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Civilisations mystérieuses de l'Asie

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Message par Anaxagore le Lun 7 Sep - 12:41

Bonjour à tous, ce nouveau Topic est un peu la suite "des grands empires Africains". Comme le titre l'indique, il sera consacré à l'Asie.
Néanmoins, contrairement à son prédécesseur, le but n'est pas de parler de civilisations inconnues, mais plutôt de faits peu connus en Occident.

La Civilisation de l'Indus


Parler de la civilisation de l'Indus revient à parler d'une ère fabuleusement ancienne. Une époque où les dieux marchaient parmi les hommes, ou des vaisseaux aériens se déplaçaient au-dessus des terres. Ou des villes gisant à présent dans la boue des siècles élevaient leurs remparts. Une ère oubliée de grandes épopées, de royaumes abandonnées aux sables, de majestueuses rivières qui se perdent à présent dans les déserts. C'est dans cette ère de guerres fantastiques et de belles princesses que je vous convie.

La naissance


La civilisation de l'Indus naît à la fin du néolithique, dans la région du Baloutchistan, une région qui se trouve à cheval sur l'inde, l'Afghanistan et le Pakistan actuel. 7 000 avant J.C. la découverte de l'agriculture entraîne la sédentarisation des humains. Rien n'a plus changé le monde que l'agriculture. les animaux prennent le monde comme il est, ils récoltent et ils chassent. Longtemps, les hommes firent de même. Cependant,avec l'agriculture et la civilisation pastorale l'Homme commence à changer le monde autour de lui. Il change la géographie, il modifie le cours des fleuves pour irriguer, il abat les forêts pour bâtir, il domestique les animaux utile, tue les prédateurs; ces changements modifient radicalement le monde autour de l'Homme.
Les analyses génétiques faites sur les restes (rares) d'individus de cette époque tendent à démontrer que la population présente dans cette région est la même qu'au paléolithique. Le passage de la culture paléolithique à la culture néolithique s'est faite par diffusion de techniques et non par immigration de peuples étrangers à cette région.
Outre l'agriculture et l'élevage, les habitants commencent à utiliser la poterie.

Harappa


Au IVème millénaire commence la phase appelée "Harappéenne ancienne", il s'agit d'une époque de régionalisation avec l'apparition des premières structures pérennes et d’établissements pré-urbains... jargon pour dire que les gens d'une région donnée montrent des signes d'une culture propre différente de leurs voisins et que les premiers villages permanents s'établissent. près de 300 sites ont été identifiés par les archéologues, ils ont chacun un style de céramique propre. Ils durent quelques siècles puis disparaissent, remplacés par d'autres. Cette première phase de culture dure près d'un millénaire.
Bien évidemment, cette phase de maturation se termine par l'apparition d'une civilisation plus avancée. le premier véritable état de la région est la culture dite de "Kili Gul Muhammad (4300- 3500 avant J.C.) qui fleurit au Baloutchistan. Les fouilles archéologiques ont révélé une importante culture funéraire, les tombes ont livrés des objets importés des haut Plateaux d'Iran. Les recherches menées dans les établissements pré-urbains ont permis de retrouver des ateliers de travail de la pierre, des potiers et du lapis-lazuli.  Trois autres phases de culture se  succèdent jusqu'à ce que la région soit intégré à la culture du Sind fleurissant dans la vallée de l'Indus proprement dite. Dès - 3000 apparaissent une architecture monumentale de palais et de temples.
Avec un léger retard de 300 ans, les civilisations apparaissent à leur tour dans la vallée de l'Indus. Mais tout de suite, cette nouvelle culture se caractérise par un une rationalisation poussée (apparition de briques crues de tailles standards) et par une économie basée sur la prêche côtière au filet. Ils chassent, cueillent, cultivent et élèvent des animaux. Le style de leur poterie est directement inspirée de celui du Baloutchistan.
Vers - 2700, la culture "Harappéenne ancienne" se propage jusqu'au Penjab. La culture est à présent très raffinée, les poteries sont à présent exécutée au tour, incisée et teintes, d'un travail magnifique.
Nous arrivons à la fondation d'Harappa,  la ville qui donne son nom à la civilisation de l'Indus.

La culture du Sind


Dans les derniers siècles du IIème millénaire, apaprait la culture dite de Kot Diji ou culture du Sind. Kot Diji est le site archéologique le plus ancien de cette culture appellée à être la première véritable civilisation de l'Inde. La manière la plus simple de montrer le rayonnement de cette culture est de dire que l'on a retrouvé des poteries de ce style (commerce? Imitation?) aussi loin qu'en Iran.
C'est avec la culture de Sind que l'on passe du village aux premières villes, déjà entourées de murailles de briques crues. L'existence de quartiers d'artisanats emontre que cette civilisation connait une organisation rationnelle. Dans plusieurs de ces sites archéologiques, on a retrouvé de vastes pta-formes qui sont tout ce qui reste d'un vaste bâtiment qui devait être une sorte de palais ou de templs. En tout cas, il est très probable qu'il y avait déjà un roi à la tête de chaque cité. La présence de murailles laisse également entendre que les populations avaient besoi s d'être défendus contre des aggresseurs extérieurs.
Les fouilles ont également révélé l'existence d'un commerce intensif. Harappa, situé loin à l'intérieur des terres était alienté en poissons pêchés sur la côte, par exemple.
Plus intéressant encore, on arrive à un stade de proto-écriture. Ainsi les ouvriers qui travaillaient dans les briqueteries utilisaient des moules portant une marque pour identifier l'ouvrier. Les signes en question ressemblent à ceux qui seront utilisés par l'écriture harappèenne mâture.

