LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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Message par Emile Ollivier le Sam 8 Juil - 16:58

Édition de Septembre 1940 : Dénonciation des Accords de Munich.

Mise à jour du 17 Juin pour tenir compte des remarques du forumeur Loki sur les munitions de la Royale et sa capacité de combat faîtes sur le forum Air-Défense
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Emile Ollivier

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Sam 19 Aoû - 9:52

Octobre 1942

Dans le Pacifique, la supériorité numérique et matérielle des Alliés en Nouvelle-Calédonie est désormais évidente. Les Japonais tentent de s'accrocher au nord de l'île mais, la défaite devenant plus qu'évidente, le commandant japonais finit par ordonner une charge suicide sur les assaillants Franco-Américains ! Cette charge prend tellement au dépourvu les Alliés qu'au début, les premières lignes alliées sont massacrées par les Nippons puis, les Marines et le Bataillon de Marche du Pacifique se ressaisit et finit par avoir raison à coup de mitrailleuses lourdes de la courageuse mais folle attaque japonaise… Seule une poignée de soldats japonais furent prit vivants.



Yamamoto est bien conscient qu'en dépit des lourdes pertes subis par les 2 camps en terme de Porte-avions, c'est bien les Alliés qui sont dans une meilleure situation que l'Empire du Soleil levant dans ce domaine. En effet, non seulement leur capacité à reconstruire de nouvelles unités de type est largement supérieure à celle des Japonais, mais en plus, ceux-ci peuvent également rapatrier des Porte-avions depuis le Front de l'Atlantique ! Ordre est donc donné de transformer le Cuirassé en cours de construction Shinano en Porte-avions et de prioriser la construction de nouvelles unités de ce type sur celles des Cuirassés et autres Croiseurs.

Mais les Alliés n'ont pas l'intention de retirer leurs Porte-avions de l'Atlantique et préfèrent attendre d'avoir construit de nouvelles unités avant de lancer l'assaut contre l'Empire que s'est taillé Hiro Hito. En effet, ils se préparent à débarquer en Sicile et dans cette optique, s'emparent des îles de Pantelleria et de Lampedusa.



En URSS, la bataille pour Stalingrad se poursuit. Les Soviétiques se battent comme des lions face à des Allemands mieux équipés. Néanmoins, à la fin du mois, les Allemands sont toujours englués dans le centre-ville tandis que des points stratégiques comme les usines Barricades et Octobre rouge continuent d’être tenus par les forces russes. La raison de ces insuccès allemands est notamment la présence importante de l’aviation soviétique dans le ciel de la ville, ce qui fait que la 6ème Armée est presque autant bombardée que les forces soviétiques. Or, pendant ce temps, d’importantes forces soviétiques commencent à être massées sur les flancs de la 6ème armée allemande en vue d’une contre-offensive.


À Stalingrad, la domination de la Luftwaffe est contestée

Staline déclare au représentant de l'Associated Press en Union soviétique que « l'aide alliée n'a eu jusqu'à maintenant qu'un effet négligeable comparé à l'aide que l'Union soviétique donne en attirant sur elle la majorité des forces ennemies. »

Pourtant, les Alliés occidentaux ne chôment pas pour aider l'URSS dans son effort de guerre contre le Reich. Cependant, l'Opération Title/Titre visant à détruire le Tirpitz avec des hommes-grenouilles en vue de faciliter le passage des convois de l'Arctique est un échec.

À Alger, la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis annoncent la création d'une commission des Nations unies pour enquêter sur les crimes commis par les puissances de l'Axe. La livraison et le jugement des criminels de guerre est maintenant une condition pour tout armistice.Une punition juste et sûre sera décernée aux "meneurs responsables du meurtre organisé de milliers de personnes innocentes, et la commission des atrocités qui ont violé chaque principe de la foi Chrétienne." Il ne doit cependant y avoir aucune représailles massive.

Dans le même temps, les 3 Grands se déclarent prêt à renoncer à leurs droits extraterritoriaux en Chine.

Hitler ordonne l’exécution de tous les membres des Commandos ou Corps Francs alliés capturés.


Philippe Kieffer, héros des Corps francs de la République

Une nouvelle fois, de Gaulle s'adresse aux Français

« Pour paralyser la France dans le combat qu'elle mène pour sa grandeur et pour sa vie, la trahison redouble en ce moment d'ardeur. Pour arracher à la France du travail, des matières premières, des victimes, afin de les fournir au Reich, la trahison se hâte et se multiplie. Le " Père la Défaite" a très exactement défini le caractère de ces opérations : " Il s'agit, a-t-il dit, de défendre la France contre elle-même. "

Toutefois, comme la France préfère se défendre contre l'ennemi et que, d'ailleurs, elle sent dans le fébrile acharnement des traîtres quelque chose de désespéré, elle passe à la résistance générale.

Dans cette guerre totale, la volonté d'une grande nation, fût-elle pour l'instant enchaînée, est une force énorme qui peut devenir décisive, surtout quand c'est la volonté de la France. Or, la conduite de la nation française dans l'affaire des 266 000 ouvriers spécialistes réclamés par M. Hitler prouve au monde tout entier que notre peuple est engagé dans le combat actuellement le plus nécessaire, je veux dire dans la révolte contre les chefs de trahison.

Oui ! C'est le combat le plus nécessaire et aussi le plus efficace dans les circonstances d'aujourd'hui, en attendant qu'il soit possible d'abattre l'ennemi directement. Ce combat dispute à Hitler l'appoint de main-d'œuvre qualifiée qui lui est indispensable pour fabriquer le matériel de ses dernières armées. Ce combat montre le rang qu'occupe la France parmi les nations en guerre contre l'abominable Allemagne, l'insolente Italie et le Japon barbare. Ce combat est un appel pressant jeté par la douleur et l'amitié de la France à la stratégie alliée. Ce combat permet à la France, en se voyant telle qu'elle est, massive et rassemblée, de se réconforter elle-même d'une espèce de confiance profonde et d'une sorte de terrible joie.

