Le règne des Géants, légendes, mythes, étranges découvertes archéologiques.

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Le règne des Géants, légendes, mythes, étranges découvertes archéologiques.

Message par Anaxagore le Mer 6 Avr - 11:01

Des Géants et des hommes

Première partie : Eléments de réponse


Moyen-orient :

   Les plus anciennes traces historiques des Géants viennent de cette région, plus précisément de l’Irak actuelle. 3 300 ans avant notre ère, une civilisation stupéfiante fleurissait dans le delta du Chott-el-Arab, les Sumériens. Qui étaient donc ces ancêtres au savoir exceptionnel ? Quel événement surprenant a-t-il transformé ce peuple nomade en bâtisseur d’empire ? Leur civilisation pourtant ancienne était déjà au fait de connaissances qui surprennent nos contemporains. Le monde sumérien, essentiellement urbain, était constitué d’une douzaine d’états centrés sur des cités fortifiées. Une urbanisation qui se bâtissait autour de deux pôles. D’un côté, le temple flanqué d’une massive ziggourat symbolisait le pouvoir des dieux. De l’autre, le palais représentait la puissance d’un roi guerrier en lutte de manière continuelle contre les autres villes et les barbares. L’invention de l’écriture –souvent attribuée aux Sumériens- fait de leur pays le berceau de la civilisation. Comme nous l’apprend l’Epopée de Gilgamesh, ils ont créés le premier régime représentatif à deux chambres. Ils ont également bâtis les premières écoles.
   Eux-mêmes ne prétendaient n’avoir rien découvert de tout cela. A leurs yeux, il s’agissait d’un legs. Ils auraient été enseignés par les Hamounakis, les Géants descendus du ciel. Un sceau nous renseigne sur leur apparence. S’ils sont vêtus comme les Sumériens aplatis à leur pied, ils mesurent bien le double de leur taille.

   L’histoire des Géants ne s’arrête pas là, bien sûr. Leurs traces sont visibles ailleurs. La Bible (Genèse 6.4) mentionne les Géants qui parcouraient la Terre au commencement du monde. Cette race se révélera un échec. Selon la Kabbale, le Dieu foudroyant noya 409 000 Géants dans les eaux du déluge. Mais tous ne moururent pas. La Bible parle des survivants et des demi Géants, héros de l’antiquité. D’abord le roi Nemrod, grand chasseur devant l’Eternel, puis Goliath le Philistin, le voleur de l’Arche d’Alliance, que David défit grâce à sa fronde. A 5 Km du site de ce combat mythique entre le Géant et le futur roi d’Israël, se trouve un tumulus qui est attribué à Goliath. Les dimensions du Gilgal Refaïm laissent rêveur.

Sa hauteur est de vingt-cinq mètres pour cent cinquante cinq de diamètre. Cinq cercles concentriques d’imposantes pierres levées entourent le tumulus proprement dit. La salle sous voûte est si haute qu’un homme adulte pourrait y tenir debout. Le poids total du monument est estimé à trente sept mille tonnes

  La Bible nous renseigne sur l’apparence de Goliath : « Un homme sortit alors du camp des Philistins et s’avança entre les deux armées. Il se nommait Goliath, il était de Gath, et il était d’une taille de six coudées et un empan (près de trois mètres). Sur sa tête était un casque d’airain, et il portait une cuirasse à écailles du poids de cinq mille sicles d’airain(1). Il avait aux jambes une armure d’airain, et un javelot d’airain entre les épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand (2) et la lance pesait six cent sicles de fer . » 1 Samuel 17. 4 à 7  
  Il y a d’autres lieux aussi imposants en Israël, comme les mégalithes de Gil-Gal construit il y a 4 à 5 000 ans. Comme Stonehenge, auquel il ressemble, cet ouvrage de la préhistoire passe pour avoir été bâtis par des Géants. Lesquels ? C’est les Écritures qui donnent l’explication. Ces constructions surdimensionnées seraient l’œuvre des Réphaïms. C’étaient des Géants comme le montre le lit de fer de Hog, roi de Bashan, leur dernier descendant. Cette couche  était longue de neuf coudées et large de quatre (Deutéronome 3.11). Enfin, le dernier descendant, pas si sûr. Lorsque Moïse envoie des éclaireurs reconnaître le chemin vers la terre promise ceux-ci reviennent fort dépités. « Et nous y avons vu les Géants, enfants d’Anak, de la race des Géants : nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles (Nombres 13.33). »
   Jusqu’à ces dernières années, l’existence de ce peuple de Géant n’était attestée que dans la Bible. Des découvertes et des redécouvertes sont en passes de changer la vision que nous avons de ce texte. En 2004, Jonathan Tubb du British Muséum a ouvert une campagne de fouille à Tell es-Sa’idiyeh sur le Jourdain. Le cimetière de l’antique cité livra sept squelettes d’individus de 1,85m à 1,90m. Des personnes de grande taille selon notre point de vue. Pour les Juifs de cette époque, du haut de leur 1,55m de moyenne, il s’agissait de véritables géants. Nous n’avons pas là un cas isolé. Gath, la ville d’origine de Goliath, a également laissé un cimetière où auraient été inhumés des quidams surdimensionnés eut égard aux normes du treizième siècle avant J.C.  

   D’autres textes évoquent la présence de grands individus dans cette région du monde. Un papyrus égyptien du douzième siècle avant notre ère mentionne la tribu des « Sashou », de féroces brigands originaires de Megiddo, la cité des Géants. Toujours en Egypte, à Abou Simbel, on trouve une fresque qui rappelle la campagne de Ramsès II en Palestine. Dans un coin, on trouve deux Géants accroupis, gardés par des surveillants égyptiens. Un sceau du Moyen Orient montre également la décapitation d’un Géant au cours d’une bataille.
   Quant aux Réphaïms, que l’on croyait propres à l’imaginaire hébreu, ils se trouvent crédités d’une historicité certaine grâce aux tablettes de la ville d’Ugarit. En effet, ces inscriptions les évoquent comme étant de très anciens rois guerriers qui furent divinisés après leur mort. Des représentations de ces ancêtres divins nous sont parvenues grâce à l’art ugarite. On y voit des individus porteurs d’ailes comme les divinités assyriennes et dotés de six doigts. Ce dernier point est à mettre en relation avec le psaume 21.20 du deuxième livre de Samuel: « Il y eut encore une bataille à Gath. Il s’y trouva un homme de haute taille, qui avait six doigts à chaque mains et à chaque pieds, vingt-quatre en tout, et qui était aussi issu de Rapha ». On peut imaginer que cette représentation de doigts supplémentaires symbolise une dextérité accrue. Néanmoins, il peut bel et bien s’agir d’une déformation réelle. La découverte d’une momie égyptienne dotée de cette même anomalie démontre bien qu’elle existe depuis toujours.  C’est encore à Gath qu’apparaît une inscription sur une jarre. De droite à gauche, on y lit R( ?)PA, probablement le nom de son propriétaire, un certain Rapha.
    Voilà donc le mystère des Réphaïms, ces Géants de l’Ancien Testament, éclairci. Mais était-ce réellement ce que nous appellerions des Géants ? La taille exagérée que l’on prête à Goliath semble bien être une erreur de copiste. La version du premier livre de Samuel trouvée parmi les manuscrits de la Mer Morte lui donne une taille plus vraisemblable de près de deux mètres. Les écrits de l’historien juif Flavius Josèphe mentionnent Goliath comme un homme d’un mètre quatre-vingt-dix-sept.  
   On ne saurait quitter le Moyen Orient sans passer par le Liban, plus exactement par Balbek.