La culture Harappéenne mâture


Nous sommes en - 2 600 et l'Inde entre dans une nouvelle ère pacée sous le signe de l'intégration et de l'expansion. En terme claire, la culture d'Harappa se répand. les anciens sites adoptent ses traits culturels, tandis que de nouveaux sites apapraissent ex-nihilho .
La planification urbaine est alors poussée au maximum, on élève des statues, on commence à utiliser des sceaux qui précèdent directement l'usage de l'écriture Les poids et les mesures sont standarisées. Les murailles de briques rues se retrouvent couvertes d'un parrement de briques cuites ou de pierre. L'urbanisation est très avancée (rue se coupant à angle droit, plan géométrique, utilisation rationnelle de l'espace,  portes fortifiées, templs, palais, quartiers commerçants).

Civilisations mystérieuses de l'Asie Dholavira-layout-fr

Toutes levilles sont divisées en deux parties: "la ville basse" et la "citadelle" ce qui montre un net esprit de caste... qui n'a rien d'étonnant en Inde. Il y a également une étonnante science hydraulique, puits et réservoirs sont connus depuis les époques précédentes, mais des canalisations, des égouts à ciel ouvert, des bains et même des latrines (!) apparaissent. des maquettes de maisons ont été retrouvé et certaines maisons étaient de vrais palais avec de nombreuses pièces et des toits en terrasse. La citadelle regroupe les bâtiments publics. Malheureusement, on ne sait pas vraiment à quoi il servait on a trouvé de vastes pièces d'eau (bains rituels?) de grands bâtiments qui ont été interprétés comme des greniers d'état, des galeries de colonnades et des terrasses qui étaient les soubassements d'autres bâtiments dont nous ne savons rien. Les cimetières nous ont donné des informations intéressantes sur l'état de santé (excellent) des populations aisées. On n'a pas trouvé de tombes de pauvres. Il a été proposé que les jgens aisés se faiser enterrer et que la crémation était pratiqué par les pauvres. Le mobilier funéraire se résume le plus souvent à des poteries; les femems ont des bijoux voire des miroirs de bronze. On ne trouve pas d'or, pas de pierres précieuses, ni objets portant des signes inscrits..; donc aucune trace d'écriture à cette époque.

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Tête dite du "Roi-prêtre"

Les fouilles dans les quartiers des artisans montrent que de nombreux tissus étaient travaillés, ainsi que le bois, l'os, la corne, les poteries, le bronze. Il y a une production d'objets de luxe, dont des bijoux et des faîences, du mobilier de bois incrusté de coquillages ou de pierres colorées. L'industrie des sceaux est très avancée et utilise en particulier des pierres fines..; et même de la stéatique une des pierres les plus dures et les plus difficiles à travailler au monde.

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Perle travaillée.

Les sceaux et les tablettes d'argiles, en l'absence d'écriture recourent à la gravure de scènes qui nous informent sur la vie quotidienne, en particulier les navires et les charriots utilisés dans la vie courante.
Les nombreux sceaux et leur utilisation (produits marqués) montrent que le commerce était régulé et contrôlé par des ijnstitutions qui rappellent nos impôts et nos douaniers. Ceux-ci veillent également à la prévention des fraudes et à la qualité des produits finis.
Si la sculpture et le travail des faënces est déjà assez avancé, la civilisation harappéenne n'est pas très avancée en métallurgie. L'essenciel du travail des métaux se réduit au martellage du cuivre à froid. Le bronze est connu, mais les moules sont rares et de petites tailles. Cuivre et bronze servent aussi bien aux armes (épées, haches, lances, pointes de flèches) qu'aux outils (scies, forets) et même à la statuaires, on a ainsi retrouvée plusieurs sculptures d'une "danseuse" nue, parées de bijoux qui devait être une porteuse d'offrandes appartenant aux décors des temples. L'or et l'argent sont nettement plus rares et ne se rencontrent que dans les plus grandes villes (une des raisons de penser que la clesse dirigeante habitait là et pas ailleurs). Ils servent à fabriquer des bijoux.

Civilisations mystérieuses de l'Asie Dancing_girl
La danseuse

Les seules traces d'écriture sont les sceaux. Ces derniers sont courants et on l'avu sont apposés sur le travail de chacun en tant que poinçon de vérification ou marque de possession. Les sceaux sont généralement carrés gravés en creux d'une figure animale en relief acompagnés de quelques signes de cl'écriture harappéenne.

Civilisations mystérieuses de l'Asie Unicorn._Mold_of_Seal%2C_Indus_valley_civilization
Sceau harappéen
Du fait de la briéveté des sentences, il a été impossible de traduire l'écriture.

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Le plus long texte harapéen parvenu jusqu'à nous (plaque en cuivre).