Ainsi, tandis que le courage prodigué par nos combattants sur tous les champs de bataille de la terre, les coups qu'ils portent, le sang qu'ils répandent, ramènent dans la nation entière l'espérance et la fierté, réciproquement le redressement éclatant de la patrie transporte nos soldats d'une ardeur multipliée.

Les misérables qui s'imaginent pouvoir séparer moralement la nation de ses défenseurs, les malheureux qui se figurent être en mesure de jouer quelque jeu personnel à part du jeu de la nation, les naïfs qui, voyant la mer monter sur les diverses plages françaises, se refusent à comprendre qu'il n'y a qu'une seule marée, en seront pour leur honte et pour leur erreur. Ce qui est indivisible ne sera pas divisé.

Hardi ! Soldats français en Afrique, en Amérique ou dans le Pacifique, marins français sur toutes les mers, aviateurs dans tous les ciels ! Hardi ! Ouvriers, paysans, bourgeois, prêtres français qui souffrez et luttez sur chaque arpent de la patrie. Hardi ! Groupements, de résistance qui avez mission d'organiser et de conduire les masses françaises dans la grande bataille de l'insurrection nationale. Tous, nous marchons au même combat, du même pas, derrière le même drapeau, comme un jour, je vous le promets, nous nous confondrons tous ensemble dans la même foule immense et fraternelle de la Victoire. »
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Lun 21 Aoû - 16:48

Novembre 1942

En URSS, les Soviétiques déclenchent l’opération Uranus. Ils attaquent les flancs démesurément étirés de la 6ème Armée allemande, protégés par l’Armée roumaine, et encerclent celle-ci dans les ruines de Stalingrad.


Un soldat roumain sur le Front de l'Est

En parallèle, les Soviétiques déclenchent l'opération Mars sur le Front centre contre une Armée allemande considérablement affaiblie par les ponctions ordonnées par Hitler en vue d'alimenter l'offensive contre le Caucase et Stalingrad. Si les Soviétiques échouent à reprendre directement Smolensk, ils arrivent néanmoins à environ 100 KM de la cité.

Le 8 Novembre 1942 est déclenchée l'Opération Torch/Torche, le débarquement allié en Sicile. C'est la première opération militaire des Alliés occidentaux sur le continent européen depuis la chute de la Grèce, en Avril 1941. Elle a pour objectif de soulager la pression allemande sur l'Armée rouge et de porter la guerre au cœur du territoire d'une des puissances de l'Axe, l'Italie.

Malgré des opérations pour intoxiquer les services secrets nazis, les défenses de l'île sont importantes. En plus de l'Armée italienne, on compte en Sicile des troupes d'élites allemandes bien équipées. La France engage sa 1ère Armée qui comprend sa précieuse 1ère division blindée (commandée par le Général Touzet du Vigier), des corps francs de Parachutistes chargées de semer le chaos derrière les lignes de l'Axe et une bonne partie des forces qu'elle a rassemblée en Afrique et que l'Amérique a rééquipée.


Le Général Jean Touzet du Vigier

Cela permet aux Alliés de disposer sur le papier de forces supérieures en nombre aux troupes de l'Axe présentes sur l'île, pourtant fort nombreuses. De plus, grâce au travail des mathématiciens polonais Marian Rejewski, Jerzy Rozycki et Henryk Zygalski, réfugiés en Algérie depuis Juin 1940 et qui ont cassé Enigma, la machine à crypter des Nazis, les Alliés occidentaux connaissent dans une large mesure le dispositif et les plans germano-italiens.

À l'Est du dispositif allié, la 8ème Armée britannique du Général O'Connor doit débarquer au sud est de la Sicile, autour du cap Passero et du golfe de Noto. Au centre, autour de Gela, se trouve la 1ère Armée française du Général Giraud. Enfin, sur le flanc ouest des forces alliées, dans la région d'Agrigento, on trouve la 7ème Armée américaine du Général Patton.

Forts de cette importante force de frappe, les premières opérations de Torch/Torche se déroulent bien et les Alliés établissent rapidement une tête de pont au sud-est de la grande île. Tandis que les Britanniques remontent le long de la côte orientale de l'île vers Messine, l'Armée US, épaulée par l'Armée française à sa droite, se charge de chasser l'Axe de la partie occidentale de l'île.



C'est l'armée française, qui subira courageusement la vigoureuse contre-attaque des Panzers allemands sur Gela. Les Allemands utilisent notamment comme fer de lance des quasi-invincibles chars Tigre. Les Français se battent cependant comme des lions tandis qu'Eisenhower fait des bataillons de chars Tigre la cible prioritaire de l'aviation et de la marine alliée. Finalement, cette résistance héroïque permet de stopper la marche en avant de ces monstruosités mécaniques et de solidifier la tête de pont.



Par ailleurs, la contre-offensive allemande a dû subir une violente attaque des blindées de Patton sur son flanc Ouest, qui permit, en plus de la résistance héroïque des soldats de Giraud, d'écraser les forces allemandes. Au soir de la bataille, a lieu le célèbre poignée de main entre le Général américain et le Colonel de Hauteclocque de la 1ère Division blindée, immortalisée par Robert Capa.



D'ailleurs Giraud, fort mécontent, fera tout pour se faire photographier aux côtés d'Eisenhower. Trop tard, la légende du courageux picard était en marche.



