LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Page 15 sur 15 Précédent  1 ... 9 ... 13, 14, 15

Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Mer 16 Oct - 15:14

J'avoue, j'abuse un peu de l'envoyer en Amérique. Mais je trouve la scène très jolie. Mais oui il survit. Je t'invite à lire le sujet sur le miracle de la Maison Yamato.

Showa irait plus logiquement en avion à Washington en 1962 :p
Emile Ollivier
Emile Ollivier

Messages : 1322
Date d'inscription : 26/03/2016
Age : 30

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Mer 16 Oct - 15:16

Pour vous dire, la scène m'a donné envie de regarder la série.
Emile Ollivier
Emile Ollivier

Messages : 1322
Date d'inscription : 26/03/2016
Age : 30

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Jeu 17 Oct - 18:55

Bonjour à tous,

Vous vous demandiez à quoi pourrait bien ressembler un chapitre du livre LFC ?

Et bien je mets fin à cette cruelle attente.

Notons que dans le livre, les textes entre parenthèses seront des notes de bas de page.

Chapitre (?) : La flamme de la Résistance ne s’est pas éteinte
« Nous vivions dans la crainte, maintenant nous allons vivre dans l’espoir. »
Tristan Bernard, à sa femme, dans le car de la Gestapo qui emmène le couple à Drancy, 1er octobre 1943

Le 20 juin 1940, Étienne Achavanne, ouvrier agricole normand, coupe sur sa propre initiative la ligne téléphonique reliant la base aérienne de Boos à la Feldkommandantur de Rouen. Capturé, le vétéran de la première guerre mondiale est fusillé le 6 juillet suivant.

Henri Frenay, fait prisonnier dans les Vosges, s’évade et fonde dès juillet, l’un des plus puissants des mouvements de la Résistance intérieure française, le « Mouvement de libération nationale ».

Plusieurs centaines de chasseurs alpins ont donc préféré, à l’instar du lieutenant Tom Morel, la résistance à la reddition à un ennemi italien qui ne les a pas vaincu. Les régions les plus isolées sont toujours tenus par les chasseurs que les Italiens ont rapidement décidé de ne combattre que mollement, dans une sorte de trêve tacite…

Et n’oublions pas les civils corses qui ont spontanément pris les armes lors de Merkur !

En ce qui concerne les réseaux à proprement parlé, la Résistance française commençait à s’organiser au niveau national tandis qu’en parallèle et après un temps de flottement, contact avait été pris avec des représentants d’Alger, parachutés depuis le territoire britannique.

C’est ainsi que Henri Frenay prit contact avec d’autres commandants de réseaux locaux, allant d’organisations patronnées par la SFIO à des réseaux regroupant des militants de la droite dure en passant par des groupes catholiques ou israélites. Le tout sous la houlette d’un envoyé de la République, Honoré d'Estienne d'Orves.

D'Estienne d'Orves a été spécialement choisi par le général de Gaulle afin qu’Alger puisse prendre contact avec les résistants de l’intérieur.

En décembre 1940, Honoré d'Estienne d'Orves préside à Grenoble (en zone d’occupation italienne, bien plus sûre que la zone tenue par les Allemands) une réunion secrète ayant comme objectif avoué l’unification de la Résistance intérieure. Représentative des principaux groupes de la Résistance intérieure française, on compte même parmi les participants un certain sous-lieutenant Jacques Delmas, représentant des « maquis alpins » qui tiennent tête aux troupes du Duce.

On compte comme participants :

- Georges Loustaunau-Lacau. Homme de la droite extrême, ancien cagoulard, il a été libéré sur parole par les Allemands, qui pensaient, à l’instar d’un Darnand, qu’il rejoindrait l’État national. Celui-ci prit immédiatement le maquis et fonde, avec d’anciens du PSF et des militaires évadés, le réseau Navarre. Les autres participants s’en méfie mais il a la caution du Colonel.

- Henri Frenay : Militaire évadé et recherché par les Allemands, Frenay se fait fort de rassembler « le maximum de patriotes au sein d’un ensemble apolitique » bien qu’il regroupe pour l’instant principalement des militaires et hommes de droite au sein de son « Mouvement de libération nationale ». Néanmoins Berty Albrecht, féministe et antifasciste, est une de ses proches.

- François de Menthon : Catholique. Fait prisonnier par les Allemands, il s’évade rapidement. Traqué par les Nazis en tant que soldat en fuite, il décide, comme Frenay, d’engager la lutte et fonde la mouvement « Liberté ».

- Daniel Mayer : Socialiste. Prêt à l’exil, Blum l’a convaincu de rester en Métropole afin d’y organiser les réseaux de la SFIO afin de participer à la lutte depuis l’intérieur. L’un de ses principaux lieutenants est Pierre Brossolette, officier mobilisé en 1939 n’ayant pu embarquer pour l’AFN et qui, en conséquence, a préféré se cacher pour organiser le combat intérieur.