Exemple d'écriture, inscription de la porte nord (une des rares trace d'écriture ailleurs que sur un sceau):
Civilisations mystérieuses de l'Asie Banner_at_the_North_Gate_of_Dholavira

Le plus étonnant est la soudaineté du phénomène... pendant des millénaires, les progrès ont été lent. Il n'y a peu de différence entre la culture de l'an - 4 500 et la culture de l'an - 2500. mais en un siècle, la culture explose littéralement. En l'absence de toute source écrite sur cette période, il est impossible de savoir ce qui s'est passé. Pendant longtemps, les archéologues ont privilégié l'hypothèse d'une conquête par une civilisation extérieure, peut-être mésopotamienne. Mais... on n'en a retrouvé aucune trace; Une conquête aurait laissé des taces (incendies, pointes de flèches etc...). or, on n'a rien de tout cela.
A cause de l'absence d'écrits, il est également impossible d'être certains du noiveau de civilisation atteint à cette époque. Néamoins, la division des cités en quartiers regroupant des artisans, la standarisation poussée à tout niveau, laissent sous-entendre qu'il existait une administration efficace et donc des états.
Une théorie récente voudrait que les plus grandes cités aient contrôlés un réseau de cités vasales et constitués des états étonnement avancés. En tout, il y aurait eu six royaumes. Contrairement à ce qui a été avancé jusque là, ces différentes entitès n'auraient pas imposé un système de mesures standarisées. Chaque ville, y compris les sites urbains secondaires auraient eu utilisé des mesures différents... voire plusieurs.
Société complexe, stratifiée, organisée, admistrée, policée a longtemps jouis d'une vune réputation pacifique chez les archéologues. Néanmoins, en 2012, les squelettes d'un cimetière ont livré un nombre important de morts par traumatisme crânien résultant d'un coup porté à la tête. La probabilité d'une "épidémie de chutes" étant très faible, on ne peut avancer que l'hypothèse de violence volontaires. Une autre étude souligne que nous n'avons que les corps des gens des castes les plus élevées pour juger des violences au sein de la société. Et quelque que soit l'époque considérée, les populations pauvres ont toujours été plus exposées à la violence que les riches.

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Message par Emile Ollivier le Mer 9 Sep - 10:35

Merci encore, Anaxagore !
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Message par Anaxagore le Mer 9 Sep - 19:58

Je t'en prie.

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Message par Anaxagore le Sam 12 Sep - 11:23


Voici venir l'hiver des hommes...


Si vous voulez un métier tranquille où les résultats sont faciles à obtenir, l'archéologie n'est pas un bon choix. Vous passez votre vie à quatre pattes à dégager à la cuillère des petites parcelles de terrain tirées au cordeau et à espérer que vous trouverez quelque chose. Et même lorsque vous avez de la chance vous découvrez des villes nivelées où les habitants semblent avoir vécus sans être jamais morts et des cimetières qui vous racontent comme d'autres habitants sont morts mais pas comment ils ont vécus.
La civilisation Harappéenne est un cas d'école. Après 7 siècles de maturation, au XIX siècle avant J.C.... rideau !
Lorsque la civilisation Harappéenne est redécouverte au XIXème siècle de notre ère, les archéologues imaginent une théorie de grande invasion aryenne, de villes brûlées et de royaumes conquis par de grands conquérants... Sauf que cela nous apprends plus sur la mentalité de cette époque ainsi que sur les préjugés racistes et colonialistes des Blancs que sur les civilisations de l'âge du bronze.
En vérité, on ignore ce qui a provoqué l'effondrement de la civilisation Harappéenne. Les villes n'ont pas été détruites, mais abandonnées. Les hypothèses tournant autour de guerres civiles, ou internes ont perdu toute crédibilité, de même que les invasions.
On pense à présent qu'un bouleversement climatique ou une épidémie aurait provoqué l'effondrement de la civilisation de l'Indus.

Pendant 400 ans, l'Inde ne connait que des cultures moins perfectionnés qu'Harappa, ignorant l'urbanisme et les grands états organisés.

Les royaumes védiques


Puis, en 1 500 avant J.C., apparaissent une succession de royaumes qui vont être les premières nations à laisser leurs noms dans l'histoire de l'Inde.
Venu de l'ouest (1) la culture indo-iranienne se répand vers l'est et supplante les cultures locales. Cette nouvelle civilisation restera dans l'histoire pour sa littérature et sa religion. En effet, ces nouveaux venus qui rédigeront les quatre Védas, ainsi que les Brahmanas, les Aranyaka, et les Upanishad qui sont la base du canon hindouiste.


Au commencement: Le Rig Veda


Rig veda 10.129.6_7 a écrit:Nasadiya Sukta (hymne de non-Éternité) :

Qui sait vraiment ?
Qui peut le proclamer ?
D’où vient cette création ?
Les dieux sont venus plus tard, après la création de cet univers.

Qui sait donc d’où il vient ?
Si la volonté de Dieu l’a créé, ou s’Il était muet;
Seul celui qui en est le surveillant au plus haut des cieux sait,
Il sait seulement, ou peut-être qu’il ne sait pas.