Une fois la victoire acquise, les Alliés peuvent reprendre l'offensive. Or, alors que les Britanniques se heurtent à de puissantes positions allemandes au sud de Messine, positions s'appuyant sur la géographie montagneuse de l'île, les Franco-Américains s'emparent de Palerme et de la moitié occidentale de la Sicile.

En Yougoslavie, Tito, installé à Bihac en Bosnie, ville qu'il a arraché aux collaborateurs croates, fonde l'Armée nationale de libération et un Conseil antifasciste détenteur de l’autorité civile et présidé par Ivan Ribar, ancien président de l'Assemblée constituante de 1920. Ce conseil précisera ses vues sur l'avenir de la Yougoslavie et se déclarera favorable à une forme fédérative, avec une large autonomie pour les Républiques.


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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Thomas le Lun 21 Aoû - 20:22

Enfin de retour.
On devrai interdire les vacances aux uchronistes.

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Anaxagore le Lun 21 Aoû - 20:33

Malgré des opérations d'intoxication des services secrets nazis,
La phrase est maladroite on peut croire que c'est les services secrets allemands qui intoxiquent les Alliés.

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Mar 22 Aoû - 10:18

Merci à vous deux !

Anaxagore

"Malgré des opérations pour intoxiquer les services secrets nazis"

Cette phrase est meilleure ?
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Anaxagore le Mar 22 Aoû - 10:46

oui, c'est mieux

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Mar 22 Aoû - 10:50

Ok je corrige Wink
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Sam 26 Aoû - 21:39

Décembre 1942

Suite à la défaite en Nouvelle-Calédonie, l'Amiral Yamamoto se rend en première ligne dans le Pacifique sud en vue de remonter le moral des unités japonaises sur place. Cette opération sera un grand succès de propagande.


Yamamoto saluant ses hommes à Rabaul

En Union soviétique, les Allemands déclenchent l’opération « Tempête d’Hiver » avec à sa tête Van Manstein en vue de briser l’encerclement de la 6ème armée par les Soviétiques. Mais les Allemands tombent sur un os constitué de forces soviétiques bien supérieures à ce qu’ils avaient prévus et qui renforcent encore plus la supériorité numérique russe par rapport à la force de Manstein. Au bout de quelques jours, non seulement les Soviétiques ont contenu « Tempête d’Hiver » mais ils déclenchent « Saturne », leur propre offensive vers l’ouest. L’État-major allemand ordonne alors la retraite des forces engagés plus au sud dans le Caucase. La 6ème Armée est condamnée mais il faudra atteindre Janvier pour que son commandant, Von Paulus, qu’Hitler a nommé Maréchal pour le contraindre au suicide, ne signe la reddition de ses forces.


L'Opération Tempête d'Hiver s'enlise dans la steppe enneigée

Au Nord de la Norvège, une nouvelle grande bataille oppose les U-Boots aux Alliés qui tentent de faire passer un important convoi en direction de l'Union soviétique en profitant de la nuit polaire. Désormais, la Marine de surface du IIIème Reich ne sort plus de ses bases et ne sert plus que d'épouvantail (surtout en ce qui concerne le Tirpitz) et à protéger les côtes norvégiennes contre un débarquement allié qu'Hitler juge cependant improbable, la France membre important de la Coalition alliée faisant sûrement pression pour prioriser la libération de son territoire à celle de la Norvège.

En Sicile, une horrible guerre d'usure a lieu autour de Catane, transformée en forteresse par Kesselring. O'Connor, qui veut éviter un Stalingrad méditerranéen, ordonne de contourner la position axiste par l'intérieur des terres en vue de reprendre la marche sur Messine. Plus à l'ouest, Patton et Giraud progresse également vers cet objectif après avoir occupés Palerme mais finissent bloqués à Santo Stefano. Cependant, Giraud sortit alors sa carte maîtresse, ses redoutables goumiers marocains qui transpercèrent les défenses germano-italiennes en passant directement par les montagnes les plus inaccessibles. Patton se jeta sur l'occasion et lança ses blindées sur les troupes de l'Axe qui se repliaient, s'ouvrant la route de Messine.


Soldats britanniques progressant dans les ruines de Catane

Kesselring, bien que génial organisateur, ne put organiser la retraite sur Regio di Calabre, ville du continent la plus proche de la Sicile et située en face de Messine. Seuls quelques centaines de fuyards italiens comme allemands purent rejoindre l'Italie continentale. Un énorme butin fut pris par Patton qui ne se fit pas prier pour fanfaronner et se faire photographier devant celui-ci. Mais il n'oublia pas les Français, en bon Francophile, et vanta leurs mérites aux médias anglo-saxons.

La Sicile est tombée en un peu plus d'un mois tandis que des milliers de défenseurs sont contraint à la reddition. C'est une grande victoire pour les Alliés d'autant qu'à la surprise générale, elle entraîne quelques jours plus tard la chute de Mussolini, chute célébrée dans la liesse par le peuple italien dans ce qu'on appellera « Le Noël de la Liberté », le dictateur ayant été renversé le 25 Décembre 1942.



Pour les Allemands capturés, c'est la stupéfaction la plus complète comme le montrent si bien les films pris par les actualités militaires alliées.

Le nouveau gouvernement dirigé par le Maréchal Badoglio prend immédiatement langue avec les Alliés en vue de la signature d'un Armistice. Les Français insistent cependant pour que si l'Armée italienne en Yougoslavie décide de ne pas combattre les Allemands (dont la réaction brutale est à prévoir), celle-ci cède au moins ses armes en priorité aux Tchéniks et non aux Partisans de Tito. La satisfaction du Roi Pierre II et de son gouvernement qui se sentait de plus en plus marginalisé est grande. Cependant, les autorités italiennes craignent tellement les Allemands qu'elles décident de garder le secret sur les négociations avec les Alliés et de ne pas envoyer d'instructions à ses forces par peur que les Allemands ne les interceptent !