 Quel fabuleux monument que celui-ci ! Balbek, ou plus précisément Héliopolis, est un complexe de temples dévolus à la triade Jupiter héliopolitain, Mercure héliopolitain et Vénus héliopolitainne. Un quatrième temple, plus petit, est généralement interprété comme étant destiné à Bacchus héliopolitain. Ceci, bien qu’il ne reste pour toute preuve que des frises à base de guirlandes, de sarments de vigne et de pavots. Le terme Balbek, généralement utilisé pour désigner Héliopolis, vient de l’ancien phénicien Baal (dieu du tonnerre que les Romains ont assimilés à Jupiter) et beck, mot désignant la source. Cependant, c’est le gigantisme inégalé des temples qui fait la grandeur du lieu. Le podium du temple de Jupiter est haut de douze mètres, entièrement fait de blocs de plusieurs tonnes. Son pourtour était fait de cinquante colonnes de vingt tonnes chacune. Quant au vestige le plus surprenant, il s’agit du trilithon, trois colonnes encore debout soutenant autant de mégalithes de deux cent tonnes chacun.  Un ingénieur américain qui s’y rendit eut ces mots célèbres : « Il a fallut attendre le vingtième siècle pour que les hommes construisent des engins capables de soulever des rochers pareils. On ne les trouve qu’à Cap Kennedy, ce sont les instruments de levage des fusées Titan. » Certaines pierres sont  si grosses que l’on a renoncé à évaluer leur poids. Mais, pourtant, ces blocs monstrueux viennent d’une carrière à 8 Km de là et ont été assemblés à 9 m du sol. Si encore l’ouvrage serait grossier… Non, tout a été assemblé avec une telle précision que l’on ne pourrait glisser une feuille de papier entre deux blocs.
   Les légendes locales racontent que les Géants auraient édifiés ce monument pour le compte du roi Nemrod.
    La réalité est moins spectaculaire. L’origine de ces temples démesurés ne s’explique ni par la magie, ni par d’hypothétiques Géants, encore moins par des extraterrestres. La réalisation de cet ouvrage a nécessité deux cent cinquante ans et le travail quotidien d’une dizaine de milliers d’esclaves arqués sur des systèmes de palans, de treuils et de cabestans. Une œuvre pourtant restée inachevée, abandonnée lorsque l’Empire Romain renonça au paganisme. Pour édifier cette gigantesque œuvre de prestige, il fallut créer des machines qui permettaient une importante multiplication des forces. Des engins monstrueux virent le jour, des roues qui nécessitaient parfois jusqu’à cinq cent esclaves pour les actionner. Lorsque cela ne suffisait pas, on les monta en série. Pour faciliter la traction et l’élévation des mégalithes, des rampes d’accès ou des chaussées furent également construites.
   Cette vérité archéologique est inscrite dans la pierre même des mégalithes. Les murs effondrés ont libérés des blocs marqués par les palans utilisés pour les hisser jusqu’aux positions choisies par les maîtres d’œuvres.

Europe :

   C’est dans les îles britanniques que les légendes sur les Géants sont les plus tenaces. On dit qu’aux temps anciens l’Angleterre était peuplée de Géants, elle s’appelait alors Albion. Après la chute de Troie, un héros nommé Brutus les extermina. Il n’en laissa qu’un seul en vie : Gogmagog. Encore ne le resta-t-il pas très longtemps, il fut tué par le roi Cornélius qui le précipita au bas d’une falaise au cours d’un combat. Quel homme stupéfiant que ce Cornélius ! Soulever à bout de bras un Géant de trois mètres cinquante !
  Cette légende prête à sourire. Les noms même de Gogmagog, de Brutus et de Cornélius donnent au récit une origine chrétienne et romaine. Une histoire récente à l’échelle des temps. Cependant, comme tous les mythes créés à la veillée, on ne fit que transcrire des éléments plus anciens.
  En Irlande, des moines fixèrent par l’écris des mythes issus de la nuit des temps. Des histoires transmises de barde en barde, apprise par cœur au vers près. La razzia des bœufs, le combat de Cu Chulainn  et surtout la guerre des Géants.
  Pour résumer sommairement, autrefois, deux races de Géants se disputaient le monde. Il y avait d’abord les Tuatha De Dannan, les enfants de Danna (également appelée Dana, Anna, Anne, Annu, Dannu, la déesse de la terre des anciens celtes.) Ces Géants représentaient l’Ordre. Beaux, lumineux et créateurs, ils bâtirent des fortifications, des cercles de mégalithes dont la fameuse Danse des Géants de Stonehenge. Ils étaient en lutte contre les Formorés (ou Fomors, Fomorés, Fhor-Morés, Fhormoirans et autres variantes). Ces Géants représentaient le chaos, ils étaient laids, difformes, et ne rêvaient que de provoquer une éclipse totale en dévorant le soleil.
  Après des siècles de luttes meurtrières et sans résultats, une trêve fut conclue. Le roi des Tuatha donnerait sa fille au fils de Balor à l’œil unique, roi des Formorés. Ainsi fut dit, ainsi fut fait. De cette union naquit Lug, dieu des corbeaux, guide des chefs et des esprits éclairés, forgeron, sage, magicien, poète et guerrier.
  Malheureusement, les différents entre les deux races de Géants furent trop profonds. La guerre reprit donc. Choisissant le camp de sa mère contre celui de son père, Lug combattit les Formorés. Au cours de l’ultime bataille, Lug défia son grand-père Balor.