Le Rig Veda ou "Veda des Strophes" est le plus ancien des Vedas. Il y a encore quelques années, certains historiens estimaient que le texte du Rigveda daté tout au plus de trois à quatre siècles avant J;C. et avait été créé à partir de fragments de textes plus anciens. Néanmoins, une étude linguistique récente a profondément bouleversé cette opinion. Le Rig Veda est rédigé dans une version du sanskrit si archaïque... qu'on ne peut le comparer à aucun autre texte!
Les descriptions données dans le Rig Veda montrent une région de l'Inde actuellement désertique comme verte et traversée de rivière. Or, on sait que cette désertification a commencé en 1 00à avant J.C. ce qui recule forcément le Rig Veda à une date antérieure.
Re plus, un texte sur tablette d'argile datant de la culture Mitanni (en Iran- Irak actuelle) donne des descriptions des dieux védiques à celles que l'on trouve dans le Rig Veda, or, cette tablette a été datée à entre - 1 450 et - 1350.
De ce fait, les datations communément admise pour le Rig Veda s'échelonnent entre - 1 100 et - 2000, avec un pic de probabilité entre - 1200 et - 1 500.

Ce que raconte le Rig Veda:


Composition du Rig Veda:


- Le Samhita (hymnes aux divinités, la partie la plus ancienne du Rigveda)
- Les Brahmanas, commentaires sur les hymnes
- Les Aranyakas ou les "livres de la forêt"
- Les Upanishads
Dans l’usage occidental, "Rigveda" se réfère généralement à la Rigveda Samhita, tandis que les Brahmanas sont appelés les "Rigveda Brahmanas" (etc.). Techniquement parlant, cependant, "le Rigveda" se réfère à l’ensemble du corps des textes transmis avec la partie Samhita. Différents corps de commentaires ont été transmis dans les différentes shakhas ou "écoles". Seule une petite partie de ces textes a été conservée : Les textes de seulement deux shakhas sur cinq mentionnés par le Rigveda Pratishakhya ont survécu. Le Shri Guru Charitra (15ème ou 16ème siècle) revendique même l’existence de douze shakhas rigvédiques. Les deux corps rigvédiques survivants sont ceux du Śākala et du Bāṣkala shakhas.

Hymnes


Les hymnes rigvédiques sont dédiés à diverses divinités, dont le chef est Indra, un dieu héroïque loué pour avoir tué son ennemi Vrtra; Agni, le feu sacrificiel; et Soma, la potion sacrée ou la plante dont il est fait à partir. Des dieux tout aussi éminents sont les dieux Adityas ou Asura Mitra–Varuna et Ushas (l’aube). Sont également invoqués Savitr, Vishnu, Rudra, Pushan, Brihaspati ou Brahmanaspati, ainsi que des phénomènes naturels divinisés tels que Dyaus Pita (le ciel brillant, le Ciel Père), Prithivi (la terre, la Terre Mère), Surya (le dieu du soleil), Vayu ou Vata (le vent), Apas (les eaux), Parjanya (le tonnerre et la pluie), Vac (le mot), de nombreuses rivières (notamment la Sapta Sindhu, et la rivière Sarasvati). Les Adityas, Vasus, Rudras, Sadhyas, Ashvins, Maruts, Rbhus, et les Vishvadevas ("tous les dieux") ainsi que les "trente-trois dieux" sont les groupes de divinités mentionnés.

Mandala 1 comprend 191 hymnes. Hymne 1.1 est adressé à Agni, et son nom est le premier mot de la Rigveda. Les autres hymnes sont principalement adressés à Agni et Indra, ainsi qu’à Varuna, Mitra, les Ashvins, les Maruts, Usas, Surya, Rbhus, Rudra, Vayu, Brhaspati, Visnu, le Ciel et la Terre, et tous les Dieux. Ce Mandala est daté d’avoir été ajouté à Rigveda après Mandala 2 à 9, et comprend le Riddle Hymne philosophique 1.164, qui inspire des chapitres plus tard Upanishads tels que le Mundaka.
Mandala 2 comprend 43 hymnes, principalement à Agni et Indra. Il est principalement attribué à la Rishi gṛtsamada śaunahotra.
Mandala 3 comprend 62 hymnes, principalement à Agni et Indra et le Vishvedevas. Le verset 3.62.10 a une grande importance dans l’hindouisme comme le mantra Gayatri. La plupart des hymnes de ce livre sont attribués à viśvāmitra gāthinaḥ.
Mandala 4 comprend 58 hymnes, principalement à Agni et Indra ainsi que les Rbhus, Ashvins, Brhaspati, Vayu, Usas, etc. La plupart des hymnes de ce livre sont attribués à vāmadeva gautama.
Mandala 5 comprend 87 hymnes, principalement à Agni et Indra, les Visvedevas ("tous les dieux'), les Maruts, la divinité jumelle Mitra-Varuna et les Asvins. Deux hymnes chacun sont dédiés à Ushas (l’aube) et à Savitr. La plupart des hymnes de ce livre sont attribués au clan atri.
Mandala 6 comprend 75 hymnes, principalement à Agni et Indra, tous les dieux, Pusan, Ashvin, Usas, etc. La plupart des hymnes dans ce livre sont attribués à la famille bārhaspatya des Angirasas.
Mandala 7 comprend 104 hymnes, à Agni, Indra, les Visvadevas, les Maruts, Mitra-Varuna, les Asvins, Ushas, Indra-Varuna, Varuna, Vayu (le vent), deux chacun à Sarasvati (rivière antique / déesse de l’apprentissage) et Vishnu, et à d’autres. La plupart des hymnes dans ce livre sont attribués à vasiṣṭha maitravaruṇi.
Mandala 8 comprend 103 hymnes à divers dieux. Hymnes 8.49 à 8.59 sont les apocryphes vālakhilya. Les hymnes 1-48 et 60-66 sont attribués au clan kāṇva, le reste à d’autres poètes (Angirasa).
Mandala 9 comprend 114 hymnes, entièrement consacrés à Soma Pavamana, la purification de la potion sacrée de la religion védique.
Mandala 10 comprend 191 hymnes supplémentaires, souvent dans une langue ultérieure, adressés à Agni, Indra et diverses autres divinités. Il contient le sukta de Nadistuti qui est en louange des rivières et est important pour la reconstruction de la géographie de la civilisation védique et le sukta de Purusha qui a été important dans les études de sociologie védique. Il contient également le Nasadiya sukta (10.129) qui traite de multiples spéculations sur la création de l’univers, et si quelqu’un peut connaître la bonne réponse. Les hymnes nuptiaux (10.85) et les hymnes de la mort (10.10-18) sont encore d’une grande importance dans l’exécution des rituels Grhya correspondants.


