LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Thomas le Sam 3 Fév - 9:54

Ca dépend ce qui leur reste dans le secteur.
Le raid de 1942: https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean_raid
Celui de 1944: https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_Ocean_raid_(1944)

Edit: jette un œil dans le livre que tu as reçu cette semaine Wink

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Message par Emile Ollivier le Sam 3 Fév - 11:11

Ils ont 3 PA face aux 3 Britanniques
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Message par Thomas le Sam 3 Fév - 11:16

Donc y a pas eu de premier raid?

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Message par Emile Ollivier le Sam 3 Fév - 13:51

Si. En Avril. Mais les Britanniques se sont repliés à... Diego Suarez.
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Message par Anaxagore le Sam 3 Fév - 18:57

Peuvent-ils fournir assez d'essence et de munitions aux deux groupes simultanément ?

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Sam 3 Fév - 20:08

J'ai discuté avec Thomas. Ils vont rester à Singapour. Par contre je trouve que je me suis un peu emballé avec Yamashita Premier ministre. Je cherche un lige de l'Empereur à la place. Yamashita sera cependant nommé à la guerre
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Message par Emile Ollivier le Dim 4 Fév - 9:54

J'ai finalement choisi Naruhiko Higashikuni, oncle de l'Empereur comme Premier ministre succédant à Tojo.

Certes, c'est un Pacifiste, mais l'Empereur le nomme surtout, comme m'a dit Thomas, "pour montrer qui est le patron". En plus, comme ça Hiro Hito n'a pas à choisir entre un marin et un terrien.
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Message par Emile Ollivier le Dim 4 Fév - 15:42

Voilà, Octobre et Novembre édités !
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Thomas le Dim 4 Fév - 19:03

Cool

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Ven 9 Fév - 9:28

Édition de Décembre 1943 avec des ajouts concernant les opérations dans le Pacifique (qu'il est plus logique de mettre ce mois là qu'au suivant)
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Message par Emile Ollivier le Dim 18 Fév - 18:07

Janvier 1944

Déclenchement de l'Opération Overlord/Seigneur suprême, le débarquement allié, dans le sud de la France. Plusieurs futures personnalités politiques participent à l'opération comme Jean, futur Grand-Duc du Luxembourg, engagé dans l'Armée britannique et Chapour Bakhtiar, engagé dans l'Armée française et futur grand homme politique iranien. Jean Moncorgé, soldat au Régiment blindé de fusiliers-marins de la 2ème Division blindée française participe également à l'opération. Ce dernier est plus connu sous son nom de scène, Jean Gabin.


Emblème de la 2ème division blindée de la République française

5 plages provençales, désignées sous le nom d’une lettre de l’alphabet grec (car donner 2 noms, un en Français et l’autre en Anglais à chaque plage eusse compliqué la tâche des Alliés et sans doute provoqué des erreurs néfastes), sont l’objet du débarquement allié de Janvier 1944. Ce sont les célèbres plages Alpha, Bêta, Delta, Epsilon et Omega. Cette attaque amphibie est précédée d’un assaut aéroporté des parachutistes américains, britanniques mais aussi français qui sème le chaos dans les arrières des armées allemandes, facilitant ainsi la prise des plages et l’établissement des têtes de pont.

La progression alliée, quoi que lente, est continue contrairement à ce qui s'est passé à Anzio, et ce en dépit d'un terrain accidenté et d'une végétation qui facilite d'ailleurs la résistance acharnée mais désespérée que mènent les Allemands. Néanmoins, la Luftwaffe, encore vaillante, organise de nombreux raids non seulement contre les unités terrestres alliées mais également contre leurs grandes unités navales. D'ailleurs, les Allemands utilisent pour la première fois les bombes téléguidées Fx 1400 Fritz X. Un cuirassé britannique est notamment coulé. Cependant, une contre-mesure consistant en un brouillage radio est rapidement trouvée pour contrer le radioguidage des bombes tandis que l'aviation alliée prend petit à petit le dessus sur son adversaire allemande.


Les assauts de la Luftwaffe contre la Flotte alliée sont furieux

La Résistance intérieure française mène une guérilla intense sur les lignes de communication allemandes, tout en évitant les grandes concentrations de FFI, conformément aux consignes d'Alger, bien consciente que former de vastes forteresses républicaines sur les arrières des Allemands ne ferait qu'offrir des cibles faciles aux soldats du IIIème Reich. Ainsi, l'idée d'un vaste maquis dans le Vercors, conformément à ce que stipulait le « Plan Montagnard » est elle abandonnée depuis longtemps, ce qui n'empêche pas aux résistants qui auraient dû le constituer, de harceler les colonnes ennemies dans leur descente de la Vallée du Rhône.



Malheureusement, toute la Résistance n'obéit pas « au doigt et à l’œil » aux ordres d'Alger. Ainsi, un puissant groupe de FTP communistes décide-t-il, de son propre chef, de libérer Tulle dès l'annonce du débarquement. Certes, la garnison n'est pas fameuse, mais ces hommes oublient un peu vite l'inévitable riposte allemande à l'heure où les Alliés sont à des centaines de kilomètres ! À peine la garnison composée de soldats de la Wehrmacht et de FSL est vaincu que les collaborateurs sont passés par les armes par les Communistes. Quant aux soldats allemands, ils sont molestés et internés dans le lycée de la ville.

Von Rundstedt est furieux et donne l'ordre de reprendre la ville. Il rassemble rapidement les forces nécessaires soit des bataillons de SS, aidés de Feldgendarmes et même, de cosaques (!), chargés de la traque des résistants dans la région et qui n'ont, désormais, plus besoin de les chercher…

Le gouvernement républicain hésite sur la conduite à tenir. En effet, les FTP, qui ont jurés de défendre la ville, ne lui obéiront pas s'il leur ordonne d'évacuer la ville. Mais ordonner aux groupes de Résistances locaux « républicains » de rejoindre les Communistes pour défendre Tulle ne ferait qu'augmenter inutilement les pertes de la Résistance. Mais surtout, Mandel et les dirigeants français se soucient des malheureux habitants de Tulle, pris en otage par l'action inconsidérée des FTP .

En effet, Mandel a eu vent des mauvais traitements infligés aux soldats allemands et sait que les Allemands se vengeront des civils dès qu'ils sauront ce qui s'est passé…

C'est alors qu'un grand homme émerge. Celui-ci, qui sera surnommé « le sauveur de Tulle ». Résistant d'obédience communiste, il prend sur lui de se rendre au GQG du commandement allemand à l'ouest à Paris afin d'y négocier avec Von Rundstedt rien moins que la vie des habitants de Tulle. En effet, il sait, grâce à ses contacts au sein de la Résistance, qu'elle soit communiste ou non, que les troupes allemandes chargées de reprendre Tulle sont déjà rassemblées et ont commencées leur marche vers leur proie.

Les Allemands sont stupéfaits et menacent l'homme d'enfermement. Mais la vie des Tullistes est bien trop importante pour qu'il se laisse ainsi intimider.

« Accepteriez-vous que de valeureux soldats allemands soient exécutés simplement parce que vous aviez refusé d'écouter un homme ? » Dit-il aux soldats qui veulent le jeter en prison.