Alors que deux Formorés armés de longues spatules soulevaient la paupière unique du difforme Balor, Lug arma sa fronde. Si le regard de Balor s’était posé sur lui, il serait tombé en poussière. Cependant la fronde arracha l’œil qui, traversant le crâne du monstre, s’arrêta au milieu des Formorés rassemblés derrière leur roi. Le pouvoir meurtrier de Balor décima alors ses propres rangs.
  L’histoire aurait pu alors s’arrêter là, mais une troisième race de Géants apparut en Irlande. Les Fir-Bolgs (ou hommes foudres) exterminèrent les Tuatha survivants. Eux-mêmes n’eurent pas un meilleur sort. Ils finirent tués à leur tour par les Celtes qui débarquèrent sur l’île menés par une poignée de rescapés Tuatha. Devenus les Sidhes (prononcer shee) ou habitants des tertres, ils se seraient réfugiés sous la terre en attendant que passe l’âge des hommes.

   La Grèce regorge aussi d’histoires de Géants. De l’union du Ciel et de la Terre vint les Titans. Au nombre de six ( Japet, Cronos, Crios, Hypérion, Coeos, Océan) ils eurent pour sœur les six Titanides ( Thémis, Thétys,  Phœbé, Mnémosyne, Rhéa, Théia). Mais leur destin fut sinistre. Hypérion, le père du soleil, de l’aurore et de la lune, fut massacré par les autres Titans à cause de la beauté de ses enfants. Kraken fut tué par la tête de Gorgone que portait Persée. Atlas (fils de Japet et d’Océanide) fut condamné à porter le monde sur ses épaules tandis que Prométhée (fils de Japet et de Clyméné) était enchaîné à l’Oural (Hésiode, Théogonie 507-616). Cronos enfin détrôna son père Ouranos, qui le maudit. « Ta descendance se retournera contre toi comme elle s’est retournée contre moi ! » dit le Titan. C’est ainsi qu’un descendant des Titans, Zeus, vainquit son père Cronos avant de régner sur les dieux Olympiens. Cependant Zeus mena une lutte âpre contre les Titans malgré l’aide de Poséidon et de Hadès. Elle s’étendit sur dix longues années. La mythologie nomme ce conflit la Titanomachie (Hésiode Théogonie 617-735). La victoire revint finalement à Zeus grâce à l’aide des Hécatonshires et des Cyclopes. Les Titans survivants furent enchaînés dans le Tartare sous la garde des Hécatonshires. Les dieux grecs –descendants des Titans- étaient donc des Géants, comme les dimensions de la statue assise de Zeus à Olympie (12m de haut !) ou celle d’Athéna au Parthénon le prouvent (12 m aussi, mais la déesse aux yeux pers est représentée debout).
     Dans l’Odyssée, il est fait mention des Géants comme un peuple voisin des Phéaciens, gouvernés par Eurymédon. Les Géants étaient des monstres d’une taille démesurée dont les jambes étaient un grouillement de serpent. On dit qu’ils seraient nés du sang goûtant de la blessure qu’Ouranos aurait reçu de ses enfants. Grisés par leur propre puissance, les Géants furent pris du désir de conquérir l’Olympe. Cet événement est à l’origine de la guerre des Olympiens contre les Géants ou Gigantomachie. Pour les vaincre, Zeus dû faire appel à Prométhée et Héraclès. Ce dernier fit s’effondrer les montagnes que les géants accumulaient pour se lancer à l’assaut de l’Olympe. Vaincus, ils furent enterrés sous leurs débris. C’est, par exemple, la respiration d’Encelade qui fait trembler l’Etna.  
    Les Aloades ou géants de Phlégrae ne sont que vingt-quatre. Ce sont les fils de  Poséidon et d’Ephimédie. Les plus connus sont : Porphyrion, Ephialtès, Eurytos, Clytios, Mimas, Pallas, Eucélade, Polybotès, Hippolytos, Gration, Agrios, Thoas, Otos et Pronomos. Les légendes racontent qu’ils se développent d’une coudée (environ 50 cm) en largeur et d’une brasse (1,83 m) en hauteur chaque année. Leur force est irrésistible, ils sont horribles, laids, sales, repoussants, la chevelure emmêlée à leur barbe longue et hirsute. Leur plus grande particularité est qu’ils sont dotés d’une queue reptilienne. Leur royaume, Phlégrae, est une plaine aride alternée avec des amoncellements de rocs. Dans ces rochers se trouvent de nombreuses cavernes qui mènent au palais des Aloades. Il s’agit d’un réseau complexe de grottes aboutissant à des pleuroirs. Les pleuroirs sont des grottes aux plafonds couverts de stalactites qui secrètent un liquide semblable au sang. Dans leur chute, les gouttes se transforment en bille emprisonnant un fantôme. Au combat, les Aloades projettent ces billes sur leurs adversaires. Ephialtès et Otos se rendirent coupable d’une tentative d’enlèvement sur Artémis et Héra, déesses dont ils étaient épris. Pour atteindre l’Olympe, ils eurent l’idée d’entasser la montagne de Pélion sur celle d’Ossa.  Ils emprisonnèrent aussi Arès dans un pot de bronze qui le garda captif treize mois durant. Sans l’habileté d’Hermès, il y serait encore. On donne deux fins à leurs aventures. La première raconte qu’Apollon les aurait percé de flèches. Dans la seconde se serait Artémis, transformée en biche, qui par ruse les aurait poussé à se tuer mutuellement de leurs traits. Pour leur châtiment, les deux Géants furent envoyés aux enfers où éternellement liés ensemble par des serpents à une colonne, ils écoutent la chouette qui hulule tristement au-dessus de leur tête.  

   Les Hécatonshires sont cités par Hésiode, leur nom signifie géants aux cent bras. Leur père est Erinye, fils de Gaia et d’Ouranos. Ils sont au nombre de trois : Briarée (dit parfois fils de Poséidon et également connus des mortels sous le nom d’Egéon)  Gygès (à ne pas confondre avec le Gygès, roi de Lydie, célèbre pour son anneau d’invisibilité) et Cottos. Ils prirent le parti de Zeus contre les Titans ce qui leur valut de garder les Titans vaincus lorsqu’ils furent envoyés aux enfers. Certaines légendes font d’eux les ennemis du Bien et des dieux olympiens. Ils s’opposeraient régulièrement à Athéna, Dionysos, Aphrodite et Poséidon.