Rigveda Brahmanas


Parmi les Brahmanas qui ont été transmis dans les écoles de Bahvṛcas (c.-à-d. "possédés de nombreux versets"), comme les disciples des Rigveda sont appelés, deux sont venus jusqu’à nous, à savoir ceux des Aitareyins et des Kaushitakins. L’Aitareya-brahmana et le Kaushitaki- (ou Sankhayana-) brahmana ont évidemment pour base le même stock de matière exégétique traditionnelle. Ils diffèrent cependant considérablement tant par l’agencement de cette matière que par leur traitement stylistique, à l’exception des nombreuses légendes communes aux deux, dans lesquelles l’écart est relativement faible. Il y a aussi une certaine quantité de matériel propre à chacun d’eux.


Devi sukta, qui met en évidence la tradition de la déesse de l’hindouisme se trouve dans les hymnes Rigveda 10.125. Il est cité dans Devi Mahatmya et est récité chaque année pendant le festival Durga Puja.
Le Kaushitaka est, dans l’ensemble, beaucoup plus concis dans son style et plus systématique dans ses dispositifs qui conduirait à déduire qu’il est probablement l’œuvre la plus moderne des deux. Il se compose de 30 chapitres (adhyaya), tandis que le Aitareya a 40, divisé en huit livres (ou pentades, pancaka), de cinq chapitres chacun. Les 10 dernières adhyayas de ce dernier travail sont, cependant, clairement un ajout plus tard, bien qu’ils doivent avoir déjà fait partie de celui-ci au moment de Pāṇini (c. 5ème siècle avant JC), si, comme cela semble probable, un de ses sutras grammaticaux, réglant la formation des noms de Brahmanas, composé de 30 et 40 adhyayas, se réfère à ces deux œuvres. Dans cette dernière partie se trouve la légende bien connue (également trouvée dans le Shankhayana-sutra, mais pas dans le Kaushitaki-brahmana) de Shunahshepa, que son père Ajigarta vend et propose de tuer, dont le récital faisait partie de l’inauguration des rois.

Tandis que l’Aitareya traite presque exclusivement du sacrifice de Soma, le Kaushitaka, dans ses six premiers chapitres, traite des différentes sortes de haviryajna, ou offrandes de riz, lait, ghee, etc, sur lequel suit le sacrifice de Soma de cette manière, que les chapitres 7-10 contiennent le cérémonial pratique et 11-30 les récitations (shastra) du hotar. Sayana, dans l’introduction à son commentaire sur le travail, attribue l’Aitareya au sage Mahidasa Aitareya (c.-à-d. fils d’Itara), également mentionné ailleurs comme un philosophe; et il semble assez probable que cette personne a arrangé le Brahmana et a fondé l’école des Aitareyins. En ce qui concerne la paternité du travail de la sœur, nous n’avons aucune information, sauf que l’opinion du sage Kaushitaki est souvent considérée comme faisant autorité, et généralement en opposition à la Paingya—le Brahmana, il semblerait, d’une école rivale, les Paingins. Probablement, par conséquent, il est juste ce que l’un des manuscrits l’appelle : le Brahmana de Sankhayana (composé) en conformité avec les vues de Kaushitaki.

Rigveda Aranyakas et Upanishads



Chacun de ces deux Brahmanas est complété par un "livre forestier", ou Aranyaka. L’Aitareyaranyaka n’est pas une production uniforme. Il se compose de cinq livres (aranyaka), dont trois, le premier et les deux derniers, sont d’une nature liturgique, traitant de la cérémonie appelée mahavrata, ou grand vœu. Le dernier de ces livres, composé sous forme de sutra, est, cependant, sans doute d’origine ultérieure, et est, en effet, attribué par les autorités hindoues soit à Shaunaka ou à Ashvalayana. Les deuxième et troisième livres, d’autre part, sont purement spéculatifs, et sont également appelés le Bahvrca-brahmana-upanishad. Encore une fois, les quatre derniers chapitres du deuxième livre sont généralement distingués comme l’Aitareya Upanishad, attribué, comme son Brahmana (et le premier livre), à Mahidasa Aitareya; et le troisième livre est également appelé le Samhita-upanishad. En ce qui concerne le Kaushitaki-aranyaka, ce travail se compose de 15 adhyayas, les deux premiers (traitement de la cérémonie mahavrata) et les septième et huitième qui correspondent aux premier, cinquième et troisième livres de l’Aitareyaranyaka, respectivement, alors que les quatre adhyayas habituellement insérés entre eux constituent le très intéressant Kaushitaki (Brahmana-) Upanishad,[105] dont nous possédons deux recensions différentes. Les parties restantes (9-15) de l’Aranyaka traitent des airs vitaux, de l’Agnihotra interne, etc., se terminant par le vamsha, ou succession d’enseignants.

