"Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

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"Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Mar 8 Nov - 14:49

Salut à tous et à toutes,

Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas Kaiserreich (malheur sur eux !), c'est un mod crée à la base sur Heart of Irons II et Darkest Hour. Ce mod est volontairement uchronique et il simule une victoire des Empires Centraux lors du premier conflit mondial. Bien que n'étant pas nécessairement d'accord avec leur chronologie (que vous pouvez consulter en cliquant ici, je pense que c'est une bonne base pour travailler sur une possible victoire des Empires Centraux et d'imaginer le monde et ce qui pourrait s'y dérouler. Dans le canon officiel, le point de divergence est la non-entrée des États-Unis en guerre suite à l'arrêt de la guerre sous-marine à outrance de la part de l'Allemagne. Je l'ai respecter (bien qu'elle puisse être soumise à débat !) et c'est à partir de là que je vais commencer mon uchronie, suite à une victoire révolutionnaire en France au tout début des années 20. Comme dit plus haut, c'est librement inspiré donc je pourrai y piocher de temps à autre, quelques petits évènements mais grossièrement, ce sera surtout des recherches personnelles. (Et pourquoi pas, une participation à travers ceux et celles qui ont également envie d'enrichir cette future uchronie)

Bon je préviens tout de suite par contre, je lâche des pavass donc amis lecteurs et lectrices, bonne lecture ! Cool
Et vive la Commune !

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Mar 8 Nov - 16:45

Bonne chance et bon courage pour l'écriture Wink
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Lunarc le Mar 8 Nov - 16:54

Vu la propagande que j'en ai faites un peu partout(RGS et autre), perdu celui qui ne connait pas le mod.^^
Bonne chance pour ta partie, hâte de voir quel chemin tu va emprunter.
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Mar 8 Nov - 17:01

C'est pas encore commencé mais ce sera forcément bien.

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Mar 8 Nov - 17:04

Maraud a écrit:C'est pas encore commencé mais ce sera forcément bien.

Je ne suis guère étonné que tu dises ça Laughing
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Jolou le Mar 8 Nov - 20:44

Hum hum, regardez ce que j'ai trouvé sur AH, ça devrait plaire a maraud :p
http://www.alternatehistory.com/forum/threads/our-struggle-what-if-hitler-had-been-a-communist.402683/


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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Mar 8 Nov - 20:58

J'ai un personnage a soigner, Emile Very Happy

L'anglais c'est la langue du Maaaaaal (enfin je le lit très mal surtout)

Maraud

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Mer 9 Nov - 10:57

Jolou,

Malheureux ! Tu veux que Maraud fasse une "attaque" ?
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Mer 9 Nov - 22:56

CHAPITRE UN : LA GUERRE CIVILE FRANÇAISE (1919 - 1920) ET LA NAISSANCE DE LA FÉDÉRATION DES COMMUNES DE FRANCE

La Canaille a écrit:Enfin c'est une armée immense,
Vêtue en haillons, en sabots,
Mais qu'aujourd'hui la France,
Appelle sous ses drapeaux.
On les verra dans la mitraille,
Ils feront dire aux ennemis :
C'est la canaille, et bien j'en suis !


Des soldats de l'Armée Rouge de Libération célébrant la proclamation de la Commune de Toulon le 1er Juin 1920

L'offensive de printemps lancée par les troupes allemandes le 2 Mars 1919, a marqué le tournant de la guerre. En cinq jours, les troupes d'assauts allemandes ont percés les lignes Alliés et l'essentiel des forces allemandes s'engagent dans le saillent de Saint Mihiel, prenant Verdun et Reims dans leur progression. La capture de Reims dévoile le flanc des Alliés, qui tentent désespérément de repousser l'assaut allemand le long de la Marne. La capture de Château-Thierry désorganise un peu plus les troupes Alliés, forçant une retraite précipitée des forces françaises vers Paris, tandis que les britanniques commencent une remontée de leurs forces vers le Nord et vont se rembarquer vers le Royaume-Uni. En avril 1919, d'autres troupes allemandes secondés par des austro-hongrois prennent Nice et Marseille, après la défaite militaire de l'Italie. L'approche allemande sur Paris se fait de plus en plus pressante et Clémenceau avec l'ensemble de son gouvernement, décide de s'installer à Bordeaux pour éviter de tomber entre les mains de l'armée allemande. L'on assiste de façon graduel à une extinction de l'Union Sacrée, surtout quand le gouvernement s'installe à Bordeaux et décide de suspendre la Constitution et l'ensemble de l'administration civile pour les remplacer par des "attachés militaires". Les troupes françaises continuent de se battre le long le la Loire et l'armée de Foch continue tant bien que mal à tenir la ville d'Orléans mais les désertions se multiplient et fragilisent d'autant plus les lignes de fronts. Face à cela, la loi martiale est déclarée et frappe les éléments socialistes qui critiquent de plus en plus ouvertement la tournure militariste du régime. De nombreux "Volontaires Nationaux" se lèvent -suite à des appels de Maurice Barres et de Charles Maurras-, animés par un esprit patriotique, nationaliste voir monarchiste pour certains et vont combattre sur le front pour remplacer la multitude de déserteurs et de fuyards. De son côté, la CGT à organisé depuis la fin 1918 de nombreux comités locaux qui se battent principalement contre la détérioration du niveau de vie et "l'esclavage capitaliste". C'est sans compter sur l'agitation anti-guerre et pro-syndicaliste qui se fait dans de nombreuses usines et fabriques d'armement, avec à la clé une lutte contre la détérioration des conditions de travail pour l'ensemble des travailleurs et travailleuses.

Le 1er Mai 1919, le vétéran syndicaliste Emile Pouget lance un appel à la grève général depuis Limoges, contre le gouvernement. La propagande active et souterraine de la CGT, lui permet d'être de plus en plus audible du côté des travailleurs mais également de l'armée. Dans cet appel, Pouget dénonce "la rapacité de la classe bourgeoise", "la République des hypocrites et des menteurs assassinant les fils du peuple" et propose que "les paysans se saisissent des terres, les travailleurs d'exproprié leurs patrons et aux soldats de retourner leurs armes contre leurs généraux". A ce moment là, la France va se scinder en deux camp : D'un côté les "Blancs" et de l'autre les "Rouges". Il y a bien entendu quelques autres camps comme les "Bleus", loyalistes au gouvernement mais qui seront rapidement écrasé par la polarité grandissante à travers le pays. Le lendemain de l'appel de Pouget, des grèves éclatent dans les grandes villes du pays, à Nantes, Paris, Lyon ou encore Toulouse. Dès lors, les attachés militaires n'ont plus comme soucis l'avancée allemande, mais un besoin de mettre un terme à l'agitation sociale et politique dans le pays. Le 3 Mai, l'armée tire sur des manifestants à Bordeaux tandis qu'à Paris, elle fait tirer au canon sur le siège de la CGT. Pour se défendre contre l'armée et les milices de droite, la CGT constitue des "Centuries Prolétariennes" pour se défendre ainsi que les moyens de productions sous leur contrôle. (L'un des fondateurs des "Centuries Prolétariennes" est un soldat déserteur du nom de Jacques Doriot, qui jouera un rôle prépondérant à l'avenir) Le mouvement fait tâche d'huile dans le pays et Clémenceau demande une intervention massive de l'armée. Mais des éléments de cette dernière refuse, des unités se mutinent tour à tour, des officiers font passer par les armes 500 soldats coupables de désertions. La ligne de front de Dijon à Lyon, se vide systématiquement de ses combattants qui rallient les rouges. Arras, Limoges, Clermont-Ferrand et Le Creusot passent sous le contrôle des travailleurs. Dans ces villes, on instaure des Communes et le pouvoir est exercé via les Bourses du Travail.