  Les cyclopes sont répartis en quatre sous-groupes. Les cyclopes ouraniens ou cyclopes forgeurs de foudre sont au nombre de trois : Argès « l’éclair », Brontès « le tonnerre » et Strèropès « la foudre ». Ces trois cyclopes fils de Gaia et d’Ouranos rallièrent Zeus dans sa lutte contre les titans. Ils offrirent à Hadès un casque magique qui le rendait invisible, Poséidon reçut le trident qui lui donne le pouvoir de lever et d’apaiser les flots. Cependant, Zeus reçu la foudre, le tonnerre et les éclairs qui firent de lui le roi des cieux. Les trois cyclopes moururent tués par Apollon qui ne leur pardonnait pas d’avoir forgé la foudre qui avait tué son fils Asclépios.
   Les aides forgerons d’Héphaïstos sont aussi des cyclopes. Vivant au cœur des volcans, ils ont pour tâche de forger les armes et les armures des héros. Pyrarcmon « l’enclume » et Acamas « l’infatigable » sont les plus connus d’entre eux.
    Des légendes tardives associent la réalisation de certaines murailles mégalithique au travail d’un troisième groupe, les cyclopes bâtisseurs. C’est ainsi que les remparts de Mycènes furent qualifiés de cyclopéens.
   Néanmoins, les plus célèbres des cyclopes sont les anthropophages sauvages et incultes, couverts de peaux de bêtes qui attaquaient les navires passant à proximité. C’est en aveuglant Polyphène, fils de Poséidon, qu’Ulysse s’attira la colère du maître des mers et le sort funeste raconté dans l’Odyssée.

   Le récit ne serait pas complet si on oubliait de citer Typhon, le plus puissant de tous. Titan fils de Gaia (ou engendré par la colère de Héra) son pouvoir égale celui de Kraken. Il s’agit d’un être colossal aussi haut qu’une montagne. De la tête à la taille, il s’agit d’un vieillard barbu. En dessous, il n’est qu’un nœud de vipères géantes.  Ses yeux lancent des flammes, ses doigts et ses épaules sont des têtes de dragon. Des serpents grouillent en permanence sur sa peau. Sa nuque touche les cieux et des deux bras étendus, il peut embrasser l’univers. Incarnation de la destruction, il remue sans cesse frappant tout ce qui est à sa portée. Une première version de la légende raconte que Gaia aurait donné naissance à cette horreur pour qu’il venge les Titans, ses enfants. Il affronta Zeus et l’emprisonna dans une grotte. Toutefois, le roi de l’Olympe sortit de sa retraite au bout de quelques jours et défit – par ruse- son rival. Ne pouvant le tuer, il l’ensevelit sous l’Etna. Selon une autre variante, c’est Héra qui créa Typhon. Jalouse que Zeus ait engendré Athéna hors du lit conjugal, elle l’aurait lâché sur la Création pour se venger. Quoi qu’il en soit, on crédite Typhon d’une descendance aussi nombreuse que maléfique : Cerbère, l’Hydre de Lerne, les Harpies et bien d’autres divinités du monde de l’En Dessous

   Les mythes scandinaves parlent aussi de Géants. Le plus connu est Ymir, le Géant des montagnes. Fils de l’Eau et du Néant primordial, il est le plus grand de tous. Son château se trouve au sommet d’une chaîne de montagnes titanesques et éternellement enneigée. Les scaldes racontent que le château d’Ymir est creusé dans les entrailles du plus haut sommet. Sa seule entrée serait au niveau de la cime. Ses quarante salles abriteraient des trésors sans noms, le plus précieux serait Attali, la fille du géant. Aussi belle que son père est laid, elle danse sur les sommets. Malheur à celui qui répondrait aux avances de la cruelle tentatrice. Le baiser d’Attali aurait tôt fait de transformer son soupirant en statue glacée.
   Autre Géant scandinave, Mymir est connu sous le nom de géant aux neuf cent têtes. Fils d’Ymir et de la Terre, son corps est constitué de quartz et de cristaux de roche. Jotuheilm, le pays des Géants, abrite encore bien d’autres espèces dont les célèbres Géants de Borée, grands buveurs de bière et d’hydromel. Ces ivrognes agressifs, insouciants et inconscients, tentèrent d’enlever la belle Idun. Seule la ruse de Loki et le marteau de Thor évitèrent à la déesse de l’immortalité de subir le rut des dits Géants. On peut aussi citer Ilmarinen le forgeron, le père des étoiles. Géant pacifique, on lui doit la création de nombreux objets magique, le plus célèbre étant Sampo, le Moulin Magique, qui peut moudre aussi bien le blé que le sel ou l’argent.  


     Sur l’île de Malte, on trouve un temple gigantesque datant d’au moins 5000 ans avant notre ère. Ce n’est pas une œuvre unique. Récemment, des recherches sous-marines ont permis de retrouver d’autres ruines qui ont été submergées par la montée des flots. La délicatesse des reliefs sculptés en ronde-bosse qu’ils soient figuratifs ou abstraits montre une grande maîtrise de ce travail. Des légendes locales en font le dernier bastion des Géants en Europe. Cela n’a rien d’étonnant, les pierres dressées à l’entrée des temples soutiennent des linteaux de plusieurs tonnes. La taille comme l’agencement des blocs nous permet à juste titre de parler de travail cyclopéen. Ces constructions, antérieures d’un millénaire aux pyramides d’Egypte, sont les vestiges d’une civilisation qui nous reste mystérieuse. Certains évoquent l’Atlantide. D’ailleurs, la découverte d’un grand nombre d’ossement humains et animaux souligne cette ressemblance. La terre auquel ils ont été mêlés a été déplacée par les flots, probablement au cours d’un tsunami. Tous ces restes datent de la fin de l’époque de construction des temples.

Dans le temple mégalithique de Hal Saflienti, à Malte, des hommes avec un volume crânien extraordinaires ont été enterrés.

    Cependant, la plus surprenante des découvertes mégalithiques en Europe est également la plus récente. Depuis 2002, des fouilles menées dans l’est de l’Allemagne, en Autriche, en république tchèque et en Slovaquie ont mis en évidence une civilisation totalement inconnue. En tout, les fouilles ont révélé l’existence de 150 temples bâtis entre 4800  et 4600 avant notre ère. Il s’agit non seulement de la plus ancienne culture d’Europe, mais également du plus vieux témoignage de construction cyclopéenne découvert jusqu’alors. Les temples de bois et de terre élevés par cette civilisation inconnue sont antérieurs de deux mille ans à Stonehenge et aux pyramides d’Egypte. Cette découverte remet en question l’invention de l’architecture monumentale par les sociétés du Moyen Orient. Les sites, découverts par le biais de la photographie aérienne et de fouilles sous les villes actuelles (dont Dresde), auraient été édifiés par des pasteurs. Ces descendants des nomades du Danube faisaient élevage de moutons et de porcs comme le montre des restes découverts à proximité des temples dédiés à leurs dieux.  

