"Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

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"Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Mar 8 Nov - 14:49

Salut à tous et à toutes,

Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas Kaiserreich (malheur sur eux !), c'est un mod crée à la base sur Heart of Irons II et Darkest Hour. Ce mod est volontairement uchronique et il simule une victoire des Empires Centraux lors du premier conflit mondial. Bien que n'étant pas nécessairement d'accord avec leur chronologie (que vous pouvez consulter en cliquant ici, je pense que c'est une bonne base pour travailler sur une possible victoire des Empires Centraux et d'imaginer le monde et ce qui pourrait s'y dérouler. Dans le canon officiel, le point de divergence est la non-entrée des États-Unis en guerre suite à l'arrêt de la guerre sous-marine à outrance de la part de l'Allemagne. Je l'ai respecter (bien qu'elle puisse être soumise à débat !) et c'est à partir de là que je vais commencer mon uchronie, suite à une victoire révolutionnaire en France au tout début des années 20. Comme dit plus haut, c'est librement inspiré donc je pourrai y piocher de temps à autre, quelques petits évènements mais grossièrement, ce sera surtout des recherches personnelles. (Et pourquoi pas, une participation à travers ceux et celles qui ont également envie d'enrichir cette future uchronie)

Bon je préviens tout de suite par contre, je lâche des pavass donc amis lecteurs et lectrices, bonne lecture ! Cool
Et vive la Commune !


Korobeiniki

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Mar 8 Nov - 16:45

Bonne chance et bon courage pour l'écriture Wink

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Lunarc le Mar 8 Nov - 16:54

Vu la propagande que j'en ai faites un peu partout(RGS et autre), perdu celui qui ne connait pas le mod.^^
Bonne chance pour ta partie, hâte de voir quel chemin tu va emprunter.

Lunarc

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Mar 8 Nov - 17:01

C'est pas encore commencé mais ce sera forcément bien.

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Mar 8 Nov - 17:04

Maraud a écrit:C'est pas encore commencé mais ce sera forcément bien.

Je ne suis guère étonné que tu dises ça Laughing

Emile Ollivier

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Jolou le Mar 8 Nov - 20:44

Hum hum, regardez ce que j'ai trouvé sur AH, ça devrait plaire a maraud :p
http://www.alternatehistory.com/forum/threads/our-struggle-what-if-hitler-had-been-a-communist.402683/



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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Mar 8 Nov - 20:58

J'ai un personnage a soigner, Emile Very Happy

L'anglais c'est la langue du Maaaaaal (enfin je le lit très mal surtout)

Maraud

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Emile Ollivier le Mer 9 Nov - 10:57

Jolou,

Malheureux ! Tu veux que Maraud fasse une "attaque" ?

Emile Ollivier

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Mer 9 Nov - 22:56

CHAPITRE UN : LA GUERRE CIVILE FRANÇAISE (1919 - 1920) ET LA NAISSANCE DE LA FÉDÉRATION DES COMMUNES DE FRANCE

La Canaille a écrit:Enfin c'est une armée immense,
Vêtue en haillons, en sabots,
Mais qu'aujourd'hui la France,
Appelle sous ses drapeaux.
On les verra dans la mitraille,
Ils feront dire aux ennemis :
C'est la canaille, et bien j'en suis !


Des soldats de l'Armée Rouge de Libération célébrant la proclamation de la Commune de Toulon le 1er Juin 1920

