[CR]Un Port Algérien en été de 1940 (Mers el Kébir)

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[CR]Un Port Algérien en été de 1940 (Mers el Kébir)

Message par Berold le Sam 8 Sep - 23:31

Mers el Kébir. 3 Juillet 1940.

Tour 0 :

- L’Amiral Anglais James Somerville  commandant la Force H pose un ultimatum de reddition au Vice-amiral Marcel Gensoul qui commande la Flotte de Raid en rade de Mers el Kébir. Il est 15h15.
- Marcel Gensoul apprend par le Vice-amiral d’escadre Le Luc que les flottes de Toulon et d’Alger vont se porter à son secours pour stopper l’action des Britanniques. Les Anglais ayant intercepté cette communication, Churchill ordonne à Somerville de détruire la Flotte de Raid.
- Etant au courant des intentions anglaises Darlan intime l’ordre à Gensoul de tenter une sortie pour sauver la Flotte. Le Vice-amiral ne perd pas de temps. C’est une course contre la montre qui s’engage. Toutes les forces vives sont mobilisées pour parer à la manœuvre.

Tour 1, Initiative anglaise :

- Le Résolution et le Valiant se déploient de part et d’autre de l’Ark Royal pour regrouper au centre du dispositif anglais les navires français qui seront pris sous le feu du HMS Hood. Les croiseurs Arethusa et Emerald restent en arrière pour cueillir les navires français qui échapperaient au croiseur de bataille.
- L’Amiral Gensoul fait appareiller la Flotte de Raid. La manœuvre ne passe pas inaperçue aux Anglais. Un par un les navires quittent la rade.
- Somerville fait miner par l’aviation la passe de Mers el Kébir qui conduit vers la Haute mer. Il est 16h53.
- L’Amiral Esteva annonce que le Dunkerque et la Bretagne qui ouvraient la route à l’escadre ont subis des avaries suite à leurs collusions avec des mines. Les bateaux retournent au port. Ils ont néanmoins dégagé un passage pour les autres bâtiments.
- Les Français se déploient. Les deux escadrilles de Latécoère du Commandant Teste décollent et repèrent le Hood qui stationne à la sortie de la passe de haute mer. Deux torpilles bien placées cueillent à froid les Anglais. “Boom. Boom“. Deux Coups au But. Somerville à une suée glacée. « Ca ne change rien. » tente-il de rassurer ses subordonnés. « On les attend. »
- L’Ark Royal fait décoller ses Swordfishs. Les aviateurs foncent sur le Provence…. Qui repousse l’attaque aérienne.
- Un Latécoère isolé repère un destroyer en tête du déploiement britannique, le prend en chasse, lui envoie une torpille. L’Anglais est envoyé par le fond.
- Le capitaine de Vaisseau Louis E Collinet qui commande Le Strasbourg se dégage le passage en coulant, sans coup férir, un destroyer anglais trop impétueux.
- De son côté le Provence ouvre le feu sur deux destroyers Anglais. L’un explose et coule à pic, l’autre touché réussit à s’enfuir. Ce dernier ne va pas bien loin. Repéré par un sous-marin français, il reçoit un torpille qui l’achève.

Tour 2, Initiative française :

- Le Hood et son escorte détruisent l’impétueuse escadrille de Latécoère qui les menaçait.
- Un destroyer anglais repousse un Latécoère qui le poursuivait.
- Le Résolution et son escorte s’engage dans un combat rapproché avec des destroyers français. Deux bâtiments français sont touchés, un autre est coulé. Le Résolution est pris sous le feu croisé des navires de Gensoul qui ne lui font aucun quartier. Arrosé d’obus, le croiseur anglais craque de toute part et accompagné de son escorte disparaît corps et bien au large d’Oran.
- Le Provence coule un destroyer anglais venu le titiller.
- Une escadrille de D-520 du GC III/3 basée à Oran annihile l’une des escadrille de Swordfish de l’Ark Royal qui attaquait le Strasbourg.

Tour 3, initiative française :

- L’Ark Royal repousse une attaque aérienne de Latécoère.
- Le Strasbourg échappe à l’attaque de Swordfish qui le ciblaient.
- Un destroyer français passe au travers d’un bombardement de Swordfish.
- Une escadrille de D-520 du GC II/3 basée à Alger met en échec le raid d’Hydravions anglais venus sur zone.
- L’Amiral Somerville fait avancer le Hood à portée de tir des navires français. « Nous nous exposons à leurs tirs Sir. », « Nous pouvons résister, et notre puissance de feu est supérieure. », «  Le Strasbourg en approche Sir. », « Fire. ».
- Le Hood ajuste le Strasbourg qui file sous son nez. Sous le bombardement intense du Hood, le Strasbourg touché de plein fouet explose et coule à pic. Un long flottement se fait sentir dans l’amirauté française. Gensoul est comme saoulé par la nouvelle.
- Sur le Provence le Lieutenant de Vaisseau Cherrière n’a pas perdu son sang froid. « Vengeance. ». Le Provence fait rugir toutes ses pièces sur le Battleship Anglais. Sa soute à munitions est touchée. « Boom. », le navire anglais explose, Somerville meure dans les flammes, et s’enfonce dans la Méditerranée perdu à jamais.
- Le Provence augmente sa vitesse et gagne la Haute Mer escorté par le restant de la Flotte de Raid. Des Curtiss “Hawk“ 75 arrivés sur site depuis Rabat-Salé sécurisent l’espace aérien au-dessus de Cherrière.

Tour 4, initiative française :

- Les sous-marins français Ariane et Danaë qui filent en tête de convoi repère les croiseurs Arethusa et Emerald restés à l’arrière de la force d’attaque anglaise.
- L’Ark Royal quitte les lieux escorté par les croiseurs anglais.
- La Flotte française rejoint Toulon.

Répercutions historiques :

L’affaire de Mers el Kébir renforce les Français dans l’idée que leur Marine est un élément essentiel de leur force de protection, jamais battue. Hitler est maintenant persuadé que la France est prête coût que coût à défendre son Empire et sa neutralité, et rejette toute alliance avec les Anglais. Pourtant Pétain joue le rôle de modérateur vis-à-vis d’un Churchill énervé par la tournure des évènements : «  Une défaite vous suffit. Garder donc vos forces pour lutter contre vos ennemis déclarés ». Les relations diplomatiques entre Paris et Londres n’en sont pas moins rompues, mais les Britanniques n’envisagent plus d’actions immédiates contre l’Hexagone, au grand d’âme de De Gaulle. Pétain en s’appuyant sur l’Amiral Darlan profite du moment pour instaurer en pleine gloire son régime autoritaire. Nous sommes le 10 juillet 1940.

L’Amiral Gensoul auréolé devient le nouveau Commandant de la Flotte de Toulon. Il remplace l’Amiral Laborde avec qui Darlan était en conflit. Le Maréchal Pétain en est un peu contrarié, mais ne peut refuser cette faveur à un Darlan en pleine confiance. Ainsi le 27 novembre 1942, quand Darlan ordonne à Gensoul d’appareiller pour rallier les Américains à la suite de l’invasion allemande de la Zone Libre, les navires Français s’échappent vers l’Algérie pour continuer la guerre aux côtés des Alliés. La Flotte Française avec un Dunkerque et la Bretagne renfloués participera à la Campagne d’Italie et au Débarquement de Provence, et les Marins auront depuis une place particulière dans le cœur des Français.
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Re: [CR]Un Port Algérien en été de 1940 (Mers el Kébir)

Message par Thomas le Dim 9 Sep - 13:36

Message de modération : sujet déplacer dans la partie CR et Wargames.

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