Importance


Le texte est un sanskrit védique poétique hautement stylisé avec des louanges adressées aux dieux védiques et aux chefs. La plupart des hymnes, selon Witzel, étaient destinés à être récités au rituel annuel du Nouvel An Soma. Le texte comprend aussi des poèmes non rituels, des fragments de mythologie, des formules archaïques et un certain nombre d’hymnes avec des spéculations philosophiques précoces. Composées par les poètes de différents clans, y compris les célèbres rishis védiques (sages) tels que Vishvamitra et Vasishtha, elles signifient le pouvoir du prestige à vac (discours, son), une tradition établie. Le texte introduisit les concepts prisés tels que Rta (réalisation active de la vérité, harmonie cosmique) qui inspira le concept hindou ultérieur du Dharma. Les versets rigvédiques formulent ce Rta comme effectué par Brahman, une vérité significative et non auto-évidente. Le texte contient également des hymnes de "haute valeur poétique" - certains sous forme de dialogue, ainsi que des histoires d’amour qui ont probablement inspiré plus tard les poètes épiques et classiques de l’hindouisme, affirme Witzel.

Selon Nadkarni, plusieurs hymnes du Rigveda renfermaient des vertus chéries et des déclarations éthiques. Par exemple, les versets 5.82.7, 6.44.8, 9.113.4, 10.133.6 et 10.190.1 mentionnent la parole véridique, l’action véridique, l’autodiscipline et la justice. L'hymne 10.117 présente la signification de la charité et de la générosité entre les êtres humains, comment aider quelqu’un dans le besoin est finalement dans l’intérêt de l’aidant, son importance pour l’individu et la société. Selon Jamison et Brereton, les hymnes 9.112 et 9.113 énoncent poétiquement que « ce que tout le monde [les humains et tous les êtres vivants] veut vraiment, c’est un gain ou une vie facile », même une goutte d’eau a un but, à savoir « simplement chercher Indra ». Ces hymnes présentent l’imagerie d’être au ciel comme "liberté, joie et satisfaction", un thème qui apparaît dans les Upanishads hindous pour caractériser leurs enseignements de la réalisation de soi.

Débat sur le monisme


Alors que les hymnes plus anciens du Rigveda reflètent le rituel sacrificiel typique du polythéisme, ses parties plus jeunes, spécifiquement mandalas 1 et 10, ont été notés comme contenant des spéculations monistes ou hénotheistiques.


Un exemple largement cité de telles spéculations est l'hymne 1.164.46:


— Rigveda 1.164.46, traduit par Ralph Griffith a écrit:Ils l’appellent Indra, Mitra, Varuna, Agni, et il est le Garutman aux ailes nobles.
A ce qui est Un, les sages donnent à beaucoup un titre qu’ils appellent Agni, Yama, Matarisvan.


Max Müller a notamment introduit le terme "henotheistisme" pour la philosophie exprimée ici, en évitant les connotations de "monothéisme" issu de la tradition judéo-chrétienne. D’autres exemples largement cités de tendances monistes comprennent les hymnes 1.164, 8.36 et 10.31.
D’autres savants affirment que Rigveda comprend une diversité émergente de la pensée, y compris le monothéisme, le polythéisme, l’hénothéisme et le panthéisme, le choix serait laissé à la préférence de l’adorateur. Ainsi le Nasadiya Sukta (10.129) est l’un des hymnes rigvédiques les plus cités dans les présentations occidentales populaires.

Des exemples de Mandala 1 présentés pour illustrer la nature "métaphysique" du contenu des hymnes plus jeunes incluent : 1.164.34 : "Quelle est la limite ultime de la terre?" , "Quel est le centre de l’univers?" , "Quel est le sperme du cheval cosmique?" , "Quelle est la source ultime de la parole humaine?" ; 1.164.34 : "Qui a donné le sang, l’âme, l’esprit à la terre?" , "Comment l’univers non structuré pourrait-il donner origine à ce monde structuré?" ; 1.164.5 : "Où se cache le soleil dans la nuit?" , "Où vivent les dieux?" ; 1.164.6 : "Où est le support à venir pour l’univers né?" ; 1.164.20 (un hymne qui est largement cité dans les Upanishads comme la parabole du Corps et de l’Âme) : "Deux oiseaux aux ailes belles, compagnons inséparables; Ont trouvé refuge dans le même arbre abritant. L’un mange sans cesse du figuier; l’autre, ne mangeant pas, regarde.".