Pietro Badoglio

En Grande Bretagne, publication du rapport Beveridge qui y est très bien accueilli. En effet, il propose la création d'une sécurité sociale après la guerre.


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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Maraud le Dim 27 Aoû - 12:28

Giraud en héro, c'est très rigolo.

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Dim 27 Aoû - 15:47

Giraud a quand même eu droit à son "troll" avec le coup de la photo aux côtés d'Eisenhower :p

Mais les vrais héros ce sont les Marocains Smile
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Maraud le Dim 27 Aoû - 16:21

Tu veux dire "Les Alliés de la France; qui lui sont reconnaissant pour toutes ces années de bienveillances envers eux" j'espère?

Gauchiste

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Dim 27 Aoû - 17:20

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Ven 1 Sep - 17:46

Janvier 1943

Les Alliés, prudents (en dépit de la conclusion d'un armistice secret avec le gouvernement Badoglio), débarquent bien au sud de Rome, à Regio di Calabre tout d’abord (6 Janvier) puis dans la région de Salerne (12 Janvier) ce qui n’empêchent pas les troupes alliées de tomber sur des soldats allemands et italiens qui résistent avec acharnement. Les soldats alliés devant notamment repousser les contre-attaques enragées d'une division de Panzers.



En effet, si Mussolini est tombé, les responsables de sa chute maintiennent toujours la fiction que l’Italie reste en guerre dans l’espoir de duper les Allemands. Pire, des troupes italiennes affrontent les Alliés aux côtés des Allemands autour de Salerne, à la grande fureur des dirigeants alliés.

Mais l’espoir du gouvernement Badoglio s’avérera vain.

Alors qu’ils subissent de lourdes pertes face à la contre-offensive soviétique menée par Joukov dans le contexte de la bataille de Stalingrad, les allemands ont encore suffisamment de réserves pour envoyer des troupes occuper la péninsule italienne sous prétexte de la défendre face à l’invasion alliée.

En effet, ceux-ci se doutent bien des intentions du nouveau gouvernement italien de capituler.

De plus, ces renforts peuvent tranquillement marcher vers le sud de l'Italie, vu que Rome est toujours officiellement l'alliée de l'Allemagne.

Les Italiens se sont fort mal organisés. En effet, pour garder le secret sur leurs intentions, ils n’ont donnés aucune instruction à leurs forces sur les mesures à prendre suite à l’annonce de la capitulation.

Désireux de forcer Badoglio et Victor-Emmanuel III à ordonner aux soldats italiens de cesser de combattre leurs troupes, les dirigeants occidentaux font annoncer par Radio-Alger la teneur de l'accord secret conclu entre eux et les Italiens. Ceux-ci, penauds, doivent à leur tour annoncer l'armistice à leurs concitoyens.

Or, comme les unités allemandes et italiennes sont souvent proches les unes des autres, ce qui devait arriver arriva suite à l’annonce de l’armistice.

La majeure partie de l’Armée italienne est désarmée par les Allemands suite à cette annonce tandis que ceux-ci prennent rapidement le contrôle de l’Italie tandis que lors d’un raid audacieux, les Allemands libèrent Mussolini de sa captivité et le placent à la tête d’un État fantoche en Italie du nord, la République sociale italienne. Une République diminuée non seulement des territoires dont se sont emparés les Alliés mais également du Tyrol du sud, annexée par le Reich allemand, mais également de Trieste et de l'Istrie, transformée en gouvernorats militaires gérés directement par l'Armée allemande, tandis que le gouvernement de Badoglio s’est replié à Brindisi.


Soldats italiens partant en captivité

Le chaos est indescriptible autour de Salerne. Les soldats italiens se rendant en masse aux Alliés et se faisant soudain tirer dans le dos par ceux qui étaient encore leurs alliés 1 heure plus tôt ! Néanmoins, la soudaine disparition de l'Armée italienne du corps de bataille de l'Axe contraint cependant les Allemands à se replier plus au nord, sur Naples.

Les troupes françaises, elles, n’ont pas participé à l’opération Husky (le débarquement de Salerne). En effet, elles sont maintenues en réserve par Eisenhower pour se reconstituer en vue des opérations futures en Italie.

Cependant, tandis que la Wermacht a déjà abandonné la Sardaigne, du fait des bombardements massifs de l'aviation alliée, la Corse, dont les Flottes alliées font le blocus, coinçant la garnison allemande, voit la Résistance, l’une des plus actives de France métropolitaine, déclencher d'elle-même un soulèvement général contre l’occupant, soulèvement auquel se joint… la garnison italienne !

Les Allemands se battent avec opiniâtreté contre leurs anciens alliés et les Résistants corses.

Giraud a mal à son cœur de Français. Certes, il est un soldat obéissant et n'a pas une âme de rebelle mais il ne peut supporter l'idée de rester l'arme au pied pendant que la Corse meurt. Il prend de son propre chef contact avec Mandel qui n'hésite pas une seule seconde à approuver l'opération proposée par Henri Giraud.

L'officier propose, en effet, au Président du Conseil français de demander à Eisenhower d'envoyer la 1ère Armée française soutenir la Résistance corse et libérer l'île. Eisenhower cependant, tergiverse mais comprend rapidement que la Corse est un objectif non seulement  symbolique (elle sera la première portion de la Métropole française libérée) mais aussi stratégique. En effet, De Gaulle parvient finalement à convaincre le Commandant suprême des forces alliées en Europe d'accepter l'opération en lui expliquant que la présence alliée en Corse menacera les flancs des Allemands stationnés en Italie.