Abasourdis, les Allemands acceptent de parler de cette demande de négociation au Maréchal Von Rundstedt. Quelques minutes plus tard, le Français est accueilli froidement mais courtoisement par le commandant suprême des troupes allemandes à l'ouest. L'officier allemand explique qu'il accepter de lui parler car il représente « le gouvernement d'Alger » et qu'il ne parle pas au « terroriste ».

En effet, l'homme est un membre du CNRI, le « Conseil national de la Résistance intérieure » et c'est à ce titre que Von Rundstedt, soucieux de la vie de ses hommes, s'entretient avec lui. En effet, le Maréchal a bien compris qu'il n'a aucun mandat d'Alger pour lui parler car jamais la République n'aurait envoyé directement un grand chef de la Résistance dans la « gueule du loup ». De plus, Raoul Nordling, ambassadeur de Suède auprès de l’État français est déjà en négociation avec le Maréchal allemand pour sauver les Tullistes.

Secrètement, le Maréchal d'Hitler trouve que la démarche du Résistant ne manque pas de panache.

Le Résistant propose d'entrer en contact avec les meneurs des forces communistes qui ont pris Tulle. En échange de la libération des prisonniers allemands, aucunes représailles ne seront exercées contre les habitants de la ville. Les 2 ennemis décident que ceux-ci seront pris en charge par la Croix-Rouge car, Von Rundstedt est catégorique sur ce point, la cité sera brûlée, l'armée allemande ne pouvant laisser une action de « Terroristes » entièrement impunie.

Le temps presse pour le Résistance français car pendant que l'on négocie, les SS avancent toujours vers la ville et l'essentiel reste la vie des habitants de Tulle.

Le Français accepte les conditions du Maréchal allemand et entre en contact avec les meneurs FTP dans la ville. Ceux-ci sont furieux mais finissent par se plier à la volonté d'un de leur représentant au CNRI.

Les SS aussi sont mécontents. On a osé les empêcher de tuer des civils ! Quelle horreur pour ces vétérans du Front de l'Est !

Quant à Hitler, quoi que « travaillé » discrètement par Rommel qui aurait voulu faire arrêter le Français et massacrer les Tullistes, les images de l'incendie de la cité par les SS réussirent à le calmer et, accessoirement, à sauver la tête de Rundstedt...

Néanmoins, ceux-ci se rattraperont sur les FTP en les exterminant presque tous (non sans que ceux-ci ne se soient défendus comme des lions, infligeant des pertes substantielles aux assaillants) et en envoyant les survivants dans des camps en Allemagne et en Pologne. Tulle est détruite par les Allemands non sans que les « Hiwis » n'aient pillés les maisons avant d'y mettre le feu…

Les survivants, pris en charge par la Croix-Rouge, seront ensuite dispersés à travers la France. Beaucoup ne revinrent jamais dans la ville après la guerre. Néanmoins, tous rejoignirent l'association tulliste qui fut fondée après la guerre.

Pour seul récompense de ses « camarades » pour avoir sauvé des milliers de personnes, Charles Tillon sera progressivement écarté des instances dirigeantes du Parti avant d'en être exclu définitivement pour une broutille en 1946. Le « sauveur de Tulle » fondera le « Parti ouvrier français » qui restera microscopique.



Cependant, si la population de Tulle est épargnée, ce ne sera pas le cas de celles de nombreux villages situés entre Lyon et les plages du débarquement. En effet, des centaines de civils seront massacrés par les soldats du Führer en route pour contrer Overlord/Seigneur suprême en représailles à des raids éclairs de la Résistance sur leurs colonnes.

Sur le front naval, les U-Boot basés à Toulon, au nombre de 5, lancent également une contre-attaque désespérée sur la Flotte de débarquement alliée. Cependant, les Amiraux, qui n'ont plus aucune conscience des réalités, ordonne aux sous-marins d'avancer vers leur cible en surface et en ligne ! Rapidement repérés et attaqués par l'aviation alliée, celle-ci met moins de 20 minutes à envoyer par le fond les 3 premiers sous-marins de la ligne. Le commandant du 4ème, Herbert A. Werner, ordonne à son équipage et à son dernier compagnon d'arme de plonger, qu'importe les conséquences. Ordre salvateur car les 2 U-boots parviennent à s'enfuir et à rejoindre Toulon.

Si les bombardiers alliés basés en Méditerranée sont détournés de leurs objectifs habituels (comme Ploiesti ou les industries du Reich basées en Bavière et en Autriche) pour soutenir des cibles liés directement au débarquement, les bombardiers stationnés en Angleterre, suite au pression du Général « Bomber Harris », sont lancés dans une campagne de destruction massive des villes allemandes, en particulier Berlin. En effet, celui-ci veut détourner la Luftwaffe de la Provence en l'obligeant à défendre ses villes. Notons que désormais, les bombardiers alliés sont défendus tout au long des raids par les P-51, chasseurs à long rayon d'action, et ce, même au cœur du Reich, ce qui accroît les pertes allemandes.


"Bomber Harris"

Quelques jours après le lancement d'Overlord, Mandel, Daladier, Blum et De Gaulle entre autres débarquent en France et y tiennent des discours fameux. Mandel annonce notamment le retour du Préfet de 1940, Paul Haag, à la tête du département du Var, mais cette fois avec le titre de « Commissaire de la République ». En effet, le gouvernement de la République française a décidé de supprimer la fonction de Préfet, héritage du Bonapartisme, et de la remplacer par cette nouvelle appellation, dont les détenteurs seront moins puissant. Il est en effet prévu à terme de céder les pouvoirs exécutifs des départements au Président du Conseil général, élu au suffrage universel indirect. Le Commissaire ne n'exercera plus qu'un contrôle a posteriori des décisions prises par les Conseils généraux.

Malgré le lent mais continuel recul allemand, certains soldats d'Hitler réalisent de véritables exploits. Ainsi, Michael Wittmann, commandant de panzers, anéanti avec son seul char Tigre une colonne britannique d'une vingtaine de véhicules blindés. Exploit retentissant encensé par la propagande de Goebbel, histoire de faire oublier que les Alliés n'ont pas été rejetés à la mer...

À l'est, les Soviétiques, commandés par le Général Vlassov, chassent les Allemands de la région de Leningrad mais sont stoppés à Narva, en Estonie. S'engage alors une rude bataille. Au sud, Von Manstein a perçu ses renforts. Il parvient alors à stopper la progression soviétique aux portes du Dniestr et de la Bucovine et même à mener plusieurs contre-attaques localisées (notamment des encerclements tactiques) qui infligent de lourdes pertes à l'Armée rouge.

En conséquence de quoi, le Roi Michel ordonne au Prince Barbu Stirbei de finaliser avec les Occidentaux la mise en place du plan Berthelot, dont le roi avait fini par craindre qu'il serait mort né au vu de l'ampleur des victoires soviétiques au sud. Mais les succès de Manstein lui redonne donc toute son utilité.

Le terrible conflit qui se déroule dans le Pacifique voit les troupes américaines associées aux Australiens faire leur retour en Nouvelle-Guinée et débarquer près de Port Moresby. La ville finit par tomber après 2 semaines de combats. Les combats sont encore plus acharnés sur l'île de Bougainville, dont les défenses ont été considérablement renforcées les mois précédents, comme on l'a vu mais dont la prise est nécessaire pour isoler Rabaul, la grande base navale japonaise. À cette résistance tenace conduite sur terre, s'ajoute le harcèlement nocturne de la flotte alliée qui défend les navires de transport qui ravitaillent les Marines US assaillant Bougainville par les destroyers et croiseurs qu'a laissé la Marine impériale japonaise en Nouvelle-Bretagne.