L'offensive de printemps lancée par les troupes allemandes le 2 Mars 1919, a marqué le tournant de la guerre. En cinq jours, les troupes d'assauts allemandes ont percés les lignes Alliés et l'essentiel des forces allemandes s'engagent dans le saillent de Saint Mihiel, prenant Verdun et Reims dans leur progression. La capture de Reims dévoile le flanc des Alliés, qui tentent désespérément de repousser l'assaut allemand le long de la Marne. La capture de Château-Thierry désorganise un peu plus les troupes Alliés, forçant une retraite précipitée des forces françaises vers Paris, tandis que les britanniques commencent une remontée de leurs forces vers le Nord et vont se rembarquer vers le Royaume-Uni. En avril 1919, d'autres troupes allemandes secondés par des austro-hongrois prennent Nice et Marseille, après la défaite militaire de l'Italie. L'approche allemande sur Paris se fait de plus en plus pressante et Clémenceau avec l'ensemble de son gouvernement, décide de s'installer à Bordeaux pour éviter de tomber entre les mains de l'armée allemande. L'on assiste de façon graduel à une extinction de l'Union Sacrée, surtout quand le gouvernement s'installe à Bordeaux et décide de suspendre la Constitution et l'ensemble de l'administration civile pour les remplacer par des "attachés militaires". Les troupes françaises continuent de se battre le long le la Loire et l'armée de Foch continue tant bien que mal à tenir la ville d'Orléans mais les désertions se multiplient et fragilisent d'autant plus les lignes de fronts. Face à cela, la loi martiale est déclarée et frappe les éléments socialistes qui critiquent de plus en plus ouvertement la tournure militariste du régime. De nombreux "Volontaires Nationaux" se lèvent -suite à des appels de Maurice Barres et de Charles Maurras-, animés par un esprit patriotique, nationaliste voir monarchiste pour certains et vont combattre sur le front pour remplacer la multitude de déserteurs et de fuyards. De son côté, la CGT à organisé depuis la fin 1918 de nombreux comités locaux qui se battent principalement contre la détérioration du niveau de vie et "l'esclavage capitaliste". C'est sans compter sur l'agitation anti-guerre et pro-syndicaliste qui se fait dans de nombreuses usines et fabriques d'armement, avec à la clé une lutte contre la détérioration des conditions de travail pour l'ensemble des travailleurs et travailleuses.

Le 1er Mai 1919, le vétéran syndicaliste Emile Pouget lance un appel à la grève général depuis Limoges, contre le gouvernement. La propagande active et souterraine de la CGT, lui permet d'être de plus en plus audible du côté des travailleurs mais également de l'armée. Dans cet appel, Pouget dénonce "la rapacité de la classe bourgeoise", "la République des hypocrites et des menteurs assassinant les fils du peuple" et propose que "les paysans se saisissent des terres, les travailleurs d'exproprié leurs patrons et aux soldats de retourner leurs armes contre leurs généraux". A ce moment là, la France va se scinder en deux camp : D'un côté les "Blancs" et de l'autre les "Rouges". Il y a bien entendu quelques autres camps comme les "Bleus", loyalistes au gouvernement mais qui seront rapidement écrasé par la polarité grandissante à travers le pays. Le lendemain de l'appel de Pouget, des grèves éclatent dans les grandes villes du pays, à Nantes, Paris, Lyon ou encore Toulouse. Dès lors, les attachés militaires n'ont plus comme soucis l'avancée allemande, mais un besoin de mettre un terme à l'agitation sociale et politique dans le pays. Le 3 Mai, l'armée tire sur des manifestants à Bordeaux tandis qu'à Paris, elle fait tirer au canon sur le siège de la CGT. Pour se défendre contre l'armée et les milices de droite, la CGT constitue des "Centuries Prolétariennes" pour se défendre ainsi que les moyens de productions sous leur contrôle. (L'un des fondateurs des "Centuries Prolétariennes" est un soldat déserteur du nom de Jacques Doriot, qui jouera un rôle prépondérant à l'avenir) Le mouvement fait tâche d'huile dans le pays et Clémenceau demande une intervention massive de l'armée. Mais des éléments de cette dernière refuse, des unités se mutinent tour à tour, des officiers font passer par les armes 500 soldats coupables de désertions. La ligne de front de Dijon à Lyon, se vide systématiquement de ses combattants qui rallient les rouges. Arras, Limoges, Clermont-Ferrand et Le Creusot passent sous le contrôle des travailleurs. Dans ces villes, on instaure des Communes et le pouvoir est exercé via les Bourses du Travail.