Amérique :

  Les histoires de Géants sont monnaies courantes dans les deux Amériques. La statuaire Olmèque abonde en têtes géantes.

Certains dieux Aztèques et Mayas étaient représentés de très grandes tailles. En somme, les mêmes ingrédients légendaires que partout ailleurs.
  La particularité des Amériques est que les histoires de Géants ne datent pas de temps immémoriaux mais de quelques générations avant l’arrivée des blancs.
  Au Texas et en Californie, des momies furent retrouvées dans le sable du désert. Des hommes de 2 m 30 et des femmes de 2 m 10. Vers 1850, dans une caverne du Middlewest, des hommes exploitèrent le guano que des chauves-souris avaient déposé au cours des siècles. Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir des objets conservés par ce bien étrange linceul. Des leurres pour la chasse au canard, des paniers, des nasses le tout tressés dans les roseaux d’un lac asséché depuis longtemps par les blancs. Et des squelettes… Des hommes de 2 m 40, des femmes de 2 m 10, leur crâne était volumineux avec des cornes et des dents supplémentaires.
  Des fouilles furent menées dans les années qui suivirent. On découvrit d’autres squelettes parfois dotés de doigts supplémentaires aux mains et aux pieds. En tout soixante corps très bien conservés, certains avaient même gardés de la peau et des cheveux… roux qu’ils portaient jusqu’aux épaules. Les ethnologues de l’époque les classifièrent comme étant de type égyptien. En tout cas, ils ne ressemblaient en rien à des Amérindiens.
  Les Indiens de la région, les Paillouts, furent interrogés. Leurs légendes parlaient des Géants roux de la grotte. Il y a des générations de cela, bien avant l’arrivée des blancs, les Paillouts subissaient d’incessants assauts des Géants. Anthropophages et nécrophages, ils étaient une nuisance pour tous. Un jour, lassé de ce carnage, les Amérindiens profitèrent que tous les Géants soient réunis dans la grotte pour les y enfumer. Leur but était simplement de les convaincre d’arrêter leurs agressions. Seulement, les Géants refusèrent de se rendre et tous moururent.
  De nos jours, la grotte est encore visible. Il ne subsiste rien de ces étranges découvertes. Seulement des traces d’aménagement et un mur couvert de hiéroglyphes non traduits. Les corps et les objets ont disparu. Il ne reste que des photos et des témoignages dans des journaux d’époques aux feuilles jaunes et craquantes. Alors ? Tromperie, truquage ? Réalités, illusions ? Qui peut seulement savoir ?

Asie :


  Il suffit de dire que l’Inde, notamment avec le Ramayana, est riche de combats de Géants. Selon un schéma désormais classique l’affrontement des Géants est celui de l’Ordre et du Chaos. Ici aussi on retrouve des Titans éveillés, comme les Olympiens grecs, un Prométhée qui apporte le progrès à l’humanité souffrante et ici aussi on trouve des Titans difformes, les Rashashas. On trouve aussi en Rama un autre David, un autre Lug.

Afrique :

   Le continent noir offre bien sûr un large panel de représentation de Géants. En Egypte, par exemple, de nombreuses légendes arabes ou coptes attribuent les pyramides à une race de Géants qui les auraient bâtis pour survivre au déluge. Plus au sud, un peuple de haute taille, les Masaïs, atteste de la réalité des Géants comme de vivants fossiles. Au Tchad, il existait également une race de Géants maintenant disparue du fait de guerres dans cette région du monde. Dans le lointain Zimbabwe, la mémoire des ethnies est relayée par des ouvrages aussi mystérieux que ceux d’Egypte. Une cité de pierre abandonnée dans laquelle certains rêveurs voulurent reconnaître Ophir et les légendaires mines du roi Salomon. Mais par sa démesure même, le plus mystérieux des continents fait naître des mythes à son échelle.
   Le plus célèbre Géant d’Afrique est Dzom, le roi des Géants cannibales. Ce Géant tricéphale possède une tête centrale avec deux yeux, les autres n’en ayant qu’un. Il possède aussi six bras. Son armure est en cuir d’éléphant, ses armes une massue d’ébène et une hache de pierre. Ennemi mortel des pygmées depuis qu’il fut très malade d’en avoir dévoré une tribu entière, il les extermine à vue.

Océanie :

   Bien qu’appartenant géographiquement à l’Amérique du sud, l’île de Pâque est la principale trace de construction démesurée liée à l’Océanie.

Antarctique :

  Le continent glacé est lui aussi à l’origine de bien des légendes à propos de Géants. Bien avant sa découverte, des mythes évoquaient les Géants de Gondwara ou terre de Gond. Ce continent fabuleux situé au sud le plus lointain appartient à la mythologie grecque au même titre qu’Hyperborée. Cependant, il a généré un nombre d’histoire et de contes réellement surprenant. La réalisation en 1513 de la carte de l’amiral turc Piri Re’is reste encore la plus grande énigme liée à l’Antarctique.