Mais si les Japonais reculent dans le Pacifique, il n'en est pas de même en Asie du Sud-Est. En effet, U-Go, modifiée par Yamashita, met en déroute l'Armée britannique. Pire, des milliers de soldats indiens préfèrent rejoindre l'Armée indienne libre de Bose plutôt que d'endurer la détention et les mauvais traitements. La route de Birmanie est coupée et les Japonais pénètrent même dans le Yunnan chinois après avoir repoussés les troupes envoyées par Tchang ! Yamashita préfère jouer la carte de la prudence mais ses subalternes, notamment les officiers présents sur place, s'emballent et préparent rien moins qu'un assaut sur l'Inde elle même !

À Londres, c'est la stupeur, alors que le cabinet et l’État-Major britanniques peaufinaient la reprise de Rangoon et l'expulsion des Japonais de Birmanie, voilà les Nippons aux portes d'un Raj au bord de la révolte ! En effet, Nehru et les meneurs de Congrès ont lancés un appel. Celui-ci, bien qu'officiellement un soutien à l'effort de guerre allié, est en réalité, si on lit entre les lignes, un appel à l'indépendance immédiate de l'Inde sous peine d'une explosion générale dans tout le pays…

Churchill envoie sur place négocier avec les indépendantistes indiens son « Leader of the House of Commons », c'est à dire son Ministre en charge des relations avec le parlement, Stafford Cripps. Objectif, obtenir leur soutien contre la promesse d'une autonomie de l'Inde après la guerre (dans le style de celle accordée à l'Indochine par les Français).



La tâche est rude pour Cripps car plus les Japonais progresseront dans l'Assam, plus les demandes indiennes seront importantes dans ce qui est une transcription au monde réel du principe des vases communicants…
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Thomas le Dim 18 Fév - 19:54

La guerre va encore être longue et l'après guerre risque d'être difficile pour certains empires.

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Rayan du Griffoul le Lun 19 Fév - 23:00

J'aurais cru que ce négociateur se nommerait Jean Moulin
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Mar 20 Fév - 8:34

Bonjour Rayan,

J'ai réfléchi à la situation LFC de Jean Moulin et je le vois plus travailler dans un ministère en Algérie à préparer le rétablissement de la République en France libérée après son évasion de Métropole. En effet, Alger rallie la Résistance intérieure dès 1940, elle n'a donc pas besoin du charisme de Moulin pour fonder le CNR (CNRI LFC) mais plutôt de lui dans un ministère donc.
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Mar 20 Fév - 9:08

Février 1944

Les Soviétiques pénètrent en Bessarabie mais sont finalement stoppés par les Germano-Roumains. Cette situation apparaît cependant des plus provisoires à la vue de la nette disproportion des forces en présence.

L'Armée rouge est donc sur les Carpates. Cette situation couplée aux rapports de ses agents l'informant de l'existence du bloc national démocrate roumain et des négociations secrètes entre le Roi Michel et les Alliés d'une part, et entre Horthy et ces mêmes Alliés de l'autre, pousse Adolf Hitler à déclencher l'Opération Margarethe, l'occupation de la Hongrie et de la Roumanie par les Armées du Reich et la nomination de gouvernements encore plus proches de l'Allemagne idéologiquement à leurs têtes.

La double opération a été planifiée par Otto Skorzeny, le libérateur de Mussolini.



Pour commencer, Hitler convoque le Régent Horthy et le Roi Michel à Salzbourg. Cependant, Si Horthy se rend à la convocation, le monarque roumain flairant le piège, décide de déclencher prématurément l'Opération Berthelot, le retournement d'alliance. Hitler est furieux et se venge sur le Régent hongrois. Alors qu'il n'avait prévu qu'une simple mise à l'écart du Régent via la formation d'un nouveau gouvernement, encore plus favorable à l'Allemagne, il fait jeter Miklós Horthy dans un camp de concentration, non sans lui avoir fait signer au préalable son acte d'abdication. L'Autrichien sadique fait également exécuter le fils du Régent déchu, capturé par les hommes de Skorzeny. En Hongrie, personne ne s'oppose à la destitution du Régent et presque tous rallient Ferenc Szálasi, le chef pro-nazi des Croix-fléchées, nommé à la fois Chef de l’État et chef du gouvernement d'Unité nationale. Le Royaume de Hongrie devient également l’État hongrois. Mieux pour Berlin, la Honvéd ne cessera donc pas le combat contre les Soviétiques tandis que la police assiste désormais les SS dans la traque des Juifs hongrois, jusque là relativement épargnés par le Régent.


Ferenc Szálasi

Concernant la Roumanie, depuis de long mois, les Occidentaux, poussés par la France, ont entamés des pourparlers secrets avec la résistance roumaine favorables au roi Michel Ier tout en rejetant violemment les offres en provenance de l'autocrate Antonescu. Les Alliés ont secrètement donné leur accord pour soutenir un coup d’État démocratique et reconnaître immédiatement le nouveau gouvernement qui en découlera mais à la condition que la Roumanie déclare immédiatement la guerre à l’Allemagne. Le Royaume de Roumanie récupérera en échange la Transylvanie du nord ainsi que la Dobroudja du sud (la France ayant fait pression pour ses retours de souveraineté) mais il devra céder définitivement la Bessarabie et la Bucovine du nord à l’URSS.

Une action avait été coordonnée avec les Russes pour que le coup d’État soit déclenché quelques heures après le déclenchement d’une offensive majeure de l’Armée rouge contre les forces germano-roumaines en Bessarabie mais la convocation d'Hitler a donc contraint le Roi Michel à renverser Antonescu plus tôt que prévu et à nommer Iuliu Maniu, chef de la Résistance roumaine, à la tête du nouveau gouvernement tandis que le Conducator est jeté en prison.


Iuliu Maniu

L'Armée roumaine qui aidait jusque là les Allemands à contenir les Russes en Bessarabie se retourne brusquement contre les soldats du Reich.

Ordre est donné aux Allemands qui défendaient Iasi et Chisinau contre l'Armée rouge de se replier sur la ligne des Carpates. Ceux-ci tentent désespérément d'effectuer cette retraite dans une Roumanie devenue soudainement hostile. Attaqués par les Roumains lors de leur retraite, les convois allemands sont aussi matraqués par l’Aviation soviétique. Des milliers d’Allemands meurent ou sont capturés par les Roumano-soviétiques lors de cette débâcle.

Ainsi, si les hommes de Skorzeny occupent sans résistance les points clés de Budapest, et finissent par fraterniser avec les Hongrois, la section chargée de noyauter Bucarest est brusquement attaquée par les soldats roumains fidèles au Roi Michel. L'intégralité du « Kommando » est perdu, les hommes, des soldats d'élite dont beaucoup avaient participé à la libération de Mussolini, finissant soit prisonniers soit tués.

Cependant, les Allemands tentent de réagir et lance une violente contre-attaque sur Bucarest avec le soutien de la Honvéd, contre-offensive difficilement contenue par les Roumains jusqu’à l’arrivée des Russes. Cependant, une fois les Allemands rejetés au-delà des Carpates, l'essentiel du corps de bataille de Staline se rue vers le sud et le sud-est, vers Belgrade et Sofia et non sur Budapest...