Des membres d'une "Centurie Prolétarienne" dans les rues de Clermont-Ferrand

Le 15 Mai, les troupes allemandes mettent le siège sur Paris et le précède par un intense bombardement d'artillerie. Suite à l'entrée des troupes allemandes dans la ville, les rouges et les blancs cessent de se battre entre eux et tentent de résister à l'entrée allemande, mais sont obligés de reculer et de mener des combats désespérés dans les quartiers de la ville. Cela n'empêche pas les allemands de continuer d'avancer. Le 6 Juin, les dernières troupes du BEF (Qui ont eu pour ordre de ne pas se mêler des affaires internes françaises) quittent la France en s'embarquant à Dieppe. Le gouvernement Clémenceau tombe (Certains disent qu'il a été renversé) et c'est Aristide Briand qui est appelé à formé un nouveau gouvernement provisoire, composé de militaires, de libéraux et quelques socialistes modérés comme Léon Blum ou Marcel Sembat. Quand à Clémenceau, Poincaré et d'autres ministres ils sont mis manu-militari en état d'arrestation. La première tâche du gouvernement provisoire est de réorganiser ses troupes le long de la ligne Rouen-Orleans-Lyon-Nimes, mais ne peuvent empêcher les allemands de franchir le Rhône à la fin juillet/début aout. Durant ce long été de 1919 (Que l'on appel désormais "l'été brûlant"), l'ensemble du pays et les provinces sont secoués par des agitations, affrontements armés et massacres en tout genre : En Vendée, des prêtres bénissent leurs troupes afin de lutter contre "La République des Sans-Dieu". En Auvergne et dans le Languedoc, des bandes armés, chassent, tuent et exproprient massivement des propriétaires terriens, c'est la "chasse à la bourgeoisie". Cette faction ultra-radicale, inspiré directement par les bolcheviks et leur prise de pouvoir en 1917, se feront appelés plus tard les "Jacobins". Un véritable double pouvoir s'installe dans le pays, avec d'un côté la CGT qui organise un nouveau pouvoir par la base, avec ses comités et ses Communes, ses coopératives agricoles et manufacturières. De l'autre, c'est le gouvernement et surtout l'armée qui tente de mettre un terme à l'agitation dans le pays et de restaurer le pouvoir légal sur tout le pays. A Bordeaux et suite à la tombée de Paris, plusieurs rencontres ont lieu entre des délégués de la CGT et du gouvernement provisoire mais aucun accord viable n'est trouvé durant les mois de juin et juillet. De facto, le pays est bel et bien dirigé par deux entités adverses et opposés.

Dans les colonies africaines, Foch et Pétain s'allient avec les éléments européens monarchistes et conservateurs pour mettre en place un gouvernement à Oran et avoir le contrôle sur les colonies de l'Afrique de l'Ouest et du Nord. Plus insurrections sont écrasés dans le sang notamment à Oran et des pogroms sont pratiqués massivement. A la fin Septembre, les allemand ont pris Marseille et Toulon. La ligne de front qui était déjà virtuelle depuis plusieurs fois, s'effondre totalement. Pressé par l'armée, le gouvernement provisoire fait une demande officielle de cessez-le-feu avec l'Allemagne. La seule et unique réponse de l'Allemagne est que les discussions pourront commencer si la France accepte de dissoudre la plus grosse partie de son armée, ce que fait le gouvernement provisoire. Dans le même temps, Pouget et la CGT (poussé par les Jacobins) décident de cesser toutes discussions avec le gouvernement provisoire, accusant ce dernier d'être un "gouvernement de traîtres et de réactionnaires". Le 4 Octobre, le gouvernement provisoire se rend aux forces allemandes. Le 5, des nouvelles mutineries explosent dans l'armée, des unités entières refusant de rendre leurs armes. Près de la moitié des déserteurs rejoignent les Centuries Prolétariennes et petit à petit à partir des villes sous contrôle de la CGT, se crée ce qui deviendra la future Armée Populaire Communale mais qui se nommera dans ces premières années "Armée Rouge de Libération". Des officiers jugés blancs ou réactionnaires sont passé par les armes. L'Armée Rouge de Libération est fortement contrôlée par des éléments Jacobins, ce qui explique pourquoi quand les derniers socialistes quittent le gouvernement le 7 Octobre, ils sont très mal reçu et rapidement mis en minorité. Le même jour à Clermont-Ferrand, la CGT décide d'établir son propre auto-gouvernement révolutionnaire : Des délégués de tout le pays se retrouvent dans la ville pour discuter des bases de la fondation du nouveau régime révolutionnaire, base de la future Bourse Générale du Travail. Il s'agit désormais de "détruire une bonne fois pour toute le gouvernement provisoire, qui pilote la contre-révolution". C'est le début officiel de la guerre civile. Pour préserver la révolution et la protéger, Emile Pouget décide de créer une institution temporaire, le Comité de Salut Public. Malgré les multiples critiques qui lui seront fait, le Comité de Salut Public permettra d'entériner et de maintenir la cohésion du pays.