—Rigveda 10.129 (Abrégé, Tr : Kramer / Christian) a écrit:Nasadiya Sukta (10.129):
Il n’y avait ni inexistence ni existence alors;
Ni le royaume de l’espace, ni le ciel qui est au-delà;
Qu’est-ce qui a remué? Où? Dans quelle protection?
Il n’y avait ni mort ni immortalité alors;
Aucun signe distinctif de la nuit ou du jour;
Celui-là respirait, sans vent, par sa propre impulsion;
A part ça, il n’y avait rien au-delà.
Les ténèbres étaient d’abord cachées;
Sans marques distinctives, c’était de l’eau;
Ce qui, en devenant, par le vide était couvert;
Qu’un par la force de la chaleur a vu le jour;
Qui sait vraiment? Qui le proclamera ici?
Où a-t-il été produit? D’où vient cette création?
Les dieux sont venus après, avec la création de cet univers.
Qui sait donc d’où il vient ?
Si la volonté de Dieu l’a créé, ou s’Il était muet;
Peut-être qu’il s’est formé lui-même, ou peut-être qu’il ne l’a pas fait;
Seul celui qui en est le surveillant au plus haut des cieux sait,
Lui seul sait, ou peut-être qu’il ne sait pas.
Cet hymne est l’une des racines de la philosophie hindoue

Le Rigveda contient des récits de conflits entre les Aryas et les Dasas et les Dasyus. Il décrit Dasas et Dasyus comme des gens qui ne font pas de sacrifices (akratu) ou qui n’obéissent pas aux commandements des dieux (avrata). Leur discours est décrit comme mridhra qui pourrait diversement signifier doux, grossier, hostile, méprisant ou abusif. D’autres adjectifs qui décrivent leur apparence physique sont sujets à de nombreuses interprétations. Cependant, certains savants modernes comme Asko Parpola relient les Dasas et les Dasyus aux tribus iraniennes Dahae et Dahyu et croient que les Dasas et les Dasyus étaient les premiers immigrants indo-aryens qui sont arrivés dans le sous-continent avant les Aryens védiques. Avec sympathie, Bronkhorst a soutenu que la plaine centrale du Gange était dominée par une culture indo-aryenne apparentée mais non védiqueune différence également notée par Samuel.


Les récits de conflits militaires entre les différentes tribus des Aryens védiques sont également décrits dans le Rigveda. Le plus notable de ces conflits a été la bataille des Dix Rois, qui a eu lieu sur les rives de la rivière Parushni (moderne Ravi). La bataille a été livrée entre la tribu Bharatas, dirigée par leur chef Sudas, contre une confédération de dix tribus. Les Bharatas vivaient autour des régions supérieures de la rivière Saraswati, tandis que les Purus, leurs voisins occidentaux, vivaient le long des régions inférieures de Saraswati. Les autres tribus habitaient au nord-ouest des Bharatas dans la région du Pendjab. La division des eaux de Ravi aurait pu être une raison de la guerre. [La confédération des tribus a essayé d’inonder les Bharatas en ouvrant les digues de Ravi, pourtant Sudas est sorti victorieux dans la bataille de Dix Rois. Purukutsa, le chef du Purus, a été tué dans la bataille et le Bharatas et le Purus ont fusionné dans une nouvelle tribu, le Kuru, après la guerre.

Les trente- quatre tribus rigvédiques


1- Alina (Rig Veda 7.18.7) - Ils étaient probablement l’un des clans vaincus par Sudas au Dasarajna:I 39 et il a été suggéré qu’ils vivaient au nord-est de Nurestan, parce que beaucoup plus tard, au cours du 7ème siècle de notre ère, leur terre a été mentionné par le pèlerin chinois Xuanzang.:I 39
2-Anu est un terme védique sanskrit pour l’un des 5 clans principaux dans le Rigveda, RV 1.108.8, RV 8.10.5 (les deux fois énumérés avec le Druhyu) et, beaucoup plus tard aussi dans le Mahabharata. À la fin de la période védique, l’un des rois Anu, le roi Anga, est mentionné comme un "chakravartin" (AB 8.22). Ānava, la dérivation vrddhi d’Anu, est le nom d’un souverain dans le récit rigvédique de la bataille des Dix-Rois (7.18.13) et à 8.4.1 avec le Turvaśa (clan). Le sens ánu "vivant, humain" (Naighantu) ne peut pas être corroboré pour le Rigveda et peut avoir été dérivé du nom tribal.
3- Āyu
4- Bhajeratha
5- Bhalanas - Les Bhalanas étaient l’un des clans qui ont combattu Sudas dans la bataille de Dasarajna. Certains chercheurs ont fait valoir que les Bhalanas vivaient dans le Kabulistan et que le col de Bolan tire son nom des Bhalanas.
6- Bharatas - Les Bharatas sont un clan aryen mentionné dans le Rigveda, en particulier dans le Mandala 3 attribué à la sage Bharata Vishvamitra et dans le Mandala 7. Bharatá est également utilisé comme un nom d’Agni (littéralement, "à entretenir", c’est-à-dire le feu devant être maintenu en vie par les soins des hommes), et comme nom de Rudra dans la RV 2.36.8. Dans l’un des "hymnes fluviaux" RV 3.33, le clan Bharata tout entier est décrit comme traversant, avec leurs chars et leurs chariots, au confluent du Vipash (Beas) et du Shutudri (Satlej). Les hymnes de Vasistha dans Mandala 7 (7.18 etc.) mentionnent les Bharatas comme protagonistes de la bataille des Dix Rois, où ils sont du côté victorieux. Ils semblent avoir réussi dans les premières luttes de pouvoir entre les différents clans aryens et non aryens d'ailleurs ils continuent à dominer les autres tribus dans les textes post-Rigvedic, et plus tard dans la tradition (épique), le Mahābhārata, l’ancêtre éponyme devient Bharata Chakravartin, conquérant de 'toute l’Inde', et son clan et son royaume s’appelle Bhārata. "Bhārata" est aujourd’hui le nom officiel de la République de l’Inde.
7- Bhrigus
8- Chedi
9- Dasa (dāsa, 'servant')
10- Dasyu (iranien : Dahyu, mentionné en latin comme : Dahae, en grec comme : Daai)
11- Dṛbhīka[
12- Druhyus - Les Druhyu étaient un peuple de l’Inde védique. Ils sont mentionnés dans le Rigveda, habituellement avec le clan Anu. Certains des premiers chercheurs les ont placés dans la région du Nord-Ouest. Les derniers textes, l’Épique et les Puranas (I 39, les localisentdans le "nord", c’est-à-dire, en Gandhara, en Aratta et en Setu. (Vishnu Purana IV.17) Les Druhyus (sous Angara) furent chassés du pays des sept fleuves par le roi Mandhatri de la dynastie Ikshvaku.. Leur roi suivant, Gandhara, s’installa dans une région du nord-ouest qui devint alors connue sous le nom de Gandhāra. Les fils du roi Druhyu plus tard Pracetas aussi s’installent dans la région "nord" (udīcya)
13- Gandhari
14- Gungu
15- Dynastie Ikshvaku
16- Krivi
17- Kikata
18- Kuru
19- Mahīna
20- Malankhara
21- Maujavant
22- Matsya
23- Nahuṣa
24- Paktha.
25- Panis (Il est à remarquer que "Parni" est un synonyme d'iranien, ce qui peut être une coïncidence... ou pas).
26- Pārāvata
27- Parsu (Parśu) - Les Parsus sont apparentés aux Perses. Ceci est basé sur la preuve d’une inscription assyrienne de 844 avant J.C. se référe aux Perses sous le nom de "Parshu", et l’inscription de Behistun de Darius I de Perse se référant à "Parsa" comme la maison des Perses.
28- Puru (Pūru)
29- Ruśama
30- Sārasvata
31- Srñjaya
32- Tritsu Les Tritsus sont un sous-groupe du Puru qui sont distincts des Bharatas mentionnés dans Mandala 7 du Rigveda (dans les hymnes 18, 33 et 83). Sous le roi Sudas ils ont vaincu la confédération de dix rois avec l’aide des Bharatas à la bataille des Dix Rois.
33- Turvasa (Turvaśa)
34- Yadu