D'ailleurs, le gouvernement bulgare présidé par Ivan Ivanov Bagrianov, voyant le vent définitivement tourner en faveur des Alliés, leur demande un armistice. Cependant, la Résistance, conduite par le Front patriotique à dominante communiste, renverse le gouvernement pro-allemand à l’heure où les chars russes franchissent la frontière nord de la Bulgarie. Le pays est lui aussi rapidement occupé par l’URSS tandis que que l'Armée grecque et des contingents franco-britanniques partis de Crète s’empressent de débarquer en Grèce continentale pour y restaurer Georges II et le gouvernement Venizelos.


Drapeau du Front patriotique bulgare

En Bulgarie, Kimon Georgiev, l'ancien dictateur nationaliste désormais allié aux Communistes, devient Premier ministre tandis que les 3 membres du Conseil de Régence du Roi Siméon II, le Prince Kiril, Bogdan Filov et le Général Nikola Mikhov, sont jetés en prison.

Le nouveau gouvernement bulgare ordonne l'évacuation des régions annexées depuis 1939 et le retour à la Bulgarie d'avant-guerre en ce qui concerne les frontières tout en déclarant la guerre à l'Allemagne. Les soldats bulgares agiront bientôt de concert avec l'Armée rouge sur le théâtre yougoslave.

Mais comme dans les pires craintes de Churchill et de Mandel, c’est bien l’Union soviétique qui a pris le dessus dans les Balkans mais le Français sait que les Alliés occidentaux ne pouvaient à la fois débarquer massivement en France et libérer les Balkans soit en y débarquant soit en l’attaquant depuis l’Italie.

Cependant, les dirigeants français n'ont pas l'intention de rester totalement inactif dans les Balkans. Ainsi, Mandel, accompagné du Général, s'envole pour La Canée pour y rencontrer Churchill et préparer avec lui les opérations qui permettront de placer le plus à l'est possible la future ligne de démarcation entre le Monde occidental (que l'on espère ne pas devenir le Monde américain, surtout pour les 2 Français) et ce qui sera le Monde russe. D'ailleurs, c'est dans cette idée que Daladier, le moins visible des 4 « Grands » du gouvernement de la République (bien qu'on le surnomme « Le taureau du Vaucluse ») part pour Rome tandis que seul Blum gère les affaires courantes à Alger. Édouard Daladier rencontre en toute discrétion le Lieutenant-Général du Royaume d'Italie, le Prince héritier Humbert de Savoie. Le Vice-Président du Conseil français annonce rien moins au dirigeant italien que l'Armée française sûrement, et les Britanniques peut être, enverront des troupes occuper Zara « lorsque l'état d'avancement des opérations dans la région le permettra » et la considéreront comme un territoire italien. Alger pressentant un désastre pour les royalistes yougoslaves, le Français explique au Prince héritier que la ville devra servir de base arrière aux Tchéniks « au cas où Staline et Tito trahiraient leurs engagements envers Pierre II » et les accueillir « si ceux-ci perdent leur combat ».



En France même, les Alliés approchent de Marseille qui se soulève spontanément contre l'occupant honni. Les Résistants de l'intérieur sont rapidement rejoints par l'Armée française, et notamment les fameux Goumiers marocains du Général Guillaume, appuyés par la 1ère Division blindée du Général Touzet du Vigier, Marseille est finalement délivrée. C'est un port copieusement ravagé par l'occupant que reprennent les Alliés, port qui sera inutilisable pour de longs mois.

Marseille libérée, les Alliés peuvent entamer leur remontée le long de la vallée du Rhône. Celle-ci est d'ailleurs facilitée par le fait que les troupes de montagne alliées, principalement les unités de Tabors marocains, progressent relativement vite à travers les Alpes. En culbutant ainsi les défenses allemandes, ils contraignent à chaque fois les Allemands à se replier vers le nord dans les combats de la Vallée du Rhône.

Rommel a d'ailleurs ce constat amer.

« Plus le temps passe, plus les Alliés se renforcent et plus, au contraire, nous nous affaiblissons. C'est sur les plages qu'il aurait fallu stopper l'invasion. Une fois la tête de pont solidement installée, il était quasiment impossible d'arrêter les Alliés. ».

En Orient, l'Inde est envahie par les Japonais et les Anglais semblent incapables de les arrêter sans le recours massif à leurs soldats indiens, alors que ces derniers n'ont désormais plus vraiment envie de servir la puissance tutélaire britannique…


Drapeau de "l'Armée nationale indienne" de Bose

En effet, c'est désormais un secret de polichinelle que même Nehru et le Congrès ne soutiendront plus les Britanniques sans, a minima, une autonomie immédiate. En parallèle, le discours tenu par Bose à Imphal, proclamée « Capitale provisoire de l'Inde libre » et diffusé sous le manteau de Dacca à la frontière iranienne et du Cachemire au Deccan, n'a strictement rien à voir avec les horreurs beuglées par les Nazis. Bose déclare en effet que tous les Indiens sont égaux, qu'ils soient Sikhs, Musulmans ou Hindous. Et pour ces derniers, qu'ils soient Intouchables ou bien Brahmanes. Il annonce des élections générales une fois « le joug britannique mis à bas » et reprend les thèses de la déclaration finale de la Conférence de la Grande Asie orientale de Novembre.

Malheureusement pour Bose, des exactions japonaises commises dans les parties de l'Inde qu'ils occupent terniront petit à petit leur image de « libérateurs » en dépit des ordres successifs de « pondération » venant de Yamashita lui même…

D'ailleurs, les Britanniques n'ont pas l'intention de perdre la guerre sur le Front indien alors que partout ailleurs, les voyants sont « au vert ». Ainsi, dans l'ensemble du Raj, une sévère répression s'abat sur le Congrès et pas moins de 100 000 Indiens (dont Nehru) sont jetés en prison suite à l'échec des pourparlers entre Cripps et le meneur du Congrès. Cette mission de conciliation ayant échouée, c'est désormais la coercition qui reprend ses droits tandis que Cripps sera bientôt rétrogradé au poste de « Ministre de la production aéronautique » et que sa carrière politique en général connaîtra un sérieux coup d'arrêt…

Dans le Pacifique, les Alliés continuent le « nettoyage » des régions situées au sud des Monts Owen Stanley. À moyen terme, ils ont certes pour objectif la base japonaise de Lae mais n'ont pas du tout l'intention d'y aller par la piste de Kokoda et donc par voie terrestre, tant les montagnes sont jugées quasiment infranchissables.


Seuls des fous oseraient s'aventurer à travers ces montagnes pour aller du sud au nord de la Nouvelle Guinée...


Dernière édition par Emile Ollivier le Ven 2 Mar - 7:49, édité 1 fois
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Anaxagore le Mar 20 Fév - 10:35

Antonescu n'est pas fasciste. c'est un dictateur d'extrême droite, mais on ne peut pas le qualifier de fasciste ( définition : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme ) car il n'a pas le côté "idéal collectif suprême".

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Jeu 1 Mar - 9:02

Mars 1944

Les Alliés qui, depuis la Provence, ont remontés la Vallée du Rhône, atteignent Lyon, transformée en forteresse par les Allemands. Soucieux d'éviter un « Stalingrad français » comme le promet Goebbels, les Alliés décident de contourner la cité détruite par les combats de 1940 et d'isoler les puissantes divisions SS qui la défendent.