A sa création, l'Armé Rouge de Libération est majoritairement composé de militaires et d'officiers de carrière, jugé suffisamment sain politiquement. Pour éviter tout manquement à leur nouveau devoir révolutionnaire, des "Commissaires Politiques" leur sont attribués avec des pouvoirs étendus. Ces commissaires politiques sont très proche des Jacobins et de ceux qui deviendront les Soréliens (Comme Doriot, Thorez, Cachin ou Duclos), ils sont élus directement par les troupes et les conseils locaux. Dans les régions tenu par les révolutionnaires, des jugements expéditifs sont donnés contre les bourgeois, les modérés et autres riches propriétaires. Dans d'autres régions comme en Bourgogne, des anarchistes attaquent des édifices religieux, en font sauter d'autres, abattent et torturent prêtres ou curés. Le gouvernement provisoire décide malgré tout de réorganiser ce qu'il lui reste comme troupes, en y incluant les "Volontaires" à prédominance monarchiste et conservatrice, dans son combat contre les forces armées révolutionnaires. Le principal Corps d'Armée est celui de Foch, qui revient d'Algérie et s'établit à Bordeaux, ayant incorporé en son sein de nouvelles troupes coloniales débarrassé de leurs éléments "nationalistes". Dans les territoires contrôlés par le gouvernement, c'est la terreur qui prédomine : Des arrestations massives sont faîtes contre tout ceux et celles soupçonnées d'avoir de la sympathie pour la CGT. Dans de nombreuses villes, des ouvriers sont chassés et massacrés sans pitié. Pendant six longues journées (Du 13 au 19 Octobre), la ville de Bordeaux est totalement purgé de ses éléments révolutionnaires, les bilans les plus lourds parlent de 10 000 morts. A Avignon, les "Volontaires" attaquent la population juive de la ville, et en tuent 10% d'entre eux. La ville de Alès est bombardé pendant plusieurs jours et les survivants sont massacrés à la baïonnette. Le nombre de victimes de cette période (La "Terreur Blanche contre la Terreur rouge") est assez approximative, l'on parle de 56 000 tués et les plus hautes estimations grimpent jusqu'à 175 000 pour l'ensemble des deux camps. Les restes de la Flotte Française s'était échappé jusqu'à Brest après la capitulation et du 17 au 21 Octobre, une mutinerie éclate et emporte une partie importante de la Flotte qui rallie le camp révolutionnaire. Ces journées seront célébrés comme les "Quatre Glorieuses" par la Commune. Ces éléments mutinés formeront la base de la future Marine Populaire Communale et le reste s'enfuira jusqu'en Afrique du Nord et deviendra la Marine Nationale Française.