   Découverte en 1929 par l’archéologue Khalid Edden Bey dans la bibliothèque Seray d’Istanbul, elle montre les deux rivages de l’Atlantique avec un tracé clair des côtes de l’Amérique. La représentation d’une terre au sud de la carte n’attira d’abord que peu d’attention. Il fallu attendre 1956 pour qu’un chercheur américain, Arlington Mallery, s’y consacre. Le spécialiste des cartes anciennes calcula les distances et les angles de cette carte. Selon lui, les géographes qui les avaient établis bénéficiaient de connaissances avancées en trigonométrie sphérique.
    Le plus étonnant était pourtant encore à venir. S’appuyant sur les relevés topographiques effectués en 1949, il reconnut que le bas de la carte représentait les golfes et les caps du territoire de la reine Maud tels qu’ils nous apparaîtraient si la glace ne recouvrait pas l’Antarctique. Pour le chercheur, il ne faisait aucun doute que l’original de cette carte ne pouvait avoir été établi qu’à une époque très lointaine.  
    L’hypothèse de Mallery attira l’attention du professeur Charles H. Hapgood du Keene State Collège de Keene, New Hampshire, U.S.A. Ce chercheur distingué était l’auteur d’un livre intitulé La croûte glissante de la terre. Albert Einstein en avait assuré la préface et avait même personnellement relu tous les calculs de l’auteur. Hapgood étudia attentivement le portulan. Il releva la présence de nombreux détails d’une grande précision : le cours de l’Amazone, le golfe du Venezuela, l’Amérique du Sud -qui est remarquablement représentée de Baya Blanca au cap Horn- et bien sûr l’Antarctique.      
     Un éminent sismologue de l’université du Colorado, John G. Weihaupt, aurait estimé que la carte était une copie, l’original remontant à 6 000 voir 9 000 ans. A cette époque, le continent aurait jouit d’un climat beaucoup plus clément, ce qui aurait libéré des glaces les baies dessinées par Piri Re’is.
   Mais si la carte de l’amiral turc est la plus connue des représentations anciennes de l’Antarctique, elle n’est pas la seule. Dans  son livre, Les cartes des anciens rois des mers : Vestiges d’une civilisation évoluée ayant fleuri pendant l’âge glaciaire, Hapgood cite plusieurs autres cartes. La plus intéressante est aussi turque, établie en 1559 par Hadji Ahmed, elle montre l’Antarctique mais aussi la côte Pacifique de l’Amérique. Un détail a frappé Hapggod. Entre l’Alaska et la Sibérie, une terre formait un pont sur le détroit de Béring. Or, ce pont avait disparu il y a trente mille ans au moins.  
   L’autre raison qui fait de l’Antarctique la terre des Géants est plus scientifique. En fait, au Miocène (-23 à -5 millions d’années) le continent jouissait d’un climat tempéré. Des oiseaux démesurés, ultimes descendants des dinosaures, y prospéraient. Les scientifiques appellent cette famille d’oiseau les Phorusrhacidés, d’après le nom du plus connu d’entre eux. Ce monstre -dont j’ai une reconstitution sous les yeux au moment où j’écris- semble sorti d’un livre d’horreur.

L’effrayant Phorusrhacos ressemblait à un oiseau coureur comme l’émeu ou l’autruche. Sa taille, près de trois mètres de haut, et son monstrueux bec de 80 cm font de lui un prédateur capable d’attaquer un éléphant. L’époque semblait d’ailleurs à la démesure. Smilodons, dinothériums, hyènodons, mégathériums n’avaient pas encore complètement disparu. A l’échelle du temps géologiques, leur extinction date d’hier à peine (2 à 3 millions d’années pour certains). D’autres animaux géants, lions des cavernes, ours des cavernes n’auraient disparus qu’il y a moins de vingt mille ans. Même pas une seconde dans la vie de la Terre.
   
(1)Un sicle pèse de 6 à 12 grammes.
(2) L’équipement de Goliath, sans doute représentatif des Philistins, est typique du monde égéen.  La mention d’une « ensouple de tisserand » désigne sans doute un propulseur fait d’une corde enroulée autour de la hampe.


Dernière édition par Anaxagore le Ven 8 Avr - 13:35, édité 1 fois

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Re: Le règne des Géants, légendes, mythes, étranges découvertes archéologiques.

Message par Thomas le Mer 6 Avr - 13:44

La particularité des Amériques est que les histoires de Géants ne datent pas de temps immémoriaux mais de quelques générations avant l’arrivée des blancs.
Au Texas et en Californie, des momies furent retrouvées dans le sable du désert. Des hommes de 2 m 30 et des femmes de 2 m 10. Vers 1850, dans une caverne du Middlewest, des hommes exploitèrent le guano que des chauves-souris avaient déposé au cours des siècles. Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir des objets conservés par ce bien étrange linceul. Des leurres pour la chasse au canard, des paniers, des nasses le tout tressés dans les roseaux d’un lac asséché depuis longtemps par les blancs. Et des squelettes… Des hommes de 2 m 40, des femmes de 2 m 10, leur crâne était volumineux avec des cornes et des dents supplémentaires.
Des fouilles furent menées dans les années qui suivirent. On découvrit d’autres squelettes parfois dotés de doigts supplémentaires aux mains et aux pieds. En tout soixante corps très bien conservés, certains avaient même gardés de la peau et des cheveux… roux qu’ils portaient jusqu’aux épaules. Les ethnologues de l’époque les classifièrent comme étant de type égyptien. En tout cas, ils ne ressemblaient en rien à des Amérindiens
Si t'as un liens vers le sujet je suis preneur. C'est plutôt intriguant.

Il suffit de dire que l’Inde, notamment avec le Ramayana, est riche de combats de Géants. Selon un schéma désormais classique l’affrontement des Géants est celui de l’Ordre et du Chaos. Ici aussi on retrouve des Titans éveillés, comme les Olympiens grecs, un Prométhée qui apporte le progrès à l’humanité souffrante et ici aussi on trouve des Titans difformes, les Rashashas. On trouve aussi en Rama un autre David, un autre Lug.
Ces étranges répétitions donnerais du grand à moudre au défenseurs du temps fantôme et des chronologies alternatives ^^

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Re: Le règne des Géants, légendes, mythes, étranges découvertes archéologiques.

Message par Anaxagore le Mer 6 Avr - 23:48

Thomas a écrit:
La particularité des Amériques est que les histoires de Géants ne datent pas de temps immémoriaux mais de quelques générations avant l’arrivée des blancs.
 Au Texas et en Californie, des momies furent retrouvées dans le sable du désert. Des hommes de 2 m 30 et des femmes de 2 m 10. Vers 1850, dans une caverne du Middlewest, des hommes exploitèrent le guano que des chauves-souris avaient déposé au cours des siècles. Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir des objets conservés par ce bien étrange linceul. Des leurres pour la chasse au canard, des paniers, des nasses le tout tressés dans les roseaux d’un lac asséché depuis longtemps par les blancs. Et des squelettes… Des hommes de 2 m 40, des femmes de 2 m 10, leur crâne était volumineux avec des cornes et des dents supplémentaires.
 Des fouilles furent menées dans les années qui suivirent. On découvrit d’autres squelettes parfois dotés de doigts supplémentaires aux mains et aux pieds. En tout soixante corps très bien conservés, certains avaient même gardés de la peau et des cheveux… roux qu’ils portaient jusqu’aux épaules. Les ethnologues de l’époque les classifièrent comme étant de type égyptien. En tout cas, ils ne ressemblaient en rien à des Amérindiens
Si t'as un liens vers le sujet je suis preneur. C'est plutôt intriguant.

http://paranormal.press/squelettes-geants-decouverts-aux-usa-etat-etat/

http://fr.sott.net/article/3302-Lovelock-USA-Decouverte-des-geants-roux-qui-mangeaient-les-hommes

En cherchant, j'ai retrouvé les momies. Elles n'ont pas disparues, contrairement à ce que j'ai dit. On peut les voir au musée de Humboldt (Nevada).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Caverne_de_Lovelock


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Re: Le règne des Géants, légendes, mythes, étranges découvertes archéologiques.