Mais c'était sans compter ce diable de Rommel…

En effet, le redoutable officier allemand a anticipé la manœuvre alliée et regroupé secrètement une puissante force blindée au sud-ouest de Lyon en vue de couper les forces alliées qui contournent la Capitale des Gaules de leurs bases. C'est l'Opération Lüttich.

Ainsi, alors que l'optimisme était de mise côté allié, c'est avec effarement qu'à l'aube, les soldats américains, britanniques et français qui marchaient vers le nord en vue de contourner les Allemands retranchés dans Lyon entendirent le canon tonner… derrière eux !

En effet, le « Renard des Balkans » avait secrètement placé une importante force blindée et de l'infanterie d'élite sur le flanc gauche de l'avance alliée en profitant de la nuit !

Pire, la Luftwaffe intervenait de nouveau en masse et multipliaient les sorties en vue de tenter de contester la suprématie aérienne aux Alliés, ou du moins, d'occuper l'aviation alliée le temps qu'il faudra pour isoler les avants-gardes alliées des plages du débarquement de Provence.

Les Allemands menaçaient ainsi de prendre les Alliés à revers et à infliger à ceux-ci une défaite qui risquaient, peut-être, de compromettre jusqu'au succès du débarquement !

C'est du moins ce que pensaient les plus pessimistes. D'autres, comme de Hauteclocque, pensant plutôt qu'il s'agissait « du dernier spasme d'une bête mourante » !

Avant même d'en avoir reçu l'ordre de ses supérieurs, il ordonna à sa 2ème Division blindée de faire mouvement vers le Sud-Ouest, vers les Parachutistes de la 101st Airborne et les Légionnaires français, qui tenaient la colline 211 face aux assauts enragés des soldats d'élites de Rommel.


Scène d'un combat sur la colline 211

Encore une fois, le général picard avait eu raison de prendre une initiative avant d'en avoir obtenu l'ordre du Haut-Commandement, trop lent à réagir. D'ailleurs, ne fallait-il pas « marcher au canon » ? Et de toute façon, de Hauteclocque l'aurait prise même s'il n'avait pas été le protégé du Ministre de la guerre, Charles de Gaulle.

Ah, si la France avait eu un tel général après Sedan en 1940…

Cependant, Eisenhower aussi était un grand officier. Conscient du danger, il ordonna de cesser les frappes des bombardiers non seulement contre les cibles dans la région lyonnaise non liées directement à « Lüttich », mais également les frappes stratégiques contre le Reich lui même, le temps que la « crise » soit résolue. De plus, les chasseurs-bombardiers reçurent l'ordre de revenir à des missions de suprématie aérienne, afin d'éliminer au plus vite la Luftwaffe du ciel Rhodanien.

Mais déjà l'ennemi commençait ses assauts contre la principale ligne de défense des Alliés sur la colline 211, au sommet de celle-ci.

Mais l'initiative de de Hauteclocque paya. Les blindés français arrivèrent à temps pour soutenir les Paras et les Légionnaires qui auraient certainement succombé sous la vigueur de l'assaut allemand sans cela.

D'ailleurs, dans l'épave d'un des Tigers détruits par les chars français, on retrouvera après la bataille le cadavre d'un officier allemand, un certain Michael Wittmann. Le tristement célèbre héros de la propagande d'Hitler, encensé par Goebbels pour avoir détruit avec son seul char Tiger une colonne de véhicules alliés, comme on le sait, était donc tombé.

L'accalmie fut de courte durée. Visiblement, Rommel était pressé. Il devait se douter que son offensive échouerait si la colline 211 ne tombait pas rapidement. En effet, une fois que les Alliés auraient expédiés des renforts sur le flanc ouest, et que la Luftwaffe serait balayée, de chasseur, il deviendrait la proie maintenant qu'il s'était découvert !

L'artillerie rameutée par le « Renard des Balkans » donna tout ce qu'elle avait dans le ventre pour anéantir les défenseurs de la colline 211. Heureusement, de Hauteclocque avait retiré ses blindés pour éviter qu'il ne soit balayés par l'artillerie du Reich et les expédia de nouveau vers les hauteurs une fois que les Allemands reprirent leur assaut contre la position alliée.

Rommel avait dû recevoir des rapports sur l'arrivée imminente des redoutables forteresses volantes alliées sur ses positions car ses hommes collaient au plus près les défenseurs alliés, espérant ainsi échapper au bombardement d'enfer des B-17.

Et il eut encore une fois raison, les bombardiers alliés, soucieux d'éviter le « tir ami », bombardèrent les arrières des Allemands et leurs réserves, mais ne purent rien faire contre leur première ligne.

Mais le Picard décida de profiter du choc causé par le raid des bombardiers lourds et ordonna une contre-attaque à l'ancienne, à la baïonnette ! La seule différence avec les glorieux soldats de Magenta ou de Gettysburg (selon la nationalité des hommes) fut que la charge fut couverte par le tir des blindés de la 2ème DB. Les commandants des Paras US n'objectèrent pas, bien au contraire, les Américains étaient friands de guerre de mouvements et offensive. Contre-attaquer et ne plus se terrer les ravis donc. Le Lieutenant Cole, de la 101st Airborne, s'illustra lors de cet assaut, qui resta dans les annales de l'histoire américaine comme « La charge de Cole ». D'ailleurs, celle-ci est toujours enseignée dans les salles de cours de Westpoint.



Les Allemands, battus, s'enfuirent dans toutes les directions. Rommel, conscient de sa défaite, retira en urgence les blindés survivants en vue de les engager non plus pour chasser les Occidentaux du continent, mais rien que pour empêcher l'invasion de l'Allemagne même, désormais imminente !

À Narva, le grande bataille opposant les hommes de Vlassov aux soldats nazis s'arrête d'elle-même. En effet, Staline a besoin de ces divisions au sud, pour exploiter l'immense succès de Berthelot et assurer son avance dans les Balkans. Le dirigeant russe ordonne donc de stopper l'assaut ce qui fera dire aux Allemands qu'ils ont gagnés la bataille...

Belgrade est libérée grâce à une action conjointe des Partisans de Tito, des Tchéniks de Mihailovic et de l'Armée rouge. Face à la progression fulgurante des Soviétiques dans les Balkans, Mihailovic a été contraint de coopérer directement avec le combattant communiste pour éviter que Tito ne soit seul à s'accaparer les lauriers de la victoire à Belgrade. Mais rapidement, une fois les Allemands partis, la défiance reprend le dessus jusqu'à ce que les Soviétiques s'en prennent ouvertement aux Tchéniks en jetant en prison plusieurs de leurs chefs. Tito, grisé, proclame la déchéance du Roi et proclame la « République fédérative populaire de Yougoslavie  » ! Les Tchéniks sont contraint de s'enfuir dans les montagnes non sans avoir résisté héroïquement aux forces conjugués des Partisans et des Russes. C'est alors que le commandant monarchiste commet une grave erreur. Il s'allie avec les débris de la garde nationale serbe, des collaborateurs qui combattent aux côtés des Allemands depuis 1941, pour affronter les Communistes. Tito se rue sur l'occasion en faisant assimiler Monarchistes et « Fascistes »...

