écouté puis son dauphin, après la « fuite » de Hess en août.

On dirait pas le même texte que échec au putsch:?:

Amon luxinferis

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Message par LFC/Emile Ollivier Lun 3 Mai - 16:41

Salut Amon,

Oui je reprends souvent mes précédents textes pour proposer une "mise à jour" Wink
LFC/Emile Ollivier
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Message par Amon luxinferis Mer 5 Mai - 21:21

ok

Amon luxinferis

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