Message par Anaxagore le Jeu 7 Avr - 9:33

Deuxième partie : Thèse

On pourrait réagir par le mépris, par un sourire, un haussement de sourcil. Je n’ai produits que des faits étranges, souvent troublants mais aussi détachés d’un contexte qui pourrait mieux les expliquer que je ne le fais. Aucune preuve vraiment concluante, rien de scientifique… et pourtant !
La science moderne a exploré aussi bien le passé de notre terre que notre génome. Commençons par ce dernier point. Le gigantisme dans la race humaine est l’exception, non la règle. La plupart du temps, il est le produit d’une modification anormale de la croissance. L’acromégalie est la maladie sœur du nanisme bien que ses conséquences soient opposées. Seulement, à côté de cette maladie qui se caractérise par des difformités et des os fragiles, se trouve des Géants parfaitement proportionnés. On peut citer le cas des gardes Varègues de l’Empereur de Byzance ou leur chef, Harald Hadranne, le bien nommé Harald le Grand. Lorsque de tels géants se marient entre eux, leurs enfants héritent de leur taille. Selon le généticien américain Marwin Antelmann, il s’agit ici d’un génome particulier.
L’histoire regorge de géants célèbres. Maximin, empereur romain de 235 à 238 aurait atteint 2,50m, la même taille que le roi teuton Teutobocchus. Walter Parons, le portier du roi d’Angleterre Jacques 1er mesurait bien 2,39m. Toujours en Angleterre, Cromwell avait un garde du corps fanatique nommé Daniel qui mesurait 2,30m. Encore qu’il ne faisait que copier Charles 1er d’Angleterre dont le garde du corps, Charles Evans, culminait à 2m50.
Une anecdote sur la bataille de Waterloo renforce le côté titanesque de l’affrontement. En effet, le Français Charles Gruel d’Indeville, l’Ecossais MacPherson et l’Anglais John Shawn y trouvèrent la mort. Tous les trois mesuraient plus de 2m50.
Le russe Fédor Machnov (1881-1905), gloire du cirque Barnum, mesurait 2,38m ! Sur les photos d’époque, où il figure en costume cosaque, il domine les gens normaux de presque le double de leur taille ! On raconte qu’il ne pouvait franchir les portes que de profil. Sa taille le gênait moins que sa largeur d’épaule dépassant celle du battant.

Robert Wadlow, un Américain né en 1918 dans l’Illinois, était atteint d’acromégalie. Lui aussi fut rendu célèbre par sa tournée dans un cirque. Plus petit et plus étroit d’épaule que Machnov, il n’en mesurait pas moins 2,73 m.
L’analyse des gènes du séquoia nous a permis d’apprendre que cet arbre était plus grand autrefois. L'éléphant ne fait que deux mètres dix de haut. Le dinothérium, son ancêtre du tertiaire, atteignait quatre mètres. On peut aussi citer ad nauseam toutes les créatures géantes disparues à notre époque depuis la libellule d’un mètre d’envergure du carbonifère (-290 millions d’années) jusqu’aux « lézards terribles » du crétacé (-65 millions d’années).
On ne peut faire qu’une déduction de ces faits. Autrefois, les conditions qui régnaient sur Terre permettaient à une faune et une flore géante de prospérer.
Les raisons en sont multiples. Des théories divergentes développées par des scientifiques mettent aussi bien en cause les modifications de la gravitée que la composition de l’atmosphère.
Les calculs de l’astronome Lalande ont prouvé que la gravité de la Terre serait plus élevée si la Lune ne la compensait pas en partie. Des théories récentes expliquent que notre satellite n’a cessé de s’éloigner. Cela demeure cependant contesté. Or, si la Lune s’approche ou s’éloigne, la gravité devrait jouer au yo-yo en harmonie avec ce mouvement. Lorsque la gravité est plus faible, on consomme moins d’énergie à se déplacer et à grandir. La vie peut donc atteindre une taille supérieure.
La seconde théorie explique que le gigantisme des êtres découle de la variation de l’épaisseur de la couche d’ozone au cours des temps. Au tertiaire, la couche d’ozone était d’un septième plus épaisse. Il en découle que les êtres vivants étaient mieux protégés des radiations ionisantes. Les gènes étant moins altérés, les sujets étaient plus résistants, plus grands et… plus intelligents.
Voilà pour les raisons scientifiques de la disparition des Géants.

Troisième partie : antithèse

Nombres de légendes reposent sur des faits réels. Cela n’offre cependant qu’une base des plus ténue à des affirmations péremptoires. On ne peut pas déduire de la fable du haricot magique qu’il existe des Géants vivant dans les nuages. A peine l’allégorie nous rapproche-t-elle des légendes tournant autour d’Yggdrasil. L’arbre au centre du monde des sagas scandinaves est le lieu où les hommes trouveront refuge au temps du Ragnarok pour fuir la guerre entre les Géants du gel, les Géants du feu, et les Ases d’Asgard.
Il est d’ailleurs à remarquer que tous les récits qui mentionnent les Géants tournent autour des mêmes valeurs. Une race de Géants éveillée vient en aide aux hommes. Ils sont beaux, civilisateurs, épousent des femmes de notre race et fondent des lignées de roi parmi les mortels. Une autre race survient, ces Géants sont laids difformes et destructeurs. Ils représentent un principe chaotique qui met en péril l’ordre du monde. Malgré leur défaite, les Géants chaotiques ont affaibli les Géants civilisateurs. Il survient alors une nouvelle race de Géants moins destructeurs, moins chaotiques, mais tout de même menaçante. Les Géants civilisateurs (aidés ou non par leurs amis mortels), affrontent ces nouveaux ennemis. Au terme de cette nouvelle guerre, les Géants sont décimés. C’est alors que commence l’âge des hommes.
Ce processus légendaire est le mieux représenté dans les légendes de l’Inde où l’Âge d’Or est suivi d’un Âge d’Argent, puis d’un Âge du Bronze qui marque le début de l’âge des hommes. On trouve aussi ce schéma dans la Bible et dans les légendes égyptiennes. L’ancien monde des Dieux -ou ère des Neterou- dura jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par celle des Rétids (demi-dieux), puis par les dynasties humaines.
Nous pouvons voir dans ce processus une tentative de rationalisation des éléments du passé.
Mettons-nous un instant dans la situation des hommes qui soudain découvrent un édifice d’une taille démesurée. Ils sont comme des enfants de sept ans qui voient leur père déménager une armoire normande.
Les géographes du Moyen-Âge qui redécouvrirent les pyramides ne croyaient pas que des hommes comme eux avaient pu bâtir de tels monuments. Ils ont donc fait un transfert. Ceux qui les ont construit ne pouvaient être que des Géants. La supériorité de savoir et de technologie des bâtisseurs devint donc une supériorité de fait.
La volonté de trouver à tout prix la trace des Géants bibliques a conduit à de véritables aberrations. Au XVIIème siècle, le savant jésuite Athanase Kircher apprit l’existence d’ossements d’une taille prodigieuse. Nous savons maintenant qu’il s’agissait des restes d’un mammouth. Seulement, Kircher ne pouvait pas imaginer l’existence de tels êtres. Jésuite, c’est dans la Bible qu’il chercha le sens des choses. Il se servit donc des fossiles pour broder toute une théorie sur l’existence de Géants. Athanase Kircher croyait qu’à côté de l’homme ordinaire (Homo Ordinarius) et d’individus comme Goliath, il avait existé des espèces d’hommes bien plus grands. Kircher citait notamment le Helvetius Gigas et le Gigas Mauritania respectivement grands comme trois et quatre hommes. Au-dessus venaient de véritables monstres qui pouvaient atteindre vingt mètres de haut.