Eisenhower finit par céder et accepte le déclenchement de l'opération Vésuve.

La résistance allemande en Corse s’effondre rapidement suite à l’intervention de la 1ère Armée française, dans laquelle s’illustre encore une fois de plus le Colonel de la 1ère Division blindée, De Hautecloque. Giraud sera encensé par la presse alliée, qui à la vu de la chronologie, comprend bien que le Général français a dû faire pression sur Eisenhower pour sauver ses compatriotes.


Les Goumiers, déjà héros de la Bataille de Sicile, participent à la Libération de la Corse

La Corse est un symbole, elle est le premier territoire métropolitain libéré, en partie par la Résistance intérieure, en partie par l’Armée d’Alger.

Elle sera aussi un laboratoire pour l’organisation du retour de l’Administration républicaine en territoire français. Expérience des plus réussies avec la retour de l'autorité de l’État républicain en Corse par l'entremise de la réintégration dans ses fonctions du Préfet Jules Henri Anastase Petitjean.

En Mer Égée, Churchill décide de soutenir la garnison italienne des îles du Dodécanèse (colonie italienne qui comprend l’île de Rhodes), assaillie par les forces allemandes. L’opération est un succès et les Allemands sont chassés de l’île malgré la riposte de la Luftwaffe et l’envoi de parachutistes dans les îles tandis que la majeure partie de la garnison italienne rallie les Alliés, seule les Chemises noires restant fidèles à Mussolini et sa République sociale et sont donc internés. Churchill aimerait pousser plus loin et organiser un débarquement en Grèce continentale mais la dureté des combats en Italie et les ressources qu’ils nécessitent, la présence d’importantes forces allemandes en Grèce finissent par l’en dissuader.

Partout en Italie se forment des groupes de Partisans qui luttent contre l’envahisseur nazi tandis que certains soldats italiens en Yougoslavie rallient les Partisans de Tito ! Une fraction moins importante rallie de son côté les forces tchéniks. De plus, l’immense majorité des soldats italiens capturés par les Allemands refuseront d’être libérés contre un recrutement dans l’armée de la République sociale tandis que la Flotte italienne, ou plutôt ce qu’il en reste, a ralliée les Alliés.


Un Partisan italien

En Yougoslavie, toujours, la certitude d'une défection italienne puis le fait que cette crainte s'avérera fondée pour les Allemands, contraints ceux-ci à annuler l'offensive qu'ils avaient prévus de lancer contre Tito, qui les nargue depuis sa « capitale », Bihac. Mieux, les Partisans yougoslaves s'emparent de la majorité de l'armement abandonné par les soldats italiens en déroute !

Pour Mihailovic, c'est un grave échec. Le chef des Tchéniks a été pris de vitesse par les Partisans communistes non seulement en ce qui concerne la prise de leurs armes aux Italiens, mais également dans le domaine territorial, les Partisans ayant pris une part nettement plus importante des territoires yougoslaves occupés par l'Armée italienne que les Tchéniks. Cependant, il garde le soutien indéfectible des autorités d'Alger. Mais à Londres, on commencer à murmurer…

En Albanie, les Allemands réagissent également rapidement en occupant les villes du pays. Soucieux de s'attirer les bonnes faveurs des groupes nationalistes, ils proclament l'indépendance du pays, qui conserve la région du Kosovo.


Drapeau de l’État albanais collaborateur

A la fin du mois, Von Paulus, commandant l’armée allemande assiégée à Stalingrad, capitule à la tête de ses forces. Les Soviétiques ont gagné la bataille de Stalingrad.



Au Nord, durant ce mois de Janvier 1943, les Soviétiques parviennent à briser de nouveau le siège de Leningrad, permettant de ravitailler la Cité assiégée.

Les Allemands ont la prudence de retirer le Corps expéditionnaire italien de la ligne de Front russe avant la conclusion de l'Armistice par Badoglio. Officiellement car sa combativité est considérée comme trop faible du fait des pertes subies. En réalité, les Allemands n'ont plus confiance dans une armée italienne dont le gouvernement s'apprête à capituler.

Le 30 Janvier, les Britanniques célèbrent à leur manière l'anniversaire de la prise du pouvoir par les Nazis en lançant un raid sur Berlin. Le raid a lieu au moment où Goebbels et Goering tiennent un discours à l'occasion de cet anniversaire. Notons qu'Hitler lui-même ne tient pas de discours à cette occasion, premier signe du retrait du dictateur de la vie publique alors que les revers militaires commencent à se multiplier.

Face à cette situation, le Führer convoque le Roi de Bulgarie, Boris III, au Berghof (où se trouve Mussolini, libéré par des commandos allemands). Le dictateur allemand lui demande (ou plutôt lui ordonne) d’entrer en guerre contre l’URSS et l’envoi d’un Corps expéditionnaire bulgare sur place. Le monarque lui répond que cela est impossible, du fait, notamment, de la Russophilie de son peuple. Hitler entre alors dans une colère noire et tance si vertement le souverain bulgare que celui-ci en tombe malade. Il mourra quelques jours plus tard à Sofia. Son jeune fils, Siméon II, lui succède sur le trône. Cependant, non seulement la Régence mise en place n’enverra pas de troupes bulgares sur le front de l’Est mais en plus, elle entame des négociations de paix secrètes avec les Alliés.


Le Tsar Boris III

En Birmanie, échec d'une offensive britannique visant à reprendre Rangoon en dépit de la supériorité numérique alliée.
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Collectionneur le Ven 1 Sep - 21:43

Je signale un doublé sur la bataille de Sicile en septembre 1942 :

Patton ne se fit pas prier (saisi l'occasion en remplacement ? ) et lança ses blindées sur les troupes de l'Axe qui se repliaient, s'ouvrant la route de Messine.