Georges Sorel, le premier Président de la Bourse Général du Travail et le fondateur de la faction Sorélienne

La motion votée le 19 Octobre 1919 reste la pierre angulaire de la fondation du nouveau gouvernement révolutionnaire en France. C'est à cette date que la Bourse Générale du Travail est officiellement établie comme "Le corps démocratique coordonnant les activités des conseils locaux et des Communes". Deux jours auparavant, Georges Sorel se rendait à Clermont-Ferrand pour être élu à sa tête. Une très grande majorité des délégués présent ont confirmé le rôle extraordinaire donné au Comité de Salut Public, ce dernier devait en effet "Concentrer le rôle d'autorité centrale en ces temps troublés pour la révolution jusqu'à ce que les Communes puissent achevés l'auto-organisation du prolétariat". Quelques années plus tard, les Jacobins tenteront de renforcer cette motion sans grand succès. Du côté du gouvernement provisoire et de son armée, le Général Franchet d'Esperey restructure et réorganise l'ensemble des forces armées en incorporant plusieurs divisions coloniales -Zouaves et Tirailleurs Sénégalais-  qui serviront de troupes de chocs pour les troupes gouvernementales. Les "Volontaires" pour leur part refuseront majoritairement de rejoindre l'armée gouvernementale et survivront comme petite unité mobile et autonome, très peu contrôlé par le gouvernement provisoire. Ce dernier verra d'ailleurs son image profondément sali par ces derniers, lorsqu'ils mettront à sac la Commune de Toulouse, pratiquant des charniers à ciels ouverts de femmes et d'enfants : Ces images feront le tour du monde. Après la prise de Toulouse, les forces armées gouvernementales lancent une offensive vers la Garonne, écrasant les troupes de l'Armée Rouge de Libération et obligeant certaines de ces unités à mener un combat désespéré de guérilla dans les Pyrénées, pour ne pas finir exterminer. A la nouvelle de la chute de Toulouse, une conférence extraordinaire est organisé à Clermont-Ferrand pour clarifier, ordonner et rendre plus performante l'Armée Rouge de Libération. Pouget nomme Jean Grave et Victor Griffuelhes respectivement Délégué à la Guerre et Chef d'État-Major. Ils prennent des mesures extrêmement drastiques :

- Ils acceptent les propositions des Jacobins de remettre la discipline au sein des troupes, de réinstaurer les grades ainsi que la hiérarchie militaire. Des levées en masses sont effectués dans chaque Communes. Les déserteurs et les traîtres seront abattus à vue ou transféré dans des "bataillons disciplinaires". Un entraînement intense et un meilleur encadrement sera également donné aux troupes.

- Toutes les composantes révolutionnaires sont d'accord sur la nécessité de lutter contre le danger contre-révolutionnaire et de prendre des mesures expéditives. Le Comité de Salut Public décide de mettre en place une "Commission Extraordinaire" (Comm'Ex) sous les ordres de Hubert Lagardalle et montrera très vite de grandes aptitudes dans les affaires domestiques et de protection de la révolution, en prenant soin d'éliminer les éléments indésirables. Malgré sa dissolution peu de temps après la fin de la guerre civile, la Comm'Ex reste un mythe populaire notamment dans sa courte mais intense guerre souterraine qu'elle a mené à travers le pays.

- Devant les nécessités de la guerre révolutionnaire, tout les moyens sont mis en œuvre pour assurer la victoire, notamment une législation forte sur les heures de travail et sur les industries d'armements. Des équipes de réquisitions sont envoyés dans tout le pays pour prendre le blé caché par les "paysans riches". L'ensemble de l'économie est tournée vers la nécessité de gagner la guerre révolutionnaire, on parlera donc de "Syndicalisme de Guerre".

- De nombreux contacts ont été pris avec l'Etat-Major allemand, dans le but d'entamer un processus de paix qui se ferait via la Suisse.