(1) Note importante: Traditionnellement, on fait venir les "Aryens" des hauts- plateaux d'Iran... c'est logique puisque le terme Iran dérive d'Arya (Seigneur). Néanmoins, l'archéologie et surtout la linguistique semble à présent désigner une zone en forme de larme q qui part de la rive est de la mer Caspienne, entoure la mer d'Aral avant de s'effilocher lentement vers le nord-est. D'autres cultures comme celle des tombes de Gandhara ou la culture des peintures grises (toutes deux en Inde), antérieures à la civilisation védique ont de fortes chances d'appartenir à l'ère culture indo-aryenne... et ceux des siècles avant l'immigration/invasion supposée des Indo-iraniens (terme à préférer à "Aryen"... qui évoque un moustachu colérique et des bruits de bottes). Il est probable qu'il faudra attendre l'invention de la machine à remonter le temps pour ramener une preuve définitive, mais les spécialistes sont de plus en plus persuadés que la culture védique est née d'un diffusionnisme culturelle et non d'une immigration.

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Message par Préhistorique le Sam 12 Sep - 15:47

On pense à présent qu'un bouleversement climatique ou une épidémie aurait provoqué l'effondrement de la civilisation de l'Indus.

Dans la mythologie hindoue sept rivières sacrées dont le Gange, L’ Indus et le Sarasvati. On suppose que le Sarasvati abgien existé, il coulait dans le désert de Thar parallèlement à l'Indus. Plus tard des mouvements tectoniques auraient détourné le cours supérieur vers celui du Gange, asséchant son cours inférieur. Ça ne peut expliquer la fin de cette civilisation à lui tout seul car d'autres régions sont resté arrosée par l'Indus et le Gange mais ça a du y contribuer.

Civilisations mystérieuses de l'Asie 483px-Sarasvati-ancient-river

1 rivière ancienne
2 rivière actuelle
3 désert actuel du Thar
4 ancien rivage
5 rivage actuel
6 ville actuelle

Civilisations mystérieuses de l'Asie Carte_Indus

On peut voir que des sites harappéens sont alignés sur cet ancien fleuve.

Néanmoins, l'archéologie et surtout la linguistique semble à présent désigner une zone en forme de larme qui part de la rive est de la mer Caspienne, entoure la mer d'Aral avant de s'effilocher lentement vers le nord-est.

La culture D'Andronovo ?

Civilisations mystérieuses de l'Asie 220px-Indo-Iranian_origins
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Message par Anaxagore le Lun 14 Sep - 16:38

Oui, la culture d'Andronovo.
Mais il ne s'agit que d'une théorie.
JPour ma part, je pense qu'il y a eu une diffusion culturelle sans émigration.

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Message par Emile Ollivier Hier à 14:52

Vraiment passionnant ce sujet. Vivement que tu parles des Thokariens Smile
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Message par Anaxagore Hier à 16:04

Les tokhariens, oui c'est prévue.

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