Le mois de Mars 1944 marque également le début de la « Crise de Zara ». Peu avant l'arrivée des Partisans yougoslaves, des troupes françaises et britanniques débarquent dans la ville bientôt suivis par des administrateurs italiens fidèle au gouvernement du Royaume d'Italie ! Cela provoque la fureur de Tito qui réclame l'annexion de la ville à la Yougoslavie. Mais les Partisans sont bloqués par les Franco-Britanniques le long de la frontière italo-yougoslave d'avant-guerre. Certes Tito et Staline sont allés très loin en s'en prenant ouvertement aux hommes fidèles à Pierre II mais ils n'ont pas l'intention d'attaquer directement les soldats de Churchill et Mandel. En effet, ils affrontent toujours les Allemands et les Oustachis d'un côté et traquent les Tchéniks de l'autre...



Alors que les Allemands se retirent d'Albanie, les Franco-britanniques y appliquent la même manœuvre qu'en Grèce et à Zara. Ils débarquent à Tirana ainsi qu'à Durrës avec le gouvernement en exil de Zog dans leurs bagages puis ils s'allient à la Résistance non communiste (et donc même à des mouvements républicains) pour refouler (et pas encore combattre) la résistance communiste et traquer les partisans du gouvernement collaborateur (en encore, Churchill voulait les ménager mais Mandel refusa avec force de participer à l'opération si on s'alliait aux collaborateurs albanais). La situation est tendu le long de la "ligne de front" séparant les troupes alliées et du nouveau gouvernement à celles d'Enver Hoxha.

Certains ennemis de Zog, qui le sont soit par républicanisme, soit tout simplement pour des raisons personnelles, ont rallié le nouveau gouvernement. Sous pression des Alliés, Zog a promis de n'être qu'un monarque constitutionnelle à l'avenir et l'organisation de l’élection d'une Assemblée nationale constituante validant une nouvelle constitution démocratique.

Face à la « menace » des Alliés occidentaux et, surtout, celle des Tchéniks, Tito décide de demander à Staline le maintien du concours de l'Armée rouge aux Partisans pour la libération du territoire yougoslave encore occupé. Staline accepte, conscient de la carte qu'il a joué dans son bras de fer avec Churchill et Mandel en Europe de l'est en appuyant Tito avec ses troupes.

L'avance fulgurante de l'Armée rouge dans les Balkans n'empêche pas le nouveau dirigeant hongrois, le « Nemzetvezető » Ferenc Szálasi de présider en personne la cérémonie de la « Renaissance de la Grande Hongrie » à Arad, ville de Transylvanie restée roumaine après l'arbitrage de Vienne mais rattachée de force par la Hongrie suite aux contre-attaques de l'Axe consécutives à l'Opération Berthelot. Alors que l'Armée hongroise a besoin de toute sa force pour tenir les Carpates face aux Roumains (aidés par un contingent soviétique), 2000 soldats sont mobilisés pour prendre part aux différents défilés ponctuant la célébration, célébration qui se conclue par un discours du nouveau dictateur hongrois.

Préalablement à la cérémonie, les élites roumanophones d'Arad ont été « purgées » et des centaines de Roumains ont été jetés dans les « camps de la mort hongrois » spécifiquement réservés à la « magyarisation » de la Transylvanie, en gros, à l'épuration ethnique de la région en faveur de la Hongrie...

Dans le Pacifique, déclenchement de l'Opération Forager, l'invasion des Îles Mariannes. Elle doit permettre non seulement de s'approcher encore plus du Japon, mais aussi, dans un avenir proche, de fournir la base qui permettra aux B-29 de frapper directement le Japon.

Georges Louis Nicolas Blaison, capitaine du « Requin », un sous-marin français de classe Balao, construit par les Américains, participe à la bataille. Il doit avec son bâtiment repérer et, si possible, attaquer l'Armada japonaise si elle tente cette fois de s'opposer à l'assaut américain. C'est dans cette optique que plusieurs sous-marins alliés ont été positionnés en Mer des Philippines, sur les différents axes de progression possibles de la Flotte impériale japonaise.



Tandis que le Capitaine du sous-marin français traquait l'ennemi, Saipan, cible du premier assaut amphibie de l'invasion, était le théâtre de rudes combats au sol mais l'aviation japonaise n'était pas encore apparue une seule fois dans le ciel de l'archipel. Cependant, Spruance, Amiral commandant la Vème Flotte US en charge de l'invasion savait, du fait que les codes secrets japonais avaient été percés, que l'ennemi avait sciemment évacué son aviation des Mariannes, où elle aurait été trop exposée mais l'avait rassemblé en une importante force aérienne à Iwo-Jima et Chichi-Jima dans l'archipel des Bonin au nord.

Les Américains sachant que la « Flotte combinée » japonaise, commandée par l'Amiral Nagumo, successeur désigné de Yamamoto, mettrait plusieurs jours à arriver suffisamment prêt de la Flotte alliée pour pouvoir envoyer ses appareils au contact, envoyèrent 1 petite force attaquer l'archipel des Bonin.

Le raid allié sur les bases terrestres de l'aviation japonaise fut une cruelle surprise pour les Japonais. Ceux-ci subirent de lourdes pertes (nombre d'appareils étant détruits au sol) en en infligeant que de légères en retour aux Américains.

Mais la bataille ne faisait que commencer…

Au sol, ce n'est qu'au prix de lourdes pertes (2000 morts en 3 jours) que les Américains parviennent à refouler les Japonais vers l'intérieur de l'île, Japonais qui savaient que la Flotte de Nagumo arriverait bientôt et écraserait à coup sûr les Alliés !

Nagumo était confiant. Les premiers rapports sur les aviateurs étaient positifs. Non seulement ils étaient motivés (mais un seul soldat japonais ne l'était-il pas ?…) mais étaient également relativement prêts grâce à l'apport de l'expérience des vétérans retirés du Front pour les former. De plus, les nouveaux modèles d'avions leurs avaient été livrés. Bref, le désastre d'Iwo Jima ne le perturbait pas outre mesure.

Mais ce que l'Amiral nippon ne soupçonnait pas, c'est qu'il était désormais la proie d'un « Requin », en l’occurrence le vaisseau du Capitaine Blaison, passé expert dans l'art de dénicher et d'envoyer les navires japonais au fond du Pacifique…

Le « Requin » poursuivait la Flotte de Nagumo depuis plusieurs heures. Blaison et ses seconds avaient déjà transmis la position des Japonais à Spruance et à Nimitz. Un autre sous-marin, américain cette fois, venait de rejoindre la zone quand la vigie du sous-marin français repéra que la Flotte nippone venait brusquement de virer de bord en plein dans la direction du « Requin ».

« La fête peut commencer » dit avec un sourire maléfique le Capitaine français.

En effet, les Nippons, voulant se placer en position idéale pour faire décoller leur escadrille, allaient placer involontairement son sous-marin en plein centre de leur dispositif, à un endroit parfait pour attaquer le Zuikaku, le Porte-avion, vétéran de Pearl Harbor, servant désormais de vaisseau-amiral à Nagumo.

Blaison plonge en profondeur pour ne pas être repéré et grâce à ses détecteurs acoustiques, sait à quel moment remonter en immersion périscopique.

Déployant son périscope, le Français voit apparaître le Zuikaku, décoche une salve de torpille dans sa direction et replonge immédiatement pour échapper à la fureur de destroyers.

Ce n'est donc qu'à travers les sons amplifiés par l'océan que l'équipage du « Requin » put « assister » à la mort du Porte-avion japonais.