C'est cette conférence extraordinaire du 16 Novembre 1919 qui marquera le point décisif politique et militaire qui va mener à la victoire des forces communales. A la toute fin de 1919 et au début de l'année 1920, le front se stabilise : Les Loyalistes contrôlent une zone entre la Loi et les Pyrénées, avec une ligne de front Orléans-Poitiers-Rodez-Perpignan, ainsi que de petites enclaves comme notamment la Vendée ou le sud de la Bretagne, une zone entre Avignon et Nîmes et le partie non occupés par les allemands de Paris. Les Communards quand à eux contrôlent l'Ouest depuis les lignes allemandes jusqu'à la Loire, le centre de la France et la vallée du Rhône. Pendant que les officiels allemands négocient avec le gouvernement Briand, le Kaiser et son État-Major décident de soutenir la Commune, espérant de très bonnes conditions de paix et une France davantage amoindrie. Le 15 janvier 1920 est lancée l'Opération Saint-Just : Pendant que 30 000 hommes font front devant Clermont-Ferrand et une grande partie des lignes de Foch, deux offensives sont lancées simultanément afin d'une part de dégager la Vendée et la Bretagne des forces royalistes-réactionnaires et dans un second temps, prendre la ville de Orange qui n'est tenu que par deux bataillons de "Volontaires". Le 7 Février, Foch est battu aux portes de Clermont-Ferrand. Il espère que des renforts viendront d'Orléans, mais ces derniers ne viendront pas : Les troupes coloniales sont interceptés non loin d'Étampes par des divisions motorisés de l'Armée Rouge de Libération qui les prend en embuscade et les taillent en pièces, les obligeant à rebrousser chemin et se barricader à l'intérieur de la ville. Foch est obligé d'abandonner le siège de Clermont-Ferrand et de reculer à son tour.


Les levées en masses serviront à structurer la future Armée Rouge de la Libération. Sur cette photo, des volontaires rejoignent le front pour attaquer Paris

Le 11 mars, Foch, Pétain et Franchet D'Esperey décident de mettre un terme au gouvernement provisoire et le démantèlent par la force. Briand est nommé Président de la République mais il ne peut exercer aucun pouvoir réel, qui est entre les mains d'une junte militaire désormais. La junte militaire décide de réunir ses dernières forces combattantes pour une offensive combinée cherchant à dégager les troupes révolutionnaires hors de la zone parisienne et de l'Aquitaine. Mais cette offensive est retardée et la cause est avant tout humanitaire : Depuis le début de l'année, des colonnes de réfugiés cherchent tant bien que mal à fuir le pays. 10 000 personnes passent en Espagne ou tentent de s'embarquer pour rejoindre l'Algérie. Rien ne semblait à ce moment là, pouvoir mettre un terme à ce flux continu de réfugiés sur les routes de France. Alors que la situation reste dramatique et chaotique, va se dérouler du 12 au 18 Mars ce que l'on nommera la "Crise des Jacobins" : Avec l'aide de la Comm'Ex, les Jacobins massacrent des milliers de prisonniers politiques à travers le pays, ainsi que des modérés qui avaient rejoint le camp de la révolution. Le Comité de Salut Public condamnera ses actes jugés barbares, mais ne prendra aucune sanction réelle contre ses instigateurs. Il est intéressant de noter que parmi les victimes nous aurions pu compter le fameux Léon Blum, qui au moment d'être fusillé, a été reconnu par un sous-officier de sa région natale qui lui a sauvé la vie en empêchant son exécution. La fuite des socialistes modérés et sociax-démocrates datent de cette période et à été l'élément majeur de la cassure idéologique et politique entre eux et les communards. Le 25 Mars, un traité de paix formel est signé entre les représentants allemands et ceux de la Commune : La Commune reconnait l'occupation totale et définitive de la Lorraine ainsi que l'instauration du Royaume de Flandres-Wallonie sous protectorat allemand. C'est alors que les troupes allemandes commencent lentement à quitter le pays, laissant le champ libre aux forces de l'Armée Rouge de Libération pour occuper ce vaste territoire qui leur été inaccessible. Pour les loyalistes, ce traité du 25 Mars est considéré comme un "Coup de poignard dans le dos" imposé à la France.