Kesselring, bien que génial organisateur, ne put organiser la retraite sur Regio di Calabre, ville du continent la plus proche de la Sicile et située en face de Messine. Seuls quelques centaines de fuyards italiens comme allemands purent rejoindre l'Italie continentale. Un énorme butin fut pris par Patton qui ne se fit pas prier pour fanfaronner et se faire photographier devant celui-ci. Mais il n'oublia pas les Français, en bon Francophile, et vanta leurs mérites aux médias anglo-saxons.
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Lun 4 Sep - 9:41

Merci Collectionneur Smile

Je modifie cela.
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Korobeiniki le Lun 4 Sep - 10:39

J'ai rattrapé mon énorme retard de ces derniers mois, beaucoup de lecture mais ce fut passionnant ! Hâte de lire la suite ! Wink
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Lun 4 Sep - 11:20

Merci Korobeiniki !!!
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Message par Collectionneur le Lun 4 Sep - 13:00

No problèm. Au fait, que devient la célèbre gifle de Patton ?

https://diberville.blogspot.fr/2007/06/1571-la-gifle.html?m=1

Au fait, cela est une habitude, il a même giflé un français qui a intégré l'armée américaine pendant la libération de 44 durant la bataille des Ardennes Smile - il faudra que fasse une recherche sur cela également, on pouvait s'engager dans la première armée qui passe ??? -

http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brice-en-cogles-35460/ancien-soldat-jospeh-ete-giffle-par-le-general-patton-3576135
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Dim 8 Oct - 21:08

Après une très longue absence dû au fait que j'ai trouvé un travail, je poste la suite Smile

Je vous souhaite une bonne lecture !

Février 1943

En URSS, la contre-offensive soviétique vers l’ouest se poursuit. Les armées de Staline libèrent Kharkov, Rostov et Koursk, et pénètrent de nouveau en Ukraine orientale. Von Manstein, qui commande les forces allemandes sur le Front sud, fait des miracles mais cela semble insuffisant pour stopper l’Armée rouge.

Les négociations finno-soviétiques se poursuivent mais désormais, ce sont les Finlandais qui sont en position de faiblesse après Stalingrad. De plus, Staline espère faire tomber la Finlande dans son escarcelle. Les négociations capotent donc.

Stalingrad et la reddition italienne ont aussi comme conséquence d'accélérer les préparatifs de la Résistance roumaine, conduite par le Roi Michel, pour renverser Antonescu et faire en sorte que l'Armée roumaine rejoigne le combat commun contre l'Axe.

Salazar, le dictateur portugais, comprend que le vent a tourné en faveur des Alliés et décide de se rapprocher d'eux. Le premier geste de cette politique est le rappel de son ambassadeur à Paris. À la place, c'est désormais Alger et la République française que reconnaît Lisbonne comme représentant du peuple français. Cependant, Mandel rejette les différents noms d'ambassadeur proposés par Salazar et demande que Lisbonne lui envoie un homme qu'il considère comme un héros...

Aristides de Sousa Mendes



Consul du Portugal à Bordeaux en Juin 1940, il a délivré des milliers de visas à des personnalités souhaitant fuir la France envahie pour, via le Portugal, rejoindre soit l'Amérique, soit l'Afrique du Nord. De Sousa Mendes a également sauvé des milliers de Juifs des griffes de Hitler.

Mandel, qui souhaite récompenser ce héros et envoyer un signal fort a donc demandé expressément à Salazar que ce soit qui lui qui représente le Portugal à Alger. Mendes, en disgrâce depuis Juin 1940, retrouve donc son statut.

L'Espagne de Franco commence elle aussi à s'éloigner des puissances de l'Axe. Franco demande en effet le rappel de la « Division Azul » espagnole combattant sur le Front de l'Est. Seuls restent des volontaires se battant désormais au sein d'une « Legion Azul ».

En Italie, Naples se soulève contre l'occupation nazie. Après plusieurs jours de furieux combats de rues, les Allemands doivent quitter la ville !


Entrée des soldats britanniques dans Naples

Goebbels, dans un grand discours tenu au Palais des sports de Berlin devant les plus hauts dignitaires du IIIème Reich et également radiodiffusé, proclame « la guerre totale ».



Georges Mandel, dans une déclaration contresignée par les membres de son gouvernement, affirme que l'ennemi de la République française n'est pas le peuple allemand mais « ses cruels dirigeants » et l'appelle à se soulever contre ceux-ci.

Le Président du Conseil français aurait aimé s'adresser devant le Congrès (qui regroupe le Chambre des députés, le Sénat mais aussi le Conseil de l'Empire) pour répondre au Nazi mais il est secrètement en route pour le Québec où va se tenir une Conférence durant laquelle États-Unis, Grande-Bretagne et France donc statueront de la stratégie à poursuivre en Europe et dans le Pacifique ainsi que du sort de l'Italie.

Parmi les décisions prises à Québec, figure :

- Priorité accordée à un assaut dans le sud de la France pour Janvier 1944 (débarquer dans le nord du pays à cette date étant impossible du fait du probable mauvais temps et attendre la belle saison étant hors de propos car cela permettrait aux Allemands d'être encore mieux préparés) sur celle d'une stratégie balkanique, où l'on se contentera de soutenir les guérillas locales. Décision prise au grand désespoir de Churchill.

- Intensification de la campagne aérienne contre le Reich en vue de préparer le terrain à l'assaut sur la France.

- En ce qui concerne l'Italie, un statut de cobelligérant lui est accordé, mais elle n'est pas considérée comme un Allié à part entière. Par ailleurs, l'ensemble de ses colonies lui seront retirées après la guerre.