Grâce à la grande expérience des hommes à son bord, le sous-marin parvînt à échapper à la contre-attaque nippone.

Cette fois, le bruit inquiétant des destroyers et des charges de profondeur japonaises couvrit celui d'autres explosions. Celles des bombes et torpilles des appareils embarqués américains attaquant le Flotte japonaise désemparée et coulant cette fois le Hiyo et le Taiho.

Lorsque le « Requin » refit surface, ce fut dans une guerre du Pacifique totalement transformée, et ce, en grande partie par son action. En effet, non seulement de nombreux pilotes et appareils japonais avaient été foudroyés au décollage ou juste avant par la destruction du Zuikaku, mais la Flotte japonaise avait littéralement « perdue les pédales » à partir de ce moment. Certes elle lança bien ses appareils sur la Vème Flotte mais en plusieurs groupes, comme si les Japonais étaient pressés de rendre la pareil aux Américains tout en ayant personne pour les contenir et remettre de l'ordre dans leurs formations…

Alors que le « Requin » rentrait à Eniwetok, sa nouvelle base, ce que Blaison soupçonnait s'avéra exact. Nagumo et son Etat-major avaient été foudroyés par les explosions et les Japonais n'avaient dès lors plus de commandant !



L'anéantissement des avions japonais fut très rapidement surnommé par les aviateurs américains le « Great Marianas Turkey Shoot », le « Grand tir aux pigeons des Mariannes ».

La victoire était totale pour les Alliés. Les Japonais avaient perdus leur Amiral, 3 porte-avions et, surtout, des centaines de pilotes péniblement formés durant les mois précédents.

Blaison et son équipage reçurent la plus haute décoration de chaque pays allié, mais bien évidemment, ce fut la « Légion d'Honneur » remise par Mandel qui leur fit le plus chaud au cœur.

En Nouvelle-Guinée, les troupes américaines et australiennes s'emparent de la baie de Milne et continuent de remonter progressivement sur Buna et, au-delà, Lae.
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Thomas le Jeu 1 Mar - 20:45

Le dirigeant russe ordonne donc de stopper l'assaut ce qui fera dire aux Allemands qu'ils ont gagnés la bataille.
Staline n’est pas russe, mais géorgien et surtout soviétique.

Amiral Nagumo, successeur désigné de Yamamoto.
Je me souviens plus si Yamaguchi est vivant dans ta TL, si oui, c’est lui qui succéderaient à Yamamoto. Autre successeur potentiel : Kameto Kuroshima.
OTL Nagumo est au placard jusqu’en mars 44 où il commande l’aviation terrestre dans les mariannes.

Le « Requin » poursuivait la Flotte de Nagumo depuis plusieurs heures.
Un sous-marin est trop lent pour poursuivre une flotte de guerre en vitesse de croisière.

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Ven 2 Mar - 7:45

Salut Thomas.

Pour Staline, je sais qu'il est géorgien. Mais c'est pour utiliser un autre terme que soviétique.

LFC, Nagumo n'est justement pas mis au placard. N'oublie pas que Midway n'est pas si catastrophique pour le Japon qu'irl.

Pour la poursuite, par contre je vais me relire Wink
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Ven 2 Mar - 7:50

Mise à jour de Février 1944 pour tenir compte des remarques d'Anaxagore Wink
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Anaxagore le Ven 2 Mar - 11:14

Merci

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Collectionneur le Lun 5 Mar - 18:49

Le requin à eu un plat de choix Smile
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Emile Ollivier le Jeu 22 Mar - 15:35

Avril 1944

Après la victoire des Alliés dans la bataille de la colline 211 et la perte de tout espoir (sauf chez Hitler et les plus fanatiques des Nazis) de rejeter les Occidentaux à la mer, les Allemands jouent leur dernière carte et expédient au sud, en Bourgogne, l'Armée qui stationnait dans le Pas de Calais. Voyant que plus rien ne s'oppose à un assaut dans le nord de la France, Eisenhower décide de déclencher prématurément l'Opération Anvil/ Enclume, le débarquement de revers en Normandie des Anglais et des Américains.

Ce choix s'avère des plus payants.

En effet, cet assaut, dirigé par Patton, dont l'armée servait au départ de diversion pour contraindre les Allemands à maintenir des divisions dans le nord de la France, est un prompt succès. Le grand général américain, après la rapide sécurisation des têtes de pont, décide de se ruer de suite en direction de Paris avec ses chars, laissant aux divisions d'infanterie et, surtout, à la Résistance française, le soin de libérer des régions comme la vallée de la Loire et la Bretagne. A la fin du mois, apprenant l'arrivée prochaine de Patton, Paris se soulève contre l'occupant et les collaborateurs.



Du côté allemand, c'est la consternation. Von Rundstedt et Rommel décident, d'un commun accord, d'ordonner aux divisions allemandes d'évacuer le sud-ouest de la France, où elles sont d'ailleurs malmenées par la Résistance depuis Janvier et le déclenchement d'Overlord/Seigneur suprême, celles-ci étant menacées d'être prises en tenaille par les 2 puissantes forces alliées.

Le fait que son Armée s'effondre à l'ouest n'empêche pas Hitler, commandant suprême de l'Armée allemande, de continuer à diriger les opérations militaires à l'est. Surestimant son succès de Narva, il considère l'Armée de Staline « complètement épuisée ». Il prédit néanmoins assez justement que la prochaine offensive soviétique n'aura pas lieu en Hongrie, le ventre mou du Reich, comme le pensent ses généraux, mais bien en Biélorussie, Staline ne pouvant pas laisser impunément la Wehrmacht occuper cette République soviétique. Sa débandade en France l'empêche cependant de pouvoir amener les renforts nécessaires à la défense du front Centre mais il envoie néanmoins sur place un Général dont la présence équivaut au moins à un renfort de 200 000 hommes et 200 Panzers...

Heinz Guderian…


Guderian en route pour Minsk

Bien que l'essentiel du corps de bataille allié soit remonté vers la Bourgogne, à la fois car les moyens des Occidentaux ne sont pas illimités mais aussi pour isoler du Reich, au lieu de les affronter, les divisions allemandes stationnées dans l'ouest de la France, les unités protégeant les flancs de la percée rhodanienne reçoivent l'ordre de progresser en direction des Cévennes. Cette région est désormais reconnue dans le Monde car les descendants des proscrits de Louis XIV ont décidé de protéger les proscrits de Pétain et de Laval. Certes, la région se prête à merveille à l'action de guérilla mais l’État-major sait que sans une libération rapide par les armées régulières, un nouveau carnage aura lieu car le secteur grouille de FSL et de soldats de la Wermacht, car elle se trouve à proximité immédiate du Front.

L'action est promptement menée. Les FSL n'ayant pas les moyens de s'opposer aux armements lourds des soldats alliés et l'Armée allemande, saignée à blanc depuis Janvier et largement engagée désormais contre les Alliés, étant largement minoritaire dans l'ordre de bataille de l'Axe dans ce secteur. Ainsi, ce rapide succès de l'Opération Voltaire (nom de l'offensive alliée contre les troupes de l'Axe) sauve des milliers de vie. L’État d'Israël conférera le statut de « Justes parmi les Nations » à de très nombreux cévenols après-guerre.

En Inde, après 1 mois de pause qui leur ont permis de se ravitailler, les Japonais reprennent leurs assauts, et cette fois, contre la province du Bengale. Mais les Britanniques ne sont pas restés sans rien faire…

En effet, Churchill remplace le Marquis de Linlithgow comme Vice-Roi des Indes par le Maréchal Wavell. Churchill est bien content d'envoyer à l'autre bout de la Terre cet homme qu'il déteste (En effet, Wavell était opposé à l'expédition en Grèce continentale en 1940-1941) tout en pouvant utiliser ses grandes compétences pour gérer une crise grave (n'a-t-il pas vaincu les Italiens en Libye d'abord et en Afrique orientale ensuite?)…

Mais à peine installé à Delhi que déjà l'action du Maréchal entraîne le courroux du Premier Ministre britannique. En effet, Wavell libère les membres du Congrès emprisonnés en Février et reprend les discussions avec Nehru tout en nommant l'Hindou et plusieurs de ses amis comme membres du Conseil du gouverneur général des Indes, véritable gouvernement du Raj. Jinnah et plusieurs leaders de la « Ligue musulmane » sont également nommés à ce conseil comme représentants de la communauté musulmane .



Sur le Front, l’État-major britannique décide de s'appuyer, et c'est une première depuis la révolte des Cipayes en 1857, massivement sur les populations musulmanes, et sur les Bengalais en particulier, pour s'opposer à l'avance nippone et des « Indiens libres ». Ainsi, les Bengalais, passent du statut de personnes considérées comme efféminés et de faibles combattants à celui de « Lions du Gange » (c'est comme ça que la propagande coloniale qui les souillaient depuis presque 1 siècle les appelle désormais et ce, du jour au lendemain) et grands défenseurs de l'Inde.

Pendant ce temps, Winston Churchill et Georges Mandel (accompagnés d’Anthony Eden et de Charles de Gaulle) se rendent en urgence à Moscou afin de s'entretenir avec Staline de la situation dans les Balkans et en Europe de l'Est. L'entretien est nettement plus tendu que les précédents, Staline se montrant intraitable sur le maintien de Tito au pouvoir en Yougoslavie (assimilant les Tchéniks, et au-delà Pierre II, à des Fascistes ne valant guère mieux que les Nazis), son rejet du gouvernement Sikorski concernant la Pologne (les Polonais n'ont-ils pas pactisé avec Hitler lors de « l'affaire » Katyn ? Sikorski n'est-il pas à la tête d'un État ayant participé, aux côtés de l'Allemagne, au démantèlement de la Tchécoslovaquie ? ) tout en critiquant « l'Alliance » entre Londres et Alger d'un côté et le Roi qui nomma Mussolini Président du Conseil de l'autre…

Après cette diatribe, le Vojd fait dresser une carte de l'Europe sur son bureau. La carte d'une Europe qu'il a déjà redessiné ! Les 2 dirigeants occidentaux peuvent voir que non content d'annexer de nouveau à l'URSS les territoires polonais à l'est de la Ligne de démarcation définie par Molotov et von Ribbentrop en 1939 ainsi que les États baltes, le dirigeant soviétique incorpore également la Ruthénie subcarpatique, territoire tchécoslovaque envahi par les Hongrois en 1939 à son pays. Le Tyran rouge compte également dévorer la Carélie finnoise et la Moldavie roumaine.


Staline redessinant les frontières de l'Europe

Mais, c'est en tournant leurs yeux vers l'ouest que le Premier ministre britannique et le chef du gouvernement français faillirent attraper une syncope…

Non seulement un immense trait rouge longeant l'Elbe, suivant la frontière entre la Tchécoslovaquie et la Bavière, coupant l'Autriche en deux puis longeant la frontière italo-yougoslave (une seconde ligne séparant l'Albanie et la Grèce de la Yougoslavie et la Bulgarie) tranche l'Europe en deux mais tous les territoires allemands à l'est de l'Oder et de la Neisse occidentale sont incorporés à la Pologne !

Le Français et le Britannique protestent. Churchill conclut « qu'il ne faut pas trop gaver l'oie polonaise de terres allemandes, car elle risque une indigestion », propos auxquels Staline répond en expliquant que « le problème des nationalités n'est qu'une question de transport, Messieurs »…

Certes Churchill était prêt à accepter une influence russe en Europe de l'Est ainsi que certains arrondissements territoriaux à l'URSS (ne s'était-il pas félicité de l'invasion de la Pologne orientale par Staline en 1939 ?) mais il ne voulait certainement pas d'un Empire totalitaire stalinien sur la moitié de l'Europe !

Les dernières discussions ne furent que de pures formes, Chuchill et Mandel ne faisant même pas semblant d’acquiescer lorsque Staline proposa un gouvernement allemand post-nazisme dont les membres seraient à moitié pris parmi ceux du « Comité de l'Allemagne libre », pour l'autre désignés par les Occidentaux, ce qui donnerait à Staline autant d'influence sur la nouvelle Allemagne que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France réunis ! En rentrant à Londres, le Premier Ministre commença la planification de l'Opération « Unthinkable », de l'Impensable…

Rien moins qu'une Troisième guerre mondiale contre l'URSS sur les cendres encore fumantes de la Seconde !

Mais pour Churchill, comme pour les Français rapidement mis dans la confidence (Roosevelt, jugé trop proche « d'Uncle Joe », n'étant quant à lui pas encore informé), l'« Impensable » ne doit être qu'un ultime recours.

Dans le même ordre d'idée, les dirigeants britanniques et français, s'ils rejettent toute idée d'accord avec les dirigeants nazis dans l'optique de la future opposition entre l'Occident et l'URSS (et c'est plus généralement une opposition au moindre accord avec l'Allemagne en ce qui concerne Mandel), commencent à envisager une sortie de guerre « honorable » pour le Japon impérial ! D'ailleurs, le Premier ministre japonais Higashikuni était un opposant à la guerre.

Ce n'est pas comme si l'on allait négocier avec Tojo !

D'ailleurs, les Franco-Britanniques laissent comme concession principale le maintien de l'institution impériale accompagnée du respect de l'intégrité territoriale de la métropole japonaise. De Gaulle propose également, comme unique entorse à la déclaration du Caire (si on excepte que le Japon ne se rendra donc pas sans conditions), de laisser au Japon impérial ses îles du Pacifique, « des poussières » comme il les qualifie lui même, « qui permettront aux Japonais de garder le plus important pour eux, la face ».

Quant au reste de l'Empire que s'est taillé le Japon depuis la Restauration Meiji, la puissance nippone devra évacuer l'ensemble de ses conquêtes, que ce soit dans le Pacifique ou en Chine, mais également restituer la Mandchourie à la Chine et évacuer la Corée.

Mais le maintien de l'intégrité territoriale du Japon même signifie que l'Empire du Soleil levant conserve les îles Kouriles mais surtout, et cela ne plaira pas à Staline, la Préfecture de Karafuto, le sud de l'île de Sakhaline, conquise par le Japon lors de la guerre Russo-Japonaise de 1904-1905…



Reste à convaincre les Américains...
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Thomas le Jeu 22 Mar - 20:19

La guerre froide risque de mal porter son nom.

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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

Message par Collectionneur le Ven 23 Mar - 0:35

Les franco britanniques ne peut faire le poids seuls face à l'Armée Rouge. Comme OTL, ils doivent prendre langue au moins avec l'état-major US pour cette planification.
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Re: LFC : 16 Juin 1940, un autre destin pour la France (Inspiré de la FTL)

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