Du 6 au 30 Avril, s'engage la bataille de Paris. L'offensive lancée par les loyalistes depuis Tours et Orléans leur permet d'entrer dans la ville et d'y engager des combats de rues d'une rare intensité. En réponse et par un mouvement en pince, les forces de l'Armée Rouge de Libération parviennent à scinder les forces loyalistes en deux et obligeant une grande partie de ses forces à retraiter sur La Rochelle et Angoulême, où elles seront totalement anéanties au courant du moi de Mai. Le 25 Avril, le commandant du groupe armée révolutionnaire de Paris Marcel Cachin, fait parvenir un télégramme à Clermont-Ferrand signifiant que depuis sa position, il pouvait voir le Mont Valérien ainsi que la Tour Eiffel. Cinq jours plus ars, la Commune de Paris est proclamée comme une revanche de l'histoire. Tout au long de cette journée, les troupes de l'Armée Rouge de Libération terroriseront les habitants des beaux quartiers, les obligeant à plier bagage et à rejoindre les lignes allemandes pour leurs propres sécurité. Au courant du mois de Mai, les armées révolutionnaires marchent vers Bordeaux. Les quelques unités régulières de l'armée loyaliste sont couvertes par des unités de "Volontaires" qui résistent tant bien que mal à la poussée des troupes révolutionnaires par le Nord et l'Est de la ville. Le 17 mai, Toulouse est reprise aux loyalistes après une bataille rangée dans la ville qui laisse encore planer le nombre exact de morts du côté civil comme militaire. Agen le 8, Poitiers le 15, la Rochelle le 20 et Blaye le 19 Mai sont également prises tandis que les forces de reconnaissances révolutionnaires sécurisent une partie de la Gironde.

Finalement, Bordeaux est évacué par les loyalistes et la junte militaire le 22 Mai. L'administration civile et militaire embarque dans un train qui les conduit à Bayonne, puis en bateau jusqu'à Oran où ils arriveront entre le 26 et 28 Mai. Au début de Juin, les Communes de Toulouse, Marseille et Toulon sont officiellement proclamées. Le 10, les troupes révolutionnaires contrôlent enfin et totalement Bordeaux, après une résistance de 19 jours de la part des forces loyalistes. Le 14, la Bourse Générale du Travail et le Comité de Salut Public entrent à Paris et s'y installent dans la foulée. Le 19, les dernières forces loyalistes totalement désespérés, épuisent leurs dernières cartouches dans les villes de Bayonne et de Biarritz. A cette date, c'est la fin officielle de toute résistance armée loyaliste en France métropolitaine. Le jour suivant, le 20 Juin, Emile Pouget pour le Comité de Salut Public et Georges Sorel pour la Bourse Générale du Travail proclame la fondation de la Fédération des Communes de France. La guerre civile est terminée...

Korobeiniki

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Maraud le Jeu 10 Nov - 0:59

Quelques petites critiques:
Si les socialistes comme Blum ne s'opposent pas à la Commune alors ceux ci ne se feront pas viré hors de France. Il faudrait que tu précise que les sociaux démocrate (ou leur ailes droite) refusent de refusent de soutenir la Commune pour justifier l'action des Jacobins. Parce que là, c'est un peu hardcore comme négociation avec les Jacobins.

Pour le nom de Jacobin. A part si tu veux garder un lien flagrant avec KaiserReich, tu devrais changer le nom des factions. En plus Jacobin a toujours été un terme inadapté pour cette faction.

Maraud

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

Message par Korobeiniki le Jeu 10 Nov - 8:29

Blum n'est pas jeté hors de France, il a été sauvé mais dans cette TL, je pense qu'il arrêtera la politique pour se concentrer sur son travail d'avocat au sein de la Commune. Peut-être que c'était pas bien expliqué, mais les sociaux-démocrates et une large partie des modérés ont soutenu la Commune, mais se sont fait poutrer par les Jacobins sous prétexte d'être des tièdes : C'est à partir de là qu'il y a scission et qu'ils décident de quitter le pays.

Pour le nom (Jacobins, Travailleurs, Soréliens etc etc), je pense que ça viendra en temps et en heure. Pour le moment, ce sont encore des factions au sein de la CGT et pas des entités politiques à part entière. Au fur et rien mesure du développement de l'histoire, j'abandonnerai ces terminologies. Pour le terme de Jacobin, Lénine et les bolcheviks se considéraient comme les héritiers des Jacobins, les communistes français également. Cela n'a rien de péjoratif en soi !

Korobeiniki

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Re: "Sachons vaincre ou sachons périr !" - Une histoire de la Fédération des Communes de France (librement inspiré du mod Kaiserreich sur Darkest Hour)

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