- Dans le Pacifique, un assaut sera déclenché contre les Nouvelles-Hébrides et les îles Fidji le mois suivant, 2 nouveaux Portes-avions américains (L'Essex et le Cabot) étant sortis des chantiers navals et pouvant donc enfin fournir la couverture aérienne nécessaire à l'opération. On décide également d'augmenter encore l'aide à la Chine et de renforcer l'arme sous-marine en vue d'affaiblir le Japon en le coupant des ressources dont il s'est emparé.



En Norvège, destruction de l'usine de production d'eau lourde de Telemark par la Résistance.

En Allemagne, démantèlement du réseau de résistance antinazi de « La Rose blanche ».
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Anaxagore le Lun 9 Oct - 8:24

J'habite Bordeaux, il y a un buste de Sousa Mendes sur l'esplanade de Meriadeck.

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Thomas le Lun 9 Oct - 9:01

Enfin un update Smile

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Collectionneur le Lun 9 Oct - 9:44

Le château Frontenac Smile Les architectes canadiens de l'époque avaient du style Laughing
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Sam 14 Oct - 11:20

Ahlala, si je savais faire des montages, vous auriez eu droit à Mandel aux côtés de Roosevelt et Churchill devant le château !

Mars 1943

Apogée de la Bataille de l’Atlantique. Donitz dispose d’une centaine de U-Boot. Des meutes de loups comptant plusieurs dizaines de sous-marins attaquent des convois alliés comptant souvent plus d’une centaine de navires. Plus de 100 000 tonnes de navires alliés sont envoyés par le fond par les U-Boot mais la supériorité navale alliée est tel que le ravitaillement destiné à l’Angleterre et à l’AFN passe en grande partie.

En URSS, le Front sud se stabilise mais déjà les généraux allemands préparent une vaste offensive d’encerclement des troupes soviétiques ayant avancées en Ukraine orientale. L’Opération Citadelle. L'objectif de l'offensive est la ville de Kharkov.


Les Allemands ont subis de tel pertes qu'ils en sont à utiliser des chars Renault capturés en 1940 pour combattre les Soviétiques !

Le 21 Mars 1943, Rudolf-Christoph von Gersdorff, officier allemand anti-nazi, échoue à assassiner Hitler et les principaux dirigeants du IIIème Reich. Le Führer visitait une exposition d'armes prises aux Soviétiques avec von Gersdorff comme guide. Celui-ci, doté d'une ceinture d'explosif, devait se faire exploser lors de la visite mais le tyran de l'Allemagne parcouru l'exposition au pas de course et von Gersdorff n'eut que le temps d'arrêter la minuterie de ses explosifs avant que tout n'explose pour rien.


Rudolf-Christoph von Gersdorff

À Vérone, dans la partie occupée de l'Italie, se tient le Congrès fondateur du Parti fasciste républicain. Celui-ci se donne comme but de définir le programme de gouvernement de la République sociale italienne. Les « débats » se déroulent sous la houlette d'Alessandro Pavolini, un Fasciste fanatique tandis que Mussolini est absent.


Alessandro Pavolini

Les participants du Congrès veulent en revenir aux racines révolutionnaires et anticapitalistes du Fascisme et définissent un programme allant dans ce sens. Les décisions du Congrès de Vérone vont aussi dans le sens d'un renforcement de l'antisémitisme d’État en Italie.

En matière constitutionnelle et de politique intérieure

1. Il y aura lieu de convoquer une constituante, laquelle abolira la monarchie et donnera corps à la République sociale italienne.

2. La constituante sera composée de membres des syndicats fascistes et de représentants de toutes les circonscriptions, y compris des provinces occupées, à travers des délégations d'évacués et de réfugiés.

3. La constituante devra garantir au citoyen le droit de contrôle et de critique sur l'administration publique et sur la nomination du chef de la République. Aucun citoyen ne pourra être arrêté ou détenu plus d'une semaine sans l'autorisation de l'autorité judiciaire. La magistrature sera indépendante.

4. La composition de la chambre des Fasci et des Corporations sera soumise à élection populaire, cependant que la nomination des ministres sera la prérogative du Duce ; au sein du Parti fasciste républicain, il est préconisé, par analogie, que les Fasci soient élus, tandis que le directoire national soit désigné par le Duce.

5. Le Parti devra être pur, gardien de la « révolution fasciste » engagée le 28 octobre 1922. Être titulaire d'une carte du PFR ne pourra être exigé pour occuper quelque emploi ou charge que ce soit.

6. La religion officielle sera la catholique ; toutefois, les autres cultes seront tolérés pour autant qu'ils ne vont pas à l'encontre de la loi.

7. Ceux appartenant à la « race juive » (razza ebraica) seront considérés étrangers et, pendant la durée de la présente guerre, comme appartenant à la nationalité ennemie.

En matière de politique extérieure

8. Les frontières de la République sociale italienne sont les limites alpines et maritimes, limites marquées par la nature, le sang, l'histoire, mais aussi menacées par les gouvernements réfugiés à Londres. Il sera nécessaire de faire reconnaître à l'Europe que l'Italie a besoin de son espace vital. En outre, il conviendra de fonder une Communauté européenne qui accepte comme principes d'éliminer l'influence britannique dans les États européens, d'abolir le système capitaliste, de lutter contre les ploutocraties, et de valoriser, au bénéfice tant des Européens que des indigènes, les ressources naturelles de l'Afrique, dans le respect des peuples indigènes, plus particulièrement musulmans, lesquels, comme en Égypte, constituent déjà des sociétés organisées.

En matière sociale

9. Base et objet premier de la RSI est le travail dans chacune de ses manifestations.

10. La propriété privée est garantie par l'État, mais ne doit pas servir de moyen d'exploitation du travail.

11. Tout ce qui, dans l'économie nationale, est intérêt de l'individu devient intérêt pour la collectivité et, à ce titre, de l'État. Les services publics et les industries de guerre doivent être gérés par la RSI.

12. Dans chaque entreprise, techniciens et ouvriers devront collaborer à obtenir une équitable répartition des bénéfices et une équitable fixation des salaires, en particulier par la voie d'une participation aux bénéfices y compris par les ouvriers (principe fasciste de la socialisation de l'industrie).

13. Dans l'agriculture, l'initiative privée s'est heurtée à ses propres limites là où, justement, elle a fait défaut. Les terres incultes ou mal gérées pourront, après expropriation, être cédées aux ouvriers agricoles pour que ceux-ci deviennent des agriculteurs directs, ou aux exploitations agricoles parasyndicales ou parastatales, en fonction des nécessités de l'agriculture.

14. Ce doit être un droit des travailleurs d'exercer leurs propres activités productives à domicile (sous forme d'entreprises familiales, sauf à apporter à la réserve nationale la quantité de produits prévue par la loi et à soumettre au contrôle ses propres tarifs).

15. Le logement constituant un droit, il sera créé un Office national du Logement du Peuple, qui aura pour objectif de donner un logement à chaque travailleur, soit en en construisant de neufs, soit par le rachat de logements, donnés ensuite en location aux travailleurs, et devenant, une fois payés, la propriété du travailleur.

16. Le travailleur sera inscrit d'office au syndicat fasciste, mais pourra en changer s'il répond aux conditions pour ce faire. Tous les syndicats feront partie de la Confédération générale du Travail, de la Technique et des Arts ; pourront également en faire partie les anciens propriétaires, à condition qu'ils ne soient pas dirigeants ou techniciens. La Charte du Travail est le contrat fondamental liant travailleurs, dirigeants et État.

17. Un salaire minimum sera garanti aux travailleurs. Les employeurs récalcitrants se verront contraints, s'il y a lieu, de verser le salaire en nature au prix officiel, dans le but de stabiliser les prix et la monnaie et d'assainir le marché. Les spéculateurs du marché noir seront, au même titre que les traîtres et les défaitistes, condamnés à mort.

18. Le Parti entend, par le présent préambule à la Constituante, démontrer non seulement qu'il va vers le peuple, mais aussi qu'il est aux côtés du peuple. Le peuple italien, s'il veut préserver ses acquis, doit se défendre contre l'occupation menée par la ploutocratie anglo-américaine, laquelle manifestement veut rendre la vie des Italiens encore plus rétrécie et plus misérable. Le mot d'ordre, dès lors, est triple : combattre, travailler, vaincre.

Dans la Pacifique, les Alliés lancent un double assaut contre les Nouvelles-Hébrides et les Îles Fidji. Les Marines font face à la résistance acharnée des troupes de marine japonaises. En effet, si la sécurisation des plages, dont la défense a été délaissée par les Nippons, fut aisée, l'avance vers l'intérieur des terres, où s’est retranché la garnison, est autrement plus rude. Une longue guerre d'usure se met en place. Certes, les Japonais la perdront à terme mais Yamamoto et le Japon gagnent du temps pour la reconstruction de leur aéronavale et donc la défense du cœur de la « Sphère de co-prospérité ».

À Nice se tient une grande parade « militaire », en fait un défilé de FSL avec Darnand à leur tête, pour célébrer le retour de Nice à la France. Le défilé se déroule en présence d'un Laval enthousiaste et d'un Pétain qui apparaît de plus en plus las (d'ailleurs seul le chef du gouvernement tiendra un discours). Notons que les Allemands, qui craignent un attentat contre les dirigeants de l’État français, assurent plus ou moins discrètement la sécurisation réelle de la parade. Les Niçois, patriotes et qui ont toujours rejetés la présence mussolinienne, murmurent que « ce « retour à la France » est l’œuvre de Mandel et de ses « Africains » du fait de leur victoire sur l'Italie fasciste ».


Emblème des Forces de Sécurité Légionnaires

L'URSS accuse le gouvernement polonais de refuser de reconnaître les droits historiques des peuples Ukrainiens et des Biélorusses à être unis dans leur état national. La politique polonaise est condamnée comme impérialiste et comme ayant été profasciste avant la guerre. Le gouvernement polonais en exil à Alger lui rétorque que les déclarations polonaises visaient seulement à afficher les droits indisputables des polonais sur ces territoires dans lequel la nation polonaise veut continuer à vivre en harmonie avec les Ukrainiens et les biélorusses. Le gouvernement polonais rejette catégoriquement les insinuations soviétiques de revendications impérialistes à l'est, et expriment leur empressement constant pour une entente cordiale avec le gouvernement soviétique.

La Bulgarie s'oppose à la déportation de sa population juive par les Allemands suite à d'importantes manifestations populaires.
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Mar 17 Oct - 9:33

Mise à jour de Septembre 1941

"En Crète, où viennent de revenir les dirigeants grecs, le Roi Georges II, suites au pressions des Alliés mais aussi des libéraux grecs, remplace son Premier ministre Emmanouil Tsouderos par Sophoklís Venizélos, le chef de file des démocrates grecs et fils du grand Elefthérios, chaud partisan de la France durant la Grande guerre et amoureux de son pays. Venizélos annonce le retour à la Constitution démocratique de 1911, posant les bases au retour à une monarchie constitutionnelle. On voit donc ici les bases d'un compromis Franco-Britannique, véritable secret de polichinelle. La Grèce reste une monarchie pro-britannique mais son gouvernement est dirigé par un francophile notoire, plus ou moins secrètement républicain."
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