A bien des égards, le XVIIème siècle, qui fut une époque de grands progrès, a engendré beaucoup de pseudo-découvertes de même genre. Par exemple, dans le Protogée, le savant allemand Leibniz reconstitua un squelette de licorne avec des molaires de mammouth. Incapables de s’affranchir tout à fait de la vision médiévale que l’Eglise donnait du monde, Kircher et Leibniz n’ont pu voir dans ces fossiles que la trace d’êtres antédiluviens.

Quatrième partie : Synthèse

Lorsque l’on supprime l’impossible, il ne reste plus que la vérité aussi improbable puisse-t-elle paraître.
Les archéologues ont tenté d’une dizaine de manières différentes d’expliquer la construction des monuments gigantesques de la haute antiquité. Dans certains cas, ils y sont parvenus ou tout au moins ont soulevé des hypothèses intéressantes.
On a par exemple imaginé que les monstrueux blocs de ces constructions furent déplacés sur des rouleaux de bois. Pourtant, cet axiome ne peut être démontré. Il existe des lieux où le bois n’existe pas en quantité suffisante pour un tel usage. Un exemple, en Bolivie, est particulièrement frappant. Il s’agit d’une plateforme de pierre d’un poids de 900 tonnes et de 29 mètres de haut. Sa particularité ? Avoir été édifiée à 4 000 mètres d’altitude dans une vallée déserte, nue et éloignée de toute habitation. Sans possibilité d’utiliser des échafaudages, des rouleaux de bois ou une importante main d’œuvre, comment a-t-elle été érigée ?
Il y a eut un âge des Géants, il y a plusieurs millions d’années. Cet âge existe encore dans nos gènes. Il arrive que la programmation de nos ancêtres soit réactivée chez certains individus qui se retrouvent dotés d’une taille phénoménale. Plus le temps passe, moins il y a de chances de voir apparaître de tels êtres. Ceux qui restent sont des exceptions, de vivants témoignages de cette époque. A l’inverse, autrefois, l’apparition de Géants devait être plus fréquente. Il n’est ni illogique, ni contraire aux lois de la génétique d’imaginer que des communautés de Géants aient pu apparaître et se perpétuer des siècles durant. Leur hérédité, partagée au sein d’un groupe restreint, aurait eu plus de chance de voir émerger le gène récessif du gigantisme.
Comme je l’ai signalé plus haut, les conditions nécessaires à l’apparition des Géants ne favorisent pas seulement la taille. L’ADN des espèces de l’ère des Géants devait présenter moins d’altérations chromosomiques que celui des animaux de notre époque. Les conséquences jouaient à plusieurs niveaux, dont l’intelligence, la longévité, mais aussi de manière significative sur la prévention des anomalies physiques et mentales.
Les Géants qui survécurent jusqu’aux époques historiques devaient avoir hérité au moins en partie de ces talents. Il n’y a donc qu’un pas à faire pour les imaginer sous les attraits de demi-dieux dominant leurs contemporains de par leur beauté et leur savoir. De là à ce qu’ils aient évolués plus vite que les autres civilisations, il y a un autre pas. Le franchir donnerait une explication plausible à l’édification des monuments qui leur sont attribués.
Pour autant, tout cela reste une hypothèse invérifiable.
Il reste à souhaiter qu’elle soit valide. Parce qu’un jour ou l’autre, comme l’annoncent les légendes et la géologie, les conditions de vies sur Terre changerons de nouveau. Nos lointains descendant connaîtront alors un nouvel âge des Géants.


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Re: Le règne des Géants, légendes, mythes, étranges découvertes archéologiques.

Message par Thomas le Jeu 7 Avr - 10:17

Je suis assez d'accord avec ta synthèse.

Concernant les géants de Lovelock dès doute subsiste encore:
Les momies et squelettes déterrés seraient de taille normale, mais plusieurs sites archéologiques proches contiennent des os de mammouths et d'ours de caverne, conduisant probablement à cette confusion. Elle explique également que les pigments colorant les cheveux peuvent changer de couleur après la mort, sous l'influence de plusieurs facteurs comme la température, la composition chimique des sols, etc

Perso parmi mes centres d'intérêt il y a la cryptozoologie. Les HSV (hommes sauvage velus) disparues ou encore existant sont -pour une partie d'entre eux- d'une taille bien supérieur à l'homme. Ces hominidés ne sont probablement pas nos ancêtres mais nos cousins (très) éloignés.
Les scientifiques n'apportant quasiment aucun crédit (ou presque) à la cryptozoologie, je pense que la majorité des historiens ne vont pas accepter l’existence de géant, qu'il soient nos ancêtres ou cousins.

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Re: Le règne des Géants, légendes, mythes, étranges découvertes archéologiques.

Message par Anaxagore le Jeu 7 Avr - 13:12

Je suis paradoxalement content que l'on ne croit pas au Bigfoot au yeti ou aux hommes velus de l'Alta. Quand on voit ce que l'on fait subir à la planète et aux êtres qui la peuplent, ces cousins éloignés font bien de rester cacher.

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