- Jean Cavaillès : Antifasciste. Héros de la bataille de France, évadé d’un train allemand, il est revenu en France où il a fondé le mouvement « La dernière colonne ». Il regroupe des proscrits du Régime lavaliste. À savoir : Des Juifs, des Syndicalistes, des Communistes en rupture de ban ainsi que des Francs-Maçons.

- Robert Gamzon : Bien que Mandel ne soit pas vraiment favorable à une Résistance confessionnelle, le sort tragique et particulier des Juifs les poussent à fonder des réseaux israélites. Gamzon représente « L’union de la résistance israélite » qu’il a fondé sur la base, notamment, des Éclaireurs israélites de France.

- Jacques Delmas, représentant des « maquis alpins ».

Tous acceptent de se placer sous les ordres du gouvernement de la République réfugié en Algérie, parfaitement légitime pour contrôler la Résistance intérieure. Tous acceptent de remettre à la Libération les querelles politiques qui n’ont déjà que trop affaiblie la France et se déclarent prêt à combattre Laval et son Régime de collaboration. Y compris les groupes situés le plus à droite de l’échiquier politique de la Résistance, conservateurs si ce n’est réactionnaires, rêvant peut être secrètement d’une « Révolution nationale » mais ne se reconnaissant pas dans un Régime tout à la fois fasciste et félon…

Loustaunau-Lacau avouera plus tard qu’il revint sur cet « égarement », à savoir son antisémitisme, en voyant Gamzon et les Juifs de France se tenir debout face à l’occupation.

Néanmoins, si on ne tient compte que des organisations civiles, on constate que la Résistance est plutôt le fait d’hommes de gauche, à l’exception des communistes, encore paralysés par les consignes de Moscou qui veut encore câliner Hitler. Néanmoins, l’apport des militaires rééquilibre le rapport droite/gauche au sein de la Résistance intérieure.

Cet équilibre permet de former facilement ce qui sera connu comme le « Conseil national de la Résistance intérieure » (CNRI), obéissant certes aux ordres d’Alger, mais qui est autonome sur le plan des actions à entreprendre en vue d’obéir aux ordres du gouvernement. Sur le plan local, les chefs de la Résistance créent des « Régions » (bien évidemment, dans un tout autre esprit que Laval...), regroupant plusieurs départements, pour délimiter le champ d’action des réseaux locaux. Néanmoins, des « comités locaux » sont créés, regroupant les chefs de réseaux politiquement rivaux mais unis dans la fraternité de combat.

D'Estienne d'Orves transmet aussi aux membres du CNRI la consigne d’Alger de ne pas, pour l’instant, entreprendre d’actions militaires contre l’occupant (y compris pour les « maquis alpins »), de se contenter d’actions de renseignements et de diffusion d’une presse clandestine, afin de limiter au maximum les représailles, certaines, contre la population.

L’une des premières « batailles » livrées fut celle des « V ». L’appel de l’orateur belge de la BBC, Victor de Laveleye, de multiplier les « V » pour victoire (mais aussi Vrijheid en Néerlandais) fut un immense succès, non seulement en Belgique mais également aux Pays-Bas, dans le nord de la France mais aussi en Normandie. Mandel, sur une suggestion de de Gaulle, demanda à ses compatriotes d’honorer le roi Pierre II de Yougoslavie, qui avait rejeté l’ultimatum allemand, en arborant le même symbole. Rien qu’à Lille, la police recensa avant d’effacer 7000 « V » mais aussi 21 « Vive Mandel ! », jetant le discrédit sur la déjà bien pâle autorité de Laval (D’ailleurs également moqué dans sa « capitale » où on recensa près de 1500 « V » !)…

Laval répliqua avec colère et ordonna à ses préfets d’agir avec sévérité et de nombreuses arrestations ont lieu.

Goebbels tenta une puéril récupération en expliquant que ces « V » célébraient au contraire la victoire allemande sans que personne ne tombe dans le panneau…

Mais de cette résistance pacifique et symbolique sera bientôt remplacé par l’action violente lorsque le 21 août 1941, après l’invasion de l’URSS par l’Allemagne, Pierre Georges, alias le Colonel Fabien, membre du Parti communiste, abat un soldat allemand dans le métro parisien (station Barbès-Rochechouart) entraînant une réaction allemande violente.

En effet, les Nazis menacent de prendre 100 otages, d’en exécuter la moitié puis d’exposer leurs corps place de la Concorde (!) si le Gouvernement Laval n’institue pas un tribunal spécial pour juger les communistes et les anarchistes et n’accentue pas la répression contre ces 2 mouvements, qu’ils jugent trop molle !