Des membres d'une "Centurie Prolétarienne" dans les rues de Clermont-Ferrand

Le 15 Mai, les troupes allemandes mettent le siège sur Paris et le précède par un intense bombardement d'artillerie. Suite à l'entrée des troupes allemandes dans la ville, les rouges et les blancs cessent de se battre entre eux et tentent de résister à l'entrée allemande, mais sont obligés de reculer et de mener des combats désespérés dans les quartiers de la ville. Cela n'empêche pas les allemands de continuer d'avancer. Le 6 Juin, les dernières troupes du BEF (Qui ont eu pour ordre de ne pas se mêler des affaires internes françaises) quittent la France en s'embarquant à Dieppe. Le gouvernement Clémenceau tombe (Certains disent qu'il a été renversé) et c'est Aristide Briand qui est appelé à formé un nouveau gouvernement provisoire, composé de militaires, de libéraux et quelques socialistes modérés comme Léon Blum ou Marcel Sembat. Quand à Clémenceau, Poincaré et d'autres ministres ils sont mis manu-militari en état d'arrestation. La première tâche du gouvernement provisoire est de réorganiser ses troupes le long de la ligne Rouen-Orleans-Lyon-Nimes, mais ne peuvent empêcher les allemands de franchir le Rhône à la fin juillet/début aout. Durant ce long été de 1919 (Que l'on appel désormais "l'été brûlant"), l'ensemble du pays et les provinces sont secoués par des agitations, affrontements armés et massacres en tout genre : En Vendée, des prêtres bénissent leurs troupes afin de lutter contre "La République des Sans-Dieu". En Auvergne et dans le Languedoc, des bandes armés, chassent, tuent et exproprient massivement des propriétaires terriens, c'est la "chasse à la bourgeoisie". Cette faction ultra-radicale, inspiré directement par les bolcheviks et leur prise de pouvoir en 1917, se feront appelés plus tard les "Jacobins". Un véritable double pouvoir s'installe dans le pays, avec d'un côté la CGT qui organise un nouveau pouvoir par la base, avec ses comités et ses Communes, ses coopératives agricoles et manufacturières. De l'autre, c'est le gouvernement et surtout l'armée qui tente de mettre un terme à l'agitation dans le pays et de restaurer le pouvoir légal sur tout le pays. A Bordeaux et suite à la tombée de Paris, plusieurs rencontres ont lieu entre des délégués de la CGT et du gouvernement provisoire mais aucun accord viable n'est trouvé durant les mois de juin et juillet. De facto, le pays est bel et bien dirigé par deux entités adverses et opposés.

Dans les colonies africaines, Foch et Pétain s'allient avec les éléments européens monarchistes et conservateurs pour mettre en place un gouvernement à Oran et avoir le contrôle sur les colonies de l'Afrique de l'Ouest et du Nord. Plus insurrections sont écrasés dans le sang notamment à Oran et des pogroms sont pratiqués massivement. A la fin Septembre, les allemand ont pris Marseille et Toulon. La ligne de front qui était déjà virtuelle depuis plusieurs fois, s'effondre totalement. Pressé par l'armée, le gouvernement provisoire fait une demande officielle de cessez-le-feu avec l'Allemagne. La seule et unique réponse de l'Allemagne est que les discussions pourront commencer si la France accepte de dissoudre la plus grosse partie de son armée, ce que fait le gouvernement provisoire. Dans le même temps, Pouget et la CGT (poussé par les Jacobins) décident de cesser toutes discussions avec le gouvernement provisoire, accusant ce dernier d'être un "gouvernement de traîtres et de réactionnaires". Le 4 Octobre, le gouvernement provisoire se rend aux forces allemandes. Le 5, des nouvelles mutineries explosent dans l'armée, des unités entières refusant de rendre leurs armes. Près de la moitié des déserteurs rejoignent les Centuries Prolétariennes et petit à petit à partir des villes sous contrôle de la CGT, se crée ce qui deviendra la future Armée Populaire Communale mais qui se nommera dans ces premières années "Armée Rouge de Libération". Des officiers jugés blancs ou réactionnaires sont passé par les armes. L'Armée Rouge de Libération est fortement contrôlée par des éléments Jacobins, ce qui explique pourquoi quand les derniers socialistes quittent le gouvernement le 7 Octobre, ils sont très mal reçu et rapidement mis en minorité. Le même jour à Clermont-Ferrand, la CGT décide d'établir son propre auto-gouvernement révolutionnaire : Des délégués de tout le pays se retrouvent dans la ville pour discuter des bases de la fondation du nouveau régime révolutionnaire, base de la future Bourse Générale du Travail. Il s'agit désormais de "détruire une bonne fois pour toute le gouvernement provisoire, qui pilote la contre-révolution". C'est le début officiel de la guerre civile. Pour préserver la révolution et la protéger, Emile Pouget décide de créer une institution temporaire, le Comité de Salut Public. Malgré les multiples critiques qui lui seront fait, le Comité de Salut Public permettra d'entériner et de maintenir la cohésion du pays.

A sa création, l'Armé Rouge de Libération est majoritairement composé de militaires et d'officiers de carrière, jugé suffisamment sain politiquement. Pour éviter tout manquement à leur nouveau devoir révolutionnaire, des "Commissaires Politiques" leur sont attribués avec des pouvoirs étendus. Ces commissaires politiques sont très proche des Jacobins et de ceux qui deviendront les Soréliens (Comme Doriot, Thorez, Cachin ou Duclos), ils sont élus directement par les troupes et les conseils locaux. Dans les régions tenu par les révolutionnaires, des jugements expéditifs sont donnés contre les bourgeois, les modérés et autres riches propriétaires. Dans d'autres régions comme en Bourgogne, des anarchistes attaquent des édifices religieux, en font sauter d'autres, abattent et torturent prêtres ou curés. Le gouvernement provisoire décide malgré tout de réorganiser ce qu'il lui reste comme troupes, en y incluant les "Volontaires" à prédominance monarchiste et conservatrice, dans son combat contre les forces armées révolutionnaires. Le principal Corps d'Armée est celui de Foch, qui revient d'Algérie et s'établit à Bordeaux, ayant incorporé en son sein de nouvelles troupes coloniales débarrassé de leurs éléments "nationalistes". Dans les territoires contrôlés par le gouvernement, c'est la terreur qui prédomine : Des arrestations massives sont faîtes contre tout ceux et celles soupçonnées d'avoir de la sympathie pour la CGT. Dans de nombreuses villes, des ouvriers sont chassés et massacrés sans pitié. Pendant six longues journées (Du 13 au 19 Octobre), la ville de Bordeaux est totalement purgé de ses éléments révolutionnaires, les bilans les plus lourds parlent de 10 000 morts. A Avignon, les "Volontaires" attaquent la population juive de la ville, et en tuent 10% d'entre eux. La ville de Alès est bombardé pendant plusieurs jours et les survivants sont massacrés à la baïonnette. Le nombre de victimes de cette période (La "Terreur Blanche contre la Terreur rouge") est assez approximative, l'on parle de 56 000 tués et les plus hautes estimations grimpent jusqu'à 175 000 pour l'ensemble des deux camps. Les restes de la Flotte Française s'était échappé jusqu'à Brest après la capitulation et du 17 au 21 Octobre, une mutinerie éclate et emporte une partie importante de la Flotte qui rallie le camp révolutionnaire. Ces journées seront célébrés comme les "Quatre Glorieuses" par la Commune. Ces éléments mutinés formeront la base de la future Marine Populaire Communale et le reste s'enfuira jusqu'en Afrique du Nord et deviendra la Marine Nationale Française.


Georges Sorel, le premier Président de la Bourse Général du Travail et le fondateur de la faction Sorélienne

La motion votée le 19 Octobre 1919 reste la pierre angulaire de la fondation du nouveau gouvernement révolutionnaire en France. C'est à cette date que la Bourse Générale du Travail est officiellement établie comme "Le corps démocratique coordonnant les activités des conseils locaux et des Communes". Deux jours auparavant, Georges Sorel se rendait à Clermont-Ferrand pour être élu à sa tête. Une très grande majorité des délégués présent ont confirmé le rôle extraordinaire donné au Comité de Salut Public, ce dernier devait en effet "Concentrer le rôle d'autorité centrale en ces temps troublés pour la révolution jusqu'à ce que les Communes puissent achevés l'auto-organisation du prolétariat". Quelques années plus tard, les Jacobins tenteront de renforcer cette motion sans grand succès. Du côté du gouvernement provisoire et de son armée, le Général Franchet d'Esperey restructure et réorganise l'ensemble des forces armées en incorporant plusieurs divisions coloniales -Zouaves et Tirailleurs Sénégalais-  qui serviront de troupes de chocs pour les troupes gouvernementales. Les "Volontaires" pour leur part refuseront majoritairement de rejoindre l'armée gouvernementale et survivront comme petite unité mobile et autonome, très peu contrôlé par le gouvernement provisoire. Ce dernier verra d'ailleurs son image profondément sali par ces derniers, lorsqu'ils mettront à sac la Commune de Toulouse, pratiquant des charniers à ciels ouverts de femmes et d'enfants : Ces images feront le tour du monde. Après la prise de Toulouse, les forces armées gouvernementales lancent une offensive vers la Garonne, écrasant les troupes de l'Armée Rouge de Libération et obligeant certaines de ces unités à mener un combat désespéré de guérilla dans les Pyrénées, pour ne pas finir exterminer. A la nouvelle de la chute de Toulouse, une conférence extraordinaire est organisé à Clermont-Ferrand pour clarifier, ordonner et rendre plus performante l'Armée Rouge de Libération. Pouget nomme Jean Grave et Victor Griffuelhes respectivement Délégué à la Guerre et Chef d'État-Major. Ils prennent des mesures extrêmement drastiques :

- Ils acceptent les propositions des Jacobins de remettre la discipline au sein des troupes, de réinstaurer les grades ainsi que la hiérarchie militaire. Des levées en masses sont effectués dans chaque Communes. Les déserteurs et les traîtres seront abattus à vue ou transféré dans des "bataillons disciplinaires". Un entraînement intense et un meilleur encadrement sera également donné aux troupes.

- Toutes les composantes révolutionnaires sont d'accord sur la nécessité de lutter contre le danger contre-révolutionnaire et de prendre des mesures expéditives. Le Comité de Salut Public décide de mettre en place une "Commission Extraordinaire" (Comm'Ex) sous les ordres de Hubert Lagardalle et montrera très vite de grandes aptitudes dans les affaires domestiques et de protection de la révolution, en prenant soin d'éliminer les éléments indésirables. Malgré sa dissolution peu de temps après la fin de la guerre civile, la Comm'Ex reste un mythe populaire notamment dans sa courte mais intense guerre souterraine qu'elle a mené à travers le pays.

- Devant les nécessités de la guerre révolutionnaire, tout les moyens sont mis en œuvre pour assurer la victoire, notamment une législation forte sur les heures de travail et sur les industries d'armements. Des équipes de réquisitions sont envoyés dans tout le pays pour prendre le blé caché par les "paysans riches". L'ensemble de l'économie est tournée vers la nécessité de gagner la guerre révolutionnaire, on parlera donc de "Syndicalisme de Guerre".

- De nombreux contacts ont été pris avec l'Etat-Major allemand, dans le but d'entamer un processus de paix qui se ferait via la Suisse.

C'est cette conférence extraordinaire du 16 Novembre 1919 qui marquera le point décisif politique et militaire qui va mener à la victoire des forces communales. A la toute fin de 1919 et au début de l'année 1920, le front se stabilise : Les Loyalistes contrôlent une zone entre la Loi et les Pyrénées, avec une ligne de front Orléans-Poitiers-Rodez-Perpignan, ainsi que de petites enclaves comme notamment la Vendée ou le sud de la Bretagne, une zone entre Avignon et Nîmes et le partie non occupés par les allemands de Paris. Les Communards quand à eux contrôlent l'Ouest depuis les lignes allemandes jusqu'à la Loire, le centre de la France et la vallée du Rhône. Pendant que les officiels allemands négocient avec le gouvernement Briand, le Kaiser et son État-Major décident de soutenir la Commune, espérant de très bonnes conditions de paix et une France davantage amoindrie. Le 15 janvier 1920 est lancée l'Opération Saint-Just : Pendant que 30 000 hommes font front devant Clermont-Ferrand et une grande partie des lignes de Foch, deux offensives sont lancées simultanément afin d'une part de dégager la Vendée et la Bretagne des forces royalistes-réactionnaires et dans un second temps, prendre la ville de Orange qui n'est tenu que par deux bataillons de "Volontaires". Le 7 Février, Foch est battu aux portes de Clermont-Ferrand. Il espère que des renforts viendront d'Orléans, mais ces derniers ne viendront pas : Les troupes coloniales sont interceptés non loin d'Étampes par des divisions motorisés de l'Armée Rouge de Libération qui les prend en embuscade et les taillent en pièces, les obligeant à rebrousser chemin et se barricader à l'intérieur de la ville. Foch est obligé d'abandonner le siège de Clermont-Ferrand et de reculer à son tour.


Les levées en masses serviront à structurer la future Armée Rouge de la Libération. Sur cette photo, des volontaires rejoignent le front pour attaquer Paris

Le 11 mars, Foch, Pétain et Franchet D'Esperey décident de mettre un terme au gouvernement provisoire et le démantèlent par la force. Briand est nommé Président de la République mais il ne peut exercer aucun pouvoir réel, qui est entre les mains d'une junte militaire désormais. La junte militaire décide de réunir ses dernières forces combattantes pour une offensive combinée cherchant à dégager les troupes révolutionnaires hors de la zone parisienne et de l'Aquitaine. Mais cette offensive est retardée et la cause est avant tout humanitaire : Depuis le début de l'année, des colonnes de réfugiés cherchent tant bien que mal à fuir le pays. 10 000 personnes passent en Espagne ou tentent de s'embarquer pour rejoindre l'Algérie. Rien ne semblait à ce moment là, pouvoir mettre un terme à ce flux continu de réfugiés sur les routes de France. Alors que la situation reste dramatique et chaotique, va se dérouler du 12 au 18 Mars ce que l'on nommera la "Crise des Jacobins" : Avec l'aide de la Comm'Ex, les Jacobins massacrent des milliers de prisonniers politiques à travers le pays, ainsi que des modérés qui avaient rejoint le camp de la révolution. Le Comité de Salut Public condamnera ses actes jugés barbares, mais ne prendra aucune sanction réelle contre ses instigateurs. Il est intéressant de noter que parmi les victimes nous aurions pu compter le fameux Léon Blum, qui au moment d'être fusillé, a été reconnu par un sous-officier de sa région natale qui lui a sauvé la vie en empêchant son exécution. La fuite des socialistes modérés et sociax-démocrates datent de cette période et à été l'élément majeur de la cassure idéologique et politique entre eux et les communards. Le 25 Mars, un traité de paix formel est signé entre les représentants allemands et ceux de la Commune : La Commune reconnait l'occupation totale et définitive de la Lorraine ainsi que l'instauration du Royaume de Flandres-Wallonie sous protectorat allemand. C'est alors que les troupes allemandes commencent lentement à quitter le pays, laissant le champ libre aux forces de l'Armée Rouge de Libération pour occuper ce vaste territoire qui leur été inaccessible. Pour les loyalistes, ce traité du 25 Mars est considéré comme un "Coup de poignard dans le dos" imposé à la France.

Du 6 au 30 Avril, s'engage la bataille de Paris. L'offensive lancée par les loyalistes depuis Tours et Orléans leur permet d'entrer dans la ville et d'y engager des combats de rues d'une rare intensité. En réponse et par un mouvement en pince, les forces de l'Armée Rouge de Libération parviennent à scinder les forces loyalistes en deux et obligeant une grande partie de ses forces à retraiter sur La Rochelle et Angoulême, où elles seront totalement anéanties au courant du moi de Mai. Le 25 Avril, le commandant du groupe armée révolutionnaire de Paris Marcel Cachin, fait parvenir un télégramme à Clermont-Ferrand signifiant que depuis sa position, il pouvait voir le Mont Valérien ainsi que la Tour Eiffel. Cinq jours plus ars, la Commune de Paris est proclamée comme une revanche de l'histoire. Tout au long de cette journée, les troupes de l'Armée Rouge de Libération terroriseront les habitants des beaux quartiers, les obligeant à plier bagage et à rejoindre les lignes allemandes pour leurs propres sécurité. Au courant du mois de Mai, les armées révolutionnaires marchent vers Bordeaux. Les quelques unités régulières de l'armée loyaliste sont couvertes par des unités de "Volontaires" qui résistent tant bien que mal à la poussée des troupes révolutionnaires par le Nord et l'Est de la ville. Le 17 mai, Toulouse est reprise aux loyalistes après une bataille rangée dans la ville qui laisse encore planer le nombre exact de morts du côté civil comme militaire. Agen le 8, Poitiers le 15, la Rochelle le 20 et Blaye le 19 Mai sont également prises tandis que les forces de reconnaissances révolutionnaires sécurisent une partie de la Gironde.

Finalement, Bordeaux est évacué par les loyalistes et la junte militaire le 22 Mai. L'administration civile et militaire embarque dans un train qui les conduit à Bayonne, puis en bateau jusqu'à Oran où ils arriveront entre le 26 et 28 Mai. Au début de Juin, les Communes de Toulouse, Marseille et Toulon sont officiellement proclamées. Le 10, les troupes révolutionnaires contrôlent enfin et totalement Bordeaux, après une résistance de 19 jours de la part des forces loyalistes. Le 14, la Bourse Générale du Travail et le Comité de Salut Public entrent à Paris et s'y installent dans la foulée. Le 19, les dernières forces loyalistes totalement désespérés, épuisent leurs dernières cartouches dans les villes de Bayonne et de Biarritz. A cette date, c'est la fin officielle de toute résistance armée loyaliste en France métropolitaine. Le jour suivant, le 20 Juin, Emile Pouget pour le Comité de Salut Public et Georges Sorel pour la Bourse Générale du Travail proclame la fondation de la Fédération des Communes de France. La guerre civile est terminée...


Dernière édition par Korobeiniki le Mar 7 Mar - 16:20, édité 1 fois
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Jeu 10 Nov - 0:59

Quelques petites critiques:
Si les socialistes comme Blum ne s'opposent pas à la Commune alors ceux ci ne se feront pas viré hors de France. Il faudrait que tu précise que les sociaux démocrate (ou leur ailes droite) refusent de refusent de soutenir la Commune pour justifier l'action des Jacobins. Parce que là, c'est un peu hardcore comme négociation avec les Jacobins.

Pour le nom de Jacobin. A part si tu veux garder un lien flagrant avec KaiserReich, tu devrais changer le nom des factions. En plus Jacobin a toujours été un terme inadapté pour cette faction.

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Jeu 10 Nov - 8:29

Blum n'est pas jeté hors de France, il a été sauvé mais dans cette TL, je pense qu'il arrêtera la politique pour se concentrer sur son travail d'avocat au sein de la Commune. Peut-être que c'était pas bien expliqué, mais les sociaux-démocrates et une large partie des modérés ont soutenu la Commune, mais se sont fait poutrer par les Jacobins sous prétexte d'être des tièdes : C'est à partir de là qu'il y a scission et qu'ils décident de quitter le pays.

Pour le nom (Jacobins, Travailleurs, Soréliens etc etc), je pense que ça viendra en temps et en heure. Pour le moment, ce sont encore des factions au sein de la CGT et pas des entités politiques à part entière. Au fur et rien mesure du développement de l'histoire, j'abandonnerai ces terminologies. Pour le terme de Jacobin, Lénine et les bolcheviks se considéraient comme les héritiers des Jacobins, les communistes français également. Cela n'a rien de péjoratif en soi !
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Mer 1 Mar - 14:56

CHAPITRE DEUX : (IM)PATIENCE DE LA RECONSTRUCTION

Jean-Jacques Rousseau a écrit:"Suffit t-il de n'être jamais injuste pour être toujours innocent ?"


Vue sur la ville de Reims en 1920. 70% de la ville a été détruite tant par la Guerre Mondiale que la Guerre Civile

A la fin de la guerre civile, le pays est ruiné et complètement dévasté. Les longues années de guerre ainsi que des conflits internes, ont complètement dévasté les villes et les campagnes de la Commune de France. Dans leur évacuation du territoire qu'ils occupaient avant l'accord de paix, les troupes allemandes ne se sont pas gênés pour saisir tout ce qui pouvait être utile pour affaiblir davantage le nouveau régime. Par cette opération, ils ont assuré une paix durable sur leur frontière occidentale, car il faudrait plusieurs années à la Commune pour retrouver son niveau de production d'avant-guerre. Cette stratégie de démoralisation n'a pas eu l'effet désiré. Au lieu de ça, une grande partie de la population se regroupa autour du gouvernement révolutionnaire, principalement par esprit de revanche. Pourtant, Pouget ne voulait pas que "cet esprit de revanche" ne prenne le dessus vis à vis des principaux objectifs que le gouvernement s'est fixé : En priorité, la nécessité de reconstruire et d'établir le socialisme dans le pays, sans rêver d'aventures militaristes folle contre une Allemagne qui ne ferait qu'une bouchée de la puissance révolutionnaire encore chancelante. Tout a été fait pour museler l'agitation des Jacobins, qui ont usé et abusé  d'une propagande patriotique délirante pour essayer de faire valoir leur point de vue. Le même procédé sera utilisée par les Soreliens, en utilisant un langage nationaliste et parfois douteux dans leurs propagandes. (Comme Marcel Bucard, un ancien nationaliste passé à la révolution par pur intérêt selon certains) Il y a de nombreuses tâches à accomplir mais la Commune ne peut compter sur aucun soutien international pour l'aider. La guerre faisait encore rage entre l'Entente et les Empires Centraux et les gouvernements neutres ne voulaient pas entamer de discussions avec un "gouvernement rouge" ... En outre, les restes de la réaction militaire française qui se sont exilés à Alger  proclament haut et fort être le seul gouvernement légitime qui existe pour la France. La situation est critique.

Pouget va prendre le taureau par les cornes. Usant de son autorité et pouvant s'appuyer sur la profonde sympathie du peuple, il décide de pousser toutes les Communes à travers le pays à entamer un redressement du pays. La reconstruction prendra du temps et il le sait très bien, mais les destructions sont nombreux et les besoins vont en grandissant. Dans tout le pays, des centaines de milliers de personnes sont sans abri et n'ont pas accès à leurs besoins fondamentaux. Des foules énormes se pressent pour quelques grammes de pain, tandis que le marché noir commence à s'étendre. Plusieurs décrets punissant le vol et le trafique ont été mis en place. De larges réquisitions sont opérées chez les paysans riches, tandis qu'un autre décret autorise le partage des grands domaines et la création de "Comités de paysans moyens et pauvres", responsable de la répartition des terres. La fuite massive des grands propriétaires terriens et des restes de la noblesse permet de prendre ces mesures rapidement. Cependant, beaucoup de terres sont inutilisables, soit parce qu'elles ont été détruites par cinq années de guerre, soit parce qu'elles sont truffées de mines.  La difficulté est encore plus grande dans dans l'Ouest en raison de la guerre de guérilla en Vendée, qui ne cesse de tuer les détachements de réquisitions ou les "Représentant en mission" envoyé par la Commune. Le 25 Septembre 1920, les Jacobins demandent que l'Armée Rouge de Libération soit déployé pour mettre fin aux insurrections des Royalistes/Chouans. Ils demandent également que le Comité de Salut Public concentre désormais tout les pouvoirs le temps de la reconstruction et de la pacification de l'ensemble du territoire national. Cette proposition est rejeté par Georges Sorel et ses partisans, qui ne voient dans le CSP qu'un organisme révolutionnaire provisoire, un obstacle à la pleine puissance de la Bourse Générale du Travail. L'opposition fondamentale entre les Jacobins et les Soreliens commence historiquement à partir de cette date.


Les Vendéens furent la représentation populaire et catholique de la Réaction contre la Commune

Pouget choisit de laisser les Jacobins et les Soreliens s'entre-déchirer. Il ne veut pas devenir le nouveau boucher de la Vendée, ou lancer contre elle des "Colonnes Infernales". Il ne veut pas devenir le nouveau Vendée boucher, ou lancer contre elle des "Colonnes Infernales". Sa décision de tempérer la situation et de pratiquer des opérations de contre-guérilla restent encore controversées et la pacification des régions touchées par cette nouvelle Chouannerie ne sera accompli qu'en 1922. Des mouvements similaires mais de faibles ampleurs auront lieu dans le Languedoc et en Gascogne et il seront rapidement réduit au silence. Une fois la question de la terre plus ou moins résolu, il reste la partie la plus ardue à remettre d'aplomb. Les principaux centres industriels sont endommagés, voir purement et simplement détruits. Dans le Nord, les mines de charbon ont été inondées par les troupes allemandes lors de leurs retraites et 19 des 20 puits sont inutilisables. La production industrielle représente moins de 15% de 1914. Mais les chiffres ne sont pas la priorité première par Pouget. Fidèle à la tradition syndicaliste, il met en place des "Comité d'Action Économique" qui ont la responsabilité dans leurs Communes respectives de la reprise en main des moyens de productions et de relancer l'économie. Des "Bataillons d'Ouvriers et de Paysans" sont crées et participent aux travaux de déblaiement. L'Armée Rouge de Libération participe également en désarmant les bombes et les obus, tandis que des travaux de terrassement sont effectués pour détruire et recouvrir les réseaux de tranchées. Un grand nombre de bâtiments sont endommagés ou partiellement détruits. La priorité est donné pour que la population puisse trouver des endroits convenable où se loger. Des baraquements de fortunes sont créés en urgence, le long des villes détruites. Pour assurer l'approvisionnement de ces mini-villages tout ce qui est capable de marcher sur deux, trois ou quatre pattes est réquisitionné pour tout ce qui peut aider au transport, comme les chevaux et les vaches.

Un grand mouvement de solidarité se crée à travers tout le pays. Chacun partage le peu qu'il a par nécessité. Le CSP adopte plusieurs mesures en vue de fixer la journée de travail à 9h et impose des taux élevés de travail pour le "redressement" du pays. Pouget souligne que "Des moments historiques nécessitent des actions historiques" et que "Chacun doit être conscient du rôle qu'il a à jouer et que son rôle est de faire la Révolution !" Mais les mots ne sont pas suffisants dans de telles circonstances. Composante importante de la révolution, minorité consciente et active, les Anarchistes s'opposent de plus en plus ouvertement à ce qu'ils appellent les "excès dictatoriaux du camarade Pouget". Ils mettent en lumière le manque de démocratie locale, le rôle trop important du CSP concrètement aux Conseils Locaux. Les Jacobins passent à l'action et demandent à Pouget de mettre fin à l'agitation Anarchiste. Georges Sorel à son tour tour demande l'arrestation des Anarchistes... Mais également des Jacobins ! Il les qualifient de "Criminels qui osent blâmer les autres pour leurs problèmes". Pouget une fois n'est pas coutume, cherche à calmer les tensions et de trouver un compromis acceptable. Après d'âpres discussions, un "Comité Exécutif" est établi au sein du Comité de Salut Public et est composé de trois membres qui représentent chaque tendance au sein de la Commune : Pour les Anarchistes, François Dumartheray, un compagnon de lutte de Pierre Kropotkine. Pour les Jacobins, Charles Tillon, marin dans la nouvellement crée Marine Populaire de Libération. Pour les Soreliens, Georges Valois, pressenti comme le dauphin de Georges Sorel. Le Comité Exécutif devra être informé des plans et décisions pris par le Comité de Salut Public.(Ce Comité Exécutif ne'existera pas au-delà de la période de reconstruction et sera rapidement dissous par Pouget, pendant les purges de 1923/1924) Grâce à ce Comité, le sentiment qui semble prévaloir est celui de l'unité d'action révolutionnaire. Une fois ces préoccupations internes réglées, les premiers effets des mesures prises dans l'urgence ont commencé à faire leurs effets : Les villes commencent doucement à être de nouveau approvisionnés, les routes remises en l'état et des habitations commencent à s'ériger afin d'offrir un toit pour tout le monde. Cependant, le pire n'était pas encore arrivé : La grippe espagnole, qui a été combattu au cours de l'année 1919, réapparaît en France au début de l'année 1921. Le manque de sécurité publique, le manque d'accès aux soins et aux médicaments ont permis à la pandémie de rapidement se répandre. La grippe espagnole touchera en particulier le sud-ouest du pays, remontant ensuite jusqu'aux abords de Paris avant d'être combattu efficacement à nouveau.

Jusque-là totalement ignoré, la situation sanitaire de la Commune a finalement attiré l'attention de plusieurs philanthropes du monde entier qui se lamentèrent sur cette "terrible catastrophe qu'est la grippe espagnole." En accord avec la Croix-Rouge International, plusieurs délégations sont envoyées en France pour lutter contre la grippe. Ceci explique comment au cours des six premiers mois de 1921, la Croix-Rouge été en mesure d'aider la population civile et le gouvernement révolutionnaire à lutter  contre la grippe. Ce fut cependant le premier des scandales internationaux qui impliquèrent la Commune et aujourd'hui encore, ce premier scandale n'a toujours pas été clairement classifié. Selon les rapports de la Comm'Ex (Qui cessera d'exister quelques semaines plus tard !), plusieurs actes de sabotage ont été signalés dans des Communes et des régions où s'étaient établis les médecins de la Croix-Rouge. De prime à bord insignifiant, ce sabotage devint subitement problématique quand se succédèrent un incendie qui ravagea un quartier de Périgueux et que des soldats de l'Armée Rouge de Libération furent retrouvés assassiné à Agen dans d'horribles circonstances. La Commune accusa dès lors les représentants de la Croix-Rouge d'être des "Agents Allemands et Contres-Révolutionnaires soudoyés pour détruire le pouvoir populaire". Les médecins de la Croix-Rouge ainsi que leurs représentants jurèrent qu'ils n'étaient responsable de rien du tout et soupçonnèrent alors la Comm'Ex d'être responsable de cette agitation contre eux. Cette dernière mena une enquête stricte de plusieurs semaines et parvint à prouver la culpabilité de plusieurs volontaires de la Croix-Rouge, qui seront jugés comme "Incendiaires, assassins et éléments socialement nuisibles". 14 d'entre eux passeront devant le Tribunal Populaire qui les reconnaîtra comme les instigateurs de l'incendie et du meurtres des soldats de l'Armée Rouge de Libération. Après deux mois de pression internationale, le Tribunal Populaire revint sur son jugement et acquitta les 14 accusés qui furent libérés et renvoyés chez eux. Le 6 juillet 1921, la mission de la Croix-Rouge Internationale est officiellement expulsé du territoire de la Commune de France. A cette date, l'épidémie n'était pas encore totalement éradiqué de l'ensemble du territoires, mais une assez grosse partie des fournitures médicales de la Croix-Rouge ont été saisi par les autorités de la Commune comme un "supplément de dommages causés par les agents de l'impérialisme", qui s'étaient "déguisés sous l'apparence gracieuse de serviteur du peuple communard", ce qui permis d'éradiquer totalement la grippe espagnole durant les derniers mois de l'année 1921. L'estimation des morts à cause de cette nouvelle épidémie est certainement autour de quelques centaines de milliers de personnes.


Affiche Allemande de 1921 intitulé "L'Effrayant Prolétariat", caricaturant les soulèvements révolutionnaires un peu partout en Europe

En 1921, la France n'est pas le seul pays à connaître des mouvements révolutionnaires. En Russie, les bolcheviks se battent contre les troupes blanches et les armées allemandes pour l'instauration du socialisme. Après la défaite Italienne, cette dernière est tombée dans l'orbite de l'Autriche-Hongrie, qui détruit purement et simplement l'État italien en le brisant à nouveau en multiples provinces, royaumes ou duchés. L'Autriche-Hongrie avait atteint l'un de ses principaux buts de guerre, sans se rendre compte que cette région aurait pu être son tombeau. L'occupation du Nord de l'Italie a fait migré énormément de révolutionnaires dans le Sud du pays. Ils y ont trouvé des agriculteurs pauvres, contraints à être exploité et vivre misérablement dans des latifundia. Les Austro-Hongrois établirent dans la région un nouveau royaume des Deux-Siciles, qui leur servirait d'État-client dans cette zone de turbulences révolutionnaires. Mais l'impopularité du nouveau régime été inscrit quasi génétiquement dans sa structure. Des soulèvements socialistes et anarchistes, appuyés par une agitation paysanne commença à se former contre le nouveau royaume. Dans le Nord, les Austro-Hongrois matent d'autres révoltes similaires et ne peut intervenir efficacement dans le Sud. L'Allemagne son allié, empêtré en Russie et en Ukraine, ne peut également intervenir. L'Autriche-Hongrie, après l'écrasement des soulèvements du Nord et faisant face à ces problèmes internes, décide de retirer son soutien au Royaume des Deux-Siciles. Le 25 Avril 1921, la République Socialiste Italienne est proclamée respectivement à Naples et à Palerme par Antonio Gramsci, Amadeo Bordiga et Palmiro Togliatti. Cette révolution fortement inspiré par les préceptes qui ont eu lieu en France, avec notamment la structuration du pouvoir centré autour des syndicats, Pouget décide d'envoyer des représentants pour aider la jeune République Socialiste Italienne à instaurer le socialisme dans le sud du pays. Formellement, les deux entités révolutionnaires se reconnaissent mutuellement et discutent d'une coopération politique, économique et si possible militaire. Cela s'avèrera plus compliqué que prévu.

Les révolutionnaires Italiens ont effectivement réussi à prendre provisoirement le pouvoir dans de nombreux centres urbains, mais les querelles internes commencent dors et déjà à se dessiner au sein du nouveau pouvoir révolutionnaire. Mais plus important, le Royaume des Deux-Siciles décide de mobiliser toutes les réserves dont il dispose pour noyer la révolte dans le sang. Dans un appel désespéré pour "Contenir la menace révolutionnaire qui pourrait détruire les bases de la grandeur civilisationnel de l'Italie", il décide de faire appel à des volontaires du nord de l'Italie pour venir s'enrôler, leur promettant un salaire convenable mais surtout la possibilité de pouvoir vivre au sein du Royaume et de pouvoir cultiver leurs terres en hommes libres. Aussi ahurissant que cela puisse paraître, des milliers d'Italiens ont décidés de former des bandes armés ou de rejoindre l'Armée du Royaume des Deux-Siciles pour écraser les forces révolutionnaires. Durant l'été de 1921, d'importants affrontements ont lieux à Naples, Palerme, Syracuse. Sur le continent, ce sont les forces réactionnaires qui parviennent à écraser les armées paysannes et ouvrières tandis que sur l'île de Sicile, ce sont les révolutionnaires qui prennent rapidement le dessus et à la fin de l'été, finissent de sécuriser la plus grande partie de l'île en leur faveur. La République Socialiste Italienne n'aura vécu que quelques semaines, avant de prendre son siège définitif à Palerme, où elle est rebaptisée "République des Communes de Sicile". A la fin de l'année 1921, les combats ont plus ou moins cessés sur le continent et les dernières poches de résistances révolutionnaires sont définitivement liquidés, tandis qu'un statu-quo s'établit le long du Détroit de Messine. Incapable de chasser les révolutionnaires de leurs positions, le Royaume des Deux-Siciles est obligé de reconnaître la souveraineté de la République des Communes de Sicile, sans officiellement la reconnaître comme un État indépendant.

La Commune décide de profiter de la proclamation de la République des Communes de Sicile pour nouer des liens solides, tant économique que politique. Travaillant en étroite collaboration, des biens d'équipement et des machines agricoles sont envoyés  pour soutenir la réforme agraire lancée par le gouvernement à Palerme. En retour, la Commune de France demande un envoi de main d'œuvre afin d'aider à la reconstruction du pays et les Siciliens seront partis prenante en France pendant de nombreuses années, de la reconstruction du territoire, de ses routes et de ses ponts, ainsi que du travail dans le domaine agricole. Cette coopération est cependant encore faible, au vue de la puissance effective des deux entités révolutionnaires. C'est dans un profond esprit d'internationale et de fraternité que la construction d'une puissante coopération socialiste prend forme, une coopération dont Georges Sorel ne verra jamais le réel aboutissement. Le 29 Août 1922 à Boulogne-Billancourt, à l'âge de 75 ans, Georges Sorel est terrassé par une attaque cardiaque pendant qu'il écrivait ses "Mémoires Philosophiques". Penseur radical du syndicalisme révolutionnaire, il fut un théoricien de premier plan de la révolution communale en France. Décrit volontiers comme un homme ne faisant aucun compromis ainsi qu'un leader politique énergique, Georges Sorel a été le premier président de la Bourse Générale du Travail. Tout le "Paris révolutionnaire" lui offrira le jour de son enterrement une marche funèbre digne des plus grands héros révolutionnaires. Avec sa mort, il laisse la place à un nouveau dirigeant qui deviendra le chef de file des Soreliens. Il s'agit de Georges Valois, qui sera candidat à l'élection générale pour le poste de président de la BGT en Septembre 1922. Mais ces élections ne changeront pas le leadership de la Commune et pour de très nombreuses années encore...

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(Après une longue absence, me revoilà. J'ai pas abandonné l'idée, juste que je n'ai pas eu le temps depuis le début d'année de la mettre au propre ! Very Happy)
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Jeu 2 Mar - 11:28

Félicitations pour cette suite de qualité ! Continue !
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Jeu 2 Mar - 13:02

Jacobin au pouvoir! Les anars mèneront la Commune à sa perte!

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par le roi louis le Jeu 2 Mar - 15:07

Sanglant et bien rouge... Intéressant, voyons la suite
Quelques question:
Quid de la Corse et de la Sardaigne dans tous ça ?

Les autres colonies françaises: Madagascar, l'Indochine, les Antilles ou encore les poussières d'îles du Pacifique, que deviennent elles ? tu suis le déroulé de Kaiserreich ?

Tant qu'on y est que deviennent les possessions italiennes d'Afrique ?

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Jolou le Jeu 2 Mar - 19:53

Franchement c'est excellent !

Vive le Maréchal Foch, le véritable sauveur de la france :p
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Ven 3 Mar - 11:42

Merci à vous, je vais essayer de prendre un rythme de croisière et essayer de poster un peu plus souvent. Very Happy

le roi louis a écrit:
Quid de la Corse et de la Sardaigne dans tous ça ?

Les autres colonies françaises: Madagascar, l'Indochine, les Antilles ou encore les poussières d'îles du Pacifique, que deviennent elles ?  tu suis le déroulé de Kaiserreich ?

Tant qu'on y est que deviennent les possessions italiennes d'Afrique ?

Je vais grandement pour le coup, m'inspirer de ce qui s'est passé sur Kaiserreich, notamment au niveau des colonies françaises qui vont revenir majoritairement à l'Allemagne. L'Italie étant éclaté (Je ferai une carte plus tard !), la Corse ainsi que la Sardaigne seront rattaché au Royaume de Piemont-Sardaigne. Vis à vis des possessions italiennes en Afrique, l'Allemagne fera sans doute un compromis avec l'Abyssinie mais gardera sans doute Djibouti par exemple. Je ferai tout un chapitre consacré à ça je pense.
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Sam 4 Mar - 12:08

CHAPITRE TROIS : DES LUTTES, DES PURGES ET DE L'ESPOIR ?

Maximilien de Robespierre a écrit:"Citoyens, vouliez-vous une révolution sans révolution ?"


La Bourse du Travail de Saint-Étienne, d'où Pouget et le Comité de Salut Public mèneront les terribles purges de 1923/1924

L'élection qui suivi la mort de Georges Sorel en 1922 opposa Georges Valois pour les Soreliens, Marcel Cachin pour les Jacobins, Jean Grave pour les Anarchistes et Victor Méric pour les Radicaux-Syndicalistes. C'est ce dernier qui est élu à la tête de la Bourse Générale du Travail juste devant le candidat des Jacobins. Victor Méric devient le deuxième Président de la Bourse Générale du Travail. Pouget a besoin de lui pour enfin consolider le pouvoir de la Commune sur des bases juridiques et constitutionnelles claires notamment pour contrer le poids important des Jacobins dans le paysage politique de la Commune.  Ces derniers sont auréolés par leurs engagements sans limites dans la Guerre Civile et la fondation de l'Armée Rouge de Libération. De leur côté, les Soreliens ont eu du mal à se remettre de cette défaite et essayèrent d'analyser leur échec dans ces élections. La résultante la plus probable venait sans doute de leur impréparation et leur foi dans une victoire dors et déjà acquise, mais la perte d'une figure charismatique comme celle de Georges Sorel ne pouvait en aucun cas laisser des traces. Malgré cette échec, ils restent convaincu d'être ceux qui défendent la vision la plus radicale et la plus révolutionnaire au sein de la Commune. Trois personnalités deviendront incontournables : Georges Valois, leader naturel. Jacques Doriot, combattant dans l'Armée Rouge de Libération et orateur accompli. Marcel Bucard, rallié à la Révolution dans ses derniers instants, bras droit de Valois. Ils vont opposer à un autre "triumvirat" du côté Jacobin : Marcel Cachin l'activiste révolutionnaire, Jacques Duclos l'organisateur hors pair et Maurice Thorez, l'étoile montante et l'orateur téméraire de sa région natale du Pas-de-Calais. La bataille politique qui dure depuis plusieurs années ne cesse de monter en intensité, même si les Jacobins ont temporairement prévalu sur leurs rivaux. Les Soreliens quand à eux, vont se retrouver empêtré dans une sombre affaire qui va créer une controverse d'une rare violence à travers le pays et dont les évènements nous sont partiellement connu aujourd'hui.

Pour comprendre les événements dramatiques vont prendre place, il nous faut faire un bref retour en arrière : En 1911, Georges Valois et Edouard Berth fondent le "Cercle Proudhon", un groupe d'étude et de réflexion où vont se rejoindre des syndicalistes révolutionnaires, des nationalistes et des monarchistes de l'Action Française sous l'égide de Charles Maurras. Le Cercle Proudhon a comme ambition de trouver pour la France, une nouvelle organisation sociale et politique. Georges Sorel s'est montré très critique vis à vis de ce cercle, bien que Valois et Berth en revendiquait ouvertement l'héritage politique. Cette expérience ne résistera pas à la Grande Guerre, en particulier à cause des positions divergentes vis à vis de l'Union Sacrée. Au moment de la Guerre Civile, Valois a décidé de se joindre au soulèvement général, alors que Maurras a choisi de suivre le gouvernement en exil à Alger. Valois sera alors exclu de l'Action Française, mettant un terme à l'illusoire collaboration des nationalistes et syndicalistes au sein du Cercle Proudhon. Cependant, a la mort de Georges Sorel, plusieurs réunions clandestines ont eu lieu à la maison de Berth, sans doute dans le but de reformer le cercle. De nombreux nationalistes, traditionalistes et des militants syndicalistes cherchent à se frayer un chemin vers le pouvoir, sans passer par le système électif de la Commune : Le point commun qui relit toutes les personnalités présentes est leur profond mépris pour la démocratie ainsi que la volonté d'avoir un pouvoir exécutif fort, capable de diriger les masses vers une transformation révolutionnaire radicale. Il a fallut attendre Avril 1923 pour que l'affaire soit publique. Pouget cherchait depuis longtemps une opportunité pour frapper un grand coup dans les multiples factions au sein de la Commune et prétexte lui a été fourni par la corruption systématique qui a empoisonné le successeur de la Comm'Ex -le Bureau Général de Police- sous les ordres d'Hubert Lagardelle, proche des Soreliens : Alors que Pouget a demandé en interne une investigation sur les activités fractionnelles de Valois et ses congénères, Lagardelle s'est empressé de cacher tout ce qu'il pouvait, allant jusqu'à détourner ou délivrer de fausses informations.Les actes de Lagardelle furent dénoncé par son principal adjoint Gaston Monmousseau, qui écrivit une longue lettre qui paru dans le journal l'Humanité et qui expliquait "l'infiltration du Bureau Général de Police par des conciliateurs et des saboteurs qui nuisent à l'intérêt général, ainsi qu'à la sécurité intérieure". Lagardelle est renvoyée de son poste à la tête du Bureau Général de la Police et c'est Gaston Monmousseau qui prend sa place, en tant que directeur principal. Ce dernier décide d'enquêter davantage sur les rumeurs concernant Valois et invite ce dernier à se confesser mais Valois niera en bloc toutes les accusations portées contre lui du début à la fin.

L'enquête ne permet pas d'accuser Valois, mais laisse de fort doutes sur lui et certains de ses proches. L'affaire était sur le point d'être bouclée, mais les évènements se précipitèrent : Le 8 Mai, alors qu'il visitait une coopérative agricole dans la région de Rouen avec quelques camarades du Comité de Salut Public, Pouget est visé par plusieurs coups de feu qui le blessent au bras et au poignet, mais tuent Alphonse Merrheim sur le coup. Il a été avec Jean Grave, l'un des instigateurs de la victoire dans la guerre civile, où il avait gagné le surnom de "Forgeron de l'Armée Rouge". L'assaillant a été rapidement maîtrisée par la Garde Nationale et est sauvé d'un lynchage général. Le tueur a été rapidement identifié comme étant Alexandre Zévaès, écrivain et avocat de profession. Il est rapidement isolé afin de subir un interrogatoire musclé pour comprendre ses actions et motivations. Il refuse de parler pendant plusieurs jours, avant de craquer tant physiquement que nerveusement. Le 18 mai, Zévaès avoue qu'il a agi au nom de Gustave Hervé et d'un petit groupe "national-révolutionnaire" qui voulait mettre fin aux actions de Pouget et renverser le pouvoir communal afin d'établir une "Dictature de Salut Nationale". Une véritable chasse à l'homme est lancée à travers le pays afin de débusquer Gustave Hervé. Il est arrêté dans la nuit du 6 Juin, alors qu'il essayait de franchir la frontière espagnole. Arrêté et interrogé à son tour par le Bureau Général de Police, il refusera d'avouer quoi que ce soit, plaidant l'état physique et moral de Zévaès comme étant proche de la folie. Celui-ci est constamment entrain d'affirmer puis d'infirmer avec véhémence ce qu'il dit d'un jour à l'autre... Paul Ramadier, alors en charge du Tribunal Populaire, s'est refusé à traduire devant la justice une "personne incapable de tenir un discours raisonné". Hervé continue de nier, et quand il lui est demandé pourquoi il voulait fuir en Espagne, il répond simplement que certaines personnes voulaient "attenter à sa vie". Le Comité de Salut Public et Pouget fulminent d'impatience... Pouget sait que quelque chose se trame contre la Commune et contre sa propre vie, mais quoi ? Zévaès et Hervé continuent de nier et ce dernier commence à jouer les martyrs dès qu'il est attaqué. Valois de son côté, cherche à démontrer par tout les moyens qu'il n'est en rien impliqué dans cette affaire. Le 12 juin, le Comité de Salut Public émet un décret autorisant le Bureau Général de Police à utiliser tous les moyens possibles pour détruire les "Jean-Foutre nationaux et contre-révolutionnaires". Le 14, il ordonne d'étendre les recherches à l'ensemble des factions de la Commune, en n'épargnant personne. Le 18, Jean Allemane, dernière grande figure historique de la Commune de Paris, lse rend de son plein-gré au Bureau Général de Police pour y faire des confessions : Il y a bel et bien une vaste conspiration qui a pour but de renverser la Commune et cette conspiration est l'alliance des conservateurs, nationalistes, syndicalistes et même de certains franc-maçons. Allemane donne une liste de 150 noms, y compris ceux de Gustave Hervé, Edouard Berth et Alexandre Zévaès. Pouget n'en demandait pas tant...


Des membres des Jeunesses Syndicalistes défilant le 1er Mai. Fondées en 1920, elles auront un énorme impact sur la révolutionnarisation de la France

Le 14 Juillet, jour de fête de la prise de la Bastille, Pouget prononce un discours d'une heure pour faire une première analyse de trois années de révolution, ainsi que les dangers à surmonter. Il a souligné l'héroïsme durant la guerre civile, les premières années de la reconstruction et la lutte menée sur le front économique. Cependant il a tenu à affirmer que les menaces les plus dangereuses ne venaient pas nécessairement de l'extérieur, mais que les "forteresses peuvent être plus facilement prises de l'intérieur". Il y a comme nécessité première de mener une lutte accrue sur le front culturel et politique, pour débarrasser le pays de toute trace des réflexes bourgeois et réactionnaires. Pour cela, il mise sur une participation plus active de la population dans la lutte révolutionnaire. Il sait que le principal danger menaçant une révolution est le manque d'empathie et la "force de l'habitude", qui pousse à la passivité et l'inaction. La transformation de l'économie est insuffisante, en particulier dans les campagnes où se développe dangereusement une administration aristocratique et improductive. "Tant que nous aurons une petite production agricole et artisanale, nous ne vaincrons pas les forces réactionnaires. Ces forces sont basés sur les ruines de l'économie capitaliste et bourgeoise, dans une tentative de détruire la transformation vers une économie socialiste-syndicaliste." Enfin, il lança de violentes attaques contre ceux qu'il nommait les "ennemis du peuple" et laça un appel à tous et toutes à rester vigilant contre ceux qui avait l'intention de "faire venir la vieille France sur nos cadavres encore chaud".

En réalité, Pouget devient de plus en plus paranoïaque. Quelques jours après son discours, une nouvelle tentative d'assassinat le manque lui et Victor Méric. Il s'enferme alors dans son bureau, n'a plus que des réunions courtes et chronométrées et porte toujours une arme sur lui. Il en est devenu cynique. Un jour, Gaston Monmousseau lui fit lecture d'un rapport de police et s'écrit "L'air est pleins de poignards autour de vous, camarade Pouget !" Celui-ci répondit froidement "Merci camarade Monmousseau, je le savais déjà. A quoi bon avoir une force de police si c'est pour me dire des choses que je sais déjà ?" Au début d'Aout 1923, le Comité de Salut Public lança ce qui allait devenir les purges de 1923/1924 : Les 150 personnes sur la liste fourni par Jean Allemagne sont arrêtées et mises en prisons, tandis que plus de 500 suspects accusés de vouloir renverser le pouvoir de la Commune, de travailler avec le gouvernement en exil à Alger, de préparer les bases d'une invasion via l'Espagne ou l'Italie du Nord subissent le même traitement. Les conseils syndicaux et locaux ainsi que les Commues sont "nettoyés" de leurs éléments jugés dangereux, des arrestations de suspects sont effectués dans toutes les factions de la Commune et aucune n'est épargnée. La situation frôle le drame en interne et la "Commission Extraordinaire" chargée de veiller sur la politique du Comité de Salut Public, refuse de laisser le chaos se développer davantage. De sa propre autorité, Pouget décide alors de purement et simplement la supprimer.

Pour Georges Valois, les charges qui pèsent contre lui sont définitivement levé, mais il est placé de manière préventive en résidence surveillée pour quelques semaines encore. Edouard Berth, après avoir été "interrogé" par le Bureau, provoque la panique quand il se met à enchaîner les déclarations. D'après ses dires, des agents provocateurs sont sur le point d'opérer à travers tout le pays afin de permettre à l'Armée Française d'Alger de débarquer dans le Sud de la France et de détruire la Commune. Il propage également le bruit que des éléments au sein de l'Armée Rouge de Libération sont également compromis et qu'ils feraient de leurs mieux pour ne pas s'opposer aux armées d'invasions ! Pouget sait qu'il ne peut pas frapper aveuglement l'Armée Rouge, le Bureau Général et Police et le Comité de Salut Public s'opposerait à une telle mesure qui aurait aussi un impact négatif sur l'opinion publique. Un arrangement est finalement trouvé et il est décidé que plusieurs officiers jugés suspects ou peu dignes de confiances seraient relevé de leurs fonctions au sein de l'État-Major et que des pouvoirs étendues seraient donné aux Commissaires Politiques afin de superviser les troupes convenablement. Plusieurs régiments sont déployés le long de la côté, avec pour ordre de parer à toute éventualité. Mais au fil des semaines, aucune menace réelle ne se matérialise. Le calme revient et la justice populaire applique ses condamnations à une grande vitesse. L'action révolutionnaire doit jouer un rôle nouveau puissance et c'est à travers les Jeunesses Syndicalistes que cela s'avèrera possible. Les Jeunesses Syndicalistes sont mobilisés à travers tout le pays pour prendre une part active à la lutte qui se déroule. Maurice Laporte, alors premier Secrétaire Général des Jeunesses Syndicalistes est renvoyé de son poste pour "tiédeur" et est remplacé par André Ferrat qui bénéficie de la confiance totale du Comité de Salut Public.  Une intense agitprop se répand dans tout le pays par des affiches, des spectacles, des chansons, des pièces de théâtres, la promotion de la peinture, etc etc. La participation active des femmes est également encouragée, avec pour but de briser leur "aliénation de femme au foyer". Jusqu'à la fin de l'année 1924, la Commune va connaître un ferment révolutionnaire intense ainsi qu'une terrible répression interne, mais une nouvelle génération de militants vont émerger de ces deux années sombres. Dans le domaine économique, une plus grande rationalisation dans la distribution des terres a été entamé et l'expansion des comités de paysans dans tout le pays porte ses fruits. Dans les régions récalcitrantes de nombreux contres-révolutionnaires, agitateurs réactionnaires et des prêtres hostiles à la réforme agraire sont arrêté et parfois même tué. Les derniers paysans riches sont expropriés et leurs domaines enfin partagés. Durant les premières semaines de 1924, les coopératives agricoles commencent à produire un surplus alimentaire qui permet de mettre fin au problème de l'approvisionnement qui perdurait depuis plus de quatre ans. La question de l'approvisionnement des villes est concomitante du statut des voies de communications, comme les ponts, les routes et les chemins de fers qui sont réhabilités et reconstruit à vive allure. (Lorsque le train sera gratuit, il deviendra le mode de transport préféré des Français) En 1930, le Délégué aux Affaires Économiques Pierre Besnard promet qu'avec la socialisation de l'industrie et des terres, toute l'agriculture communarde sera mécanisée et fourni largement en tracteurs. Les Jacobins exhortent les travailleurs à donner toujours plus, voir tout pour la réussite de la révolution. Lors d'une visite dans une usine de pièces mécaniques, Maurice Thorez exhorte à "produire mieux et toujours davantage pour la classe ouvrière française".


Photo du Palais Garnier en 1925. Malgré son isolement, Paris deviendra au fil du temps la capitale des révolutionnaires et progressistes du monde entier

Le plus souvent ignoré et méprisé, Paris n'est plus la "Ville Lumière" tant envié par les aristocrates et la bourgeoisie du monde entier. Elle n'est plus décrite que comme le "centre de la tourbe révolutionnaire, désordonné et en perpétuel agitation" et le "point de rencontre de toute la filouterie internationale",  à en croire le Kreuzzeitung. La haine qui régnait autour du pouvoir de la Commune fusionnait parfaitement avec son isolation diplomatique et internationale. Pour les observateurs et les gens du monde entier, il était impossible de savoir ce qui se passait réellement dans le pays, à moins de pouvoir y pénétrer... Pour y pénétrer justement, il fallait passer à travers le "Cordon Sanitaire" qu'avait établi les principaux pays autour de la Commune, ce qui rendait impossible le fait de se rendre dans le pays à moins de passer par des filières clandestines. Tout ce qui entrait et sortait du pays était impitoyablement contrôlé. L'hystérie anti-syndicaliste atteignit son paroxysme au milieu des années 20, quand de nombreuses organisations et des militants furent arrêtés, leurs activités prohibés et leurs leaders mis en prison sans le moindre procès. Les rumeurs les plus folles pouvaient être lues dans la presse conservatrice et contre-révolutionnaire. Tour à tour, l'on pouvait lire que les femmes n'éduquaient plus leurs enfants, que les paysans étaient laissés dans une famine atroce quand ils refusaient de collectivisés leurs terres ou encore que le régime de la Commune était dans son essence même un régime terroriste qui s'attaquait à la propriété privée et aux Droits de l'Homme ! Rien n'était laissé au hasard dans cette propagande sourde et massive. Dès qu'un officiel de la Commune voulait s'exprimer, il ne recevait que du mépris, un silence où ses propos étaient volontairement déformés. "Nous avons le monde entier contre nous : Ceci est un défi de taille !"s'exclamait ironiquement le Père Duchesne, l'un des nombreux journaux de la Commune. De nombreux révolutionnaires en exil ont parcouru la Commune, afin de raconter ce qu'ils y ont vu et leurs impressions, malgré le danger. Rosa Luxembourg, militante révolutionnaire allemande et polonaise qui a fuit l'Allemagne après la guerre, incapable de supporter la trahison du SPD. Léon Trotsky, le commandant de l'Armée Rouge, accueilli par Emile Pouget en personne à sa descente du train. Nestor Makhno et Piot Archinov, avec d'autres d'exilés ukrainiens de la Makhnovtchina. Des écrivains progressistes comme H.G. Wells par exemple, ont bravé tous les dangers pour parler en personne avec Emile Pouget de la "Révolution Communale".

Malgré l'esprit internationaliste et de camaraderie, les relations restent tendues. Rosa Luxemburg choisit de s'exiler en Grande-Bretagne à cause notamment de la haine anti-allemande profondément ancrée dans le peuple français après l'humiliation infligée lors de la guerre, comparable à celle de 1871. En outre, elle ne voulait pas être "l'otage d'une révolution qui n'était pas sienne et qui restait à mener dans son propre pays". Les relations entre Trotsky et le gouvernement de la Commune étaient également très précaires. Trotsky s'était installé à Paris en tant que Président du Parti Communiste Bolchevik de Russie et comme successeur légitime de Lénine après sa mort en 1923. Mais Trotsky divise profondément le mouvement ouvrier, certains le considèrent comme le héros incontestable de la Guerre Civile Russe et d'autres comme celui qui l'a conduite à sa défaite. Qui plus est, Trotsky avait établit de solides relations avec les Jacobins, ce qui déplaisait fortement Pouget et son leadership sur la Commune. Au cours de l'année 1925, les autorités gouvernementales de la Commune lui firent comprendre qu'elles ne pouvaient pas garantir pleinement sa sécurité et qu'il devait quitter le pays dans les plus brefs délais. Depuis cette période, la trace de Léon Trotsky avait été perdue, des informations circulait sur sa possible localisation en Amérique Latine... Makhno et ses principaux partisans n'avait quant à eux, guère d'illusions sur la situation en Ukraine, qui était tombé sous la domination Austro-Hongroise et Allemande. De fait, Makhno et les siens commenceront à tisser des liens importants avec les Anarchistes et joueront un rôle important sur la scène politique de la Commune pour les vingt/trente prochaines années.

Une contradiction majeure émergea au milieu des années 20, sur le rôle de la Commune : Était-elle la première expérience révolutionnaire qui allait rendre possible une contagion révolutionnaire en Europe et dans le reste du monde ? Ou alors la Commune se devait-elle avant tout se concentrer sur ses problèmes internes et construire d'abord une société socialiste dans ses propres frontières ? Ce débat ne cessera jamais d'être animé et c'est au gré des évènements internationaux que la situation se clarifiera de plus en plus. La question nationale sera un épineux problème pour la Commune, qui affectera profondément son identité révolutionnaire ainsi que les "mythes nationaux" qui la constituent... La Commune n'a que quelques années d'existence comparé à treize siècles de monarchies et plus ou moins cent vingt ans de républicanisme bourgeois. En guise d'exemple, le choix de la fête nationale : Pouget et les Radicaux-Syndicalistes se basent sur le 14 Juillet pour fêter la Fédération, donc la Commune. Les Jacobins lui préfèrent la date du 10 Aout 1792, jour de la prise du Palais des Tuileries. Pour les Soreliens éternels nationalistes, ils voulaient que la date du 22 Juin -Pour le 22 Juin 1920- soit retenue car elle marquait la date de la fondation de la Commune. Fallait-il également par exemple, rétablir le calendrier révolutionnaire pour enterrer le "passé bourgeois" du pays ? Cette proposition fut violemment rejetée car aucune mesure n'était prise concernant la fin de la semaine, allait-on accorder trois jours de repos ou seulement un comme prévu dans le calendrier ? Après les années douloureuses de 1923/24 et la tumultueuse année 1925, la Commune se préparait à tenir ses premières réelles élections depuis celles de 1921, qui avait été un plébiscite plus qu'une réelle élection démocratique et populaire. L'année 1926 marquerait donc, une nouvelle étape pour la Commune.


Dernière édition par Korobeiniki le Mar 7 Mar - 16:27, édité 1 fois
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Sam 4 Mar - 14:45

Les Soréliens sont un danger pour la République! Le Peuple doit voter Jacobin, si il veut que la France se protège de la menace nationaliste qui travaille pour Alger en sous mains!

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Sam 4 Mar - 17:29

Je suis vraiment stupéfait par le "salut" des jeunes enfants en photo. S'il n'y avait l'étoile rouge sur la tenue, j'aurai cru à des jeunes d'un mouvement de l'autre bord.

Un seul a le poing serré, les autres font un salut... de l'autre bord !
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Sam 4 Mar - 19:46

En regardant bien, c'est plutôt un salut militaire classique.
Après je sais pas d'où est issus la photo mais si c'est issu du Parti Sociale Nationale, ça me semble plutôt logique.

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Sam 4 Mar - 20:31

Ah non non, ce n'est pas un "salut" de l'autre bord, ça devait être soit un salut militaire, soit un salut universel pour les jeunesses communistes de l'époque... Un cherchant un peu, je l'ai trouvé sur une affiche des Komsomol :



Donc, ça doit être safe !
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Sam 4 Mar - 20:38

Allez on approuve le légit.
Après je te met un bon point Marx, pour ne pas avoir confondu Sorel et sa légende.
C'est pas souvent qu'on voit des gens qui ne le mettent pas comme fasciste.

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Dim 5 Mar - 10:05

Merci pour les précisions les gars Wink

Je me disais aussi :p
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Rayan du Griffoul le Dim 5 Mar - 18:14

Trés bonne histoire vivement la suite
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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

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