Laval, prenant les devants pour satisfaire les Allemands, envoie d’importants renforts de gardes nationaux à Paris. Mais les Résistants se replient alors en Province, dans ce jeu du chat et de la souris entre eux et les occupants/collaborateurs .

Mandel, craignant que le soudain enthousiasme résistant des communistes n’entraîne une boucherie, charge Paul-Boncour, présent à Moscou pour une conférence interalliés en septembre, de demander à Staline qu'il ordonne aux communistes français de diminuer l'ampleur de leurs attaques anti-allemandes, par soucis évident de ménager les vies des citoyens français de Métropole occupée de plus en plus menacé par la politique des otages du Reich.

Staline rétorque qu'il ne peut rien faire, qu'Alger devra demander elle-même aux communistes français de limiter leurs actions à du renseignement. Il « suggère » que pour obtenir le ralliement des communistes à Alger, le gouvernement français devra faire des concessions à ceux-ci.

Paul-Boncour comprend bien évidemment où Staline veut en venir et lors de son retour à Alger, il demandera à Mandel la libération des députés communistes toujours détenus au Sahara, la permission à ceux-ci de siéger à nouveau à la chambre des députés et, même, la nomination de plusieurs d'entre eux dans son gouvernement.

Dans le même temps, De Gaulle charge D’Estienne d’Orves d'entrer en contact avec les réseaux communistes et d'intégrer des représentants de ceux-ci au sein du CNRI.

Le mois suivant, en octobre 1941, D’Estienne d’Orves commence les tractations en vue de l’intégration des mouvements communistes au sein de la Résistance intérieure unifiée. Mais les communistes de Métropole réclament, comme préalable à toutes discussions, la réintégration des députés communistes dans leurs fonctions et une représentation du PCF au sein du gouvernement Mandel.

Les mêmes conditions que celles dont avait parlé Staline le mois précédent à Paul-Boncour…

Mandel, qui voit chaque semaine les Allemands exécuter 50 otages pour chacun de leurs militaires tués par un militant communiste, et bien obligé de céder mais nomme les communistes à des postes secondaires. Maurice Thorez, de retour d’URSS, est nommé Ministre des PTT, Ambroise Croizat, Ministre de la santé, tandis que Jacques Duclos rejoint la Commission préparatoire aux grandes réformes politiques et sociales prévues pour la France de l’après-guerre (où il est le seul représentant communiste).

Leurs députés réintégrés et des membres du Parti ayant été nommés au gouvernement, les communistes acceptent d’intégrer le CNRI et de respecter ses consignes.

C’était Pierre Villon qui était pressenti au départ pour représenter le PCF au sein du CNRI mais D’Estienne d’Orves, de par sa propre opinion mais également sur ordre d’Alger, demande à ce que ce soit Charles Tillon qui soit nommé à sa place. Alger n’a pas oublié le fait que Tillon a appelé à la Résistance dès Juin 1940 !
Emile Ollivier
Emile Ollivier

Messages : 1322
Date d'inscription : 26/03/2016
Age : 30

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Rayan du Griffoul le Dim 20 Oct - 1:13

J'ai hate
Rayan du Griffoul
Rayan du Griffoul

Messages : 93
Date d'inscription : 27/11/2016
Age : 27
Localisation : Dans le grand nord Ariégeois

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Dim 20 Oct - 8:53

Merci !
Emile Ollivier
Emile Ollivier

Messages : 1322
Date d'inscription : 26/03/2016
Age : 30

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Collectionneur le Lun 4 Nov - 11:06

Merci Smile
Collectionneur
Collectionneur

Messages : 777
Date d'inscription : 03/09/2016
Age : 48
Localisation : Languedoc-Roussillon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:L%27amateur_d%27a%C3%A

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Sam 9 Nov - 16:17

https://youtu.be/JXiAAgNyLew

Reynaud savait tout 😥 Pourquoi a-t-il cédé ? 😡
Emile Ollivier
Emile Ollivier

Messages : 1322
Date d'inscription : 26/03/2016
Age : 30

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Collectionneur le Dim 10 Nov - 8:30

Les circonstances... Rappelons que la grande majorité des députés ont aussi baissé les bras et donné le pouvoir a Pétain.
Collectionneur
Collectionneur

Messages : 777
Date d'inscription : 03/09/2016
Age : 48
Localisation : Languedoc-Roussillon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:L%27amateur_d%27a%C3%A

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Dim 10 Nov - 8:53

Oui le 10 juillet mais c'est de lui même qu'il a donné le pouvoir à Pétain. Certes, la proposition Chautemps n'a pas aidé...
Emile Ollivier
Emile Ollivier

Messages : 1322
Date d'inscription : 26/03/2016
Age : 30

Revenir en haut Aller en bas

LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL) - Page 15 Empty Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 15 sur 15 Précédent  1 ... 9 ... 13, 14, 15

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum