Le règne de Napoléon IV

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Message par Maraud le Ven 3 Fév - 11:42

Que de violence. Les Allemands victimes d'une calomnie des plus agressif de l’Empire Français. Les Belges étaient en fait des terroristes!

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Ven 3 Fév - 12:50

Maraud,

Garde plutôt tes cartouches pour 1917 :p
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Ven 3 Fév - 13:10

L'invasion de la Serbie et ses conséquences

La vaillante petite Serbie résistait depuis près d’un an aux Armées de l’Empire Austro-Hongrois.

Elle avait même trouvé la force de chasser les envahisseurs qui avaient occupé Belgrade !

Mais les forces germaniques, ulcérées par cette résistance héroïque, préparaient la mort de la petite nation slave.

D’importants renforts allemands avaient été envoyé sur le Front serbe dès l’enlisement de l’offensive contre la Russie.

Pire, la Serbie allait être prise à revers, la Bulgarie ayant placée ses armées à la frontière sud de la Serbie en concordance avec les États-majors de la Duplice.

Tout était prêt début Juillet 1915 pour l’Opération Prinz Eugen, du nom du Général autrichien qui avait vaincu les Turcs dans les Balkans.

Face à l’ampleur de l’assaut, les Serbes plient, mais ne rompent que lorsque les Bulgares passent à leur tour à l’attaque en Macédoine, opérant en nette supériorité numérique contre des positions serbes dégarnies.


Image d’Épinal de l'Armée bulgare

La Macédoine rapidement occupée (et la Grèce, en dépit de la volonté farouche du subtil Crétois, ami de la France, le premier ministre Venizelos, restant neutre. Son roi, Constantin Ier, était en effet un proche du Kaiser), le seul recours pour les Serbes pour ne pas être anéanti et poursuivre la lutte et de se replier vers la mer. Une retraite à travers le Monténégro étant exclu du fait de l’avance ennemie, la seule option possible reste l’Albanie.

Les Alliés, à la fois émus par le sort de la petite Serbie, et conscients qu’il faut à tout prix sauver ses milliers d’hommes déterminés, décident d’une opération de sauvetage. Durres et Tirana sont occupées par des troupes transalpines (on espère d’ailleurs à Rome pouvoir annexer le pays après la victoire en appliquant la politique du fait accompli) afin de servir de base où les Serbes pourront se reposer et se rééquiper une fois leur exode accompli.


Le "Petit journal" célébrant la Serbie.

Rapidement, Napoléon IV, Gallieni et Briand décident d’un commun accord l’envoi d’une force française sur place, au grand déplaisir de Joffre qui préparait une nouvelle offensive contre les Allemands en France.

Notons que la Flotte Austro-Hongroise n’a pas tenté de gêner le débarquement allié, bien consciente de son infériorité face à la Regia Marina et à la moitié de la Marine impériale basée en Méditerranée.

Cependant, au niveau terrestre, les armées de François-Joseph ont à leur tour franchi la frontière albanaise à la poursuite des Serbes.


Le soldat serbe Nolich et ses fils, qui ont rejoint la côte albanaise pour continuer la lutte.

Une guerre des mots a néanmoins commencé au sein de la nation hellénique entre le Premier ministre patriote et le Roi germanophile. Le roi finit par en être énervé et par renvoyer son impertinent Chef de gouvernement (en dépit de sa nette majorité au parlement) qui s’exile à Salonique, dans le nord du pays et y fonde un gouvernement provisoire (et non pas Républicain) qui proclame la déchéance du roi Constantin, et ce, en parfaite connivence avec les autorités de Versailles. Constantin est furieux et demande à son parlement de déclarer la guerre aux Alliés.

Le peuple grec est divisé. En effet, il est à la fois loyal à son monarque mais opposé à une guerre aux côtés des Bulgares et, surtout, des Turcs. Finalement, Constantin se calme et accepte, pour l’instant, le « Schisme national » d’autant que les Bulgares ont pénétré en territoire grec dès l’annonce de la « sécession » du gouvernement provisoire d’avec les autorités d’Athènes.

Bref, la Grèce est coincée entre la Duplice qui a envahi son territoire et l’Entente, qui place le pays au bord de la guerre civile et qui ravitaille les Rebelles Venizelistes.


Soldats venizelistes prêtant serment.

Théophile Delcassé, l’éternel patron que Quai d’Orsay (en dépit de la valse des gouvernements), décide de trouver un compromis pouvant satisfaire Constantin, Venizelos et aussi, et surtout, contraignant à terme la Grèce à entrer en guerre contre Berlin.


La situation à la fin de l'été 1915

Dans le Sinaï, les Franco-Britanniques parviennent à repousser les Ottomans qui campaient à quelques kilomètres du canal de Suez. Cependant, une conquête de la zone Syro-palestinienne n’est pas à l’ordre du jour tant les Ottomans restent puissants.

En Mésopotamie, les Ottomans, conscients que Constantinople est, pour l’instant, pas une cible des Alliés, ont expédié des renforts pour non seulement défendre Bagdad mais aussi, reprendre Bassorah. Si les hommes du Commonwealth sont chassés de la région de Bagdad par la contre-offensive ottomane, il s’en faudra de peu que les Turcs ne rejettent ensuite les Britanniques et les soldats du Raj dans le golfe persique.

En Mongolie, l’Armée japonaise, dont les lignes de communication sont trop étirées depuis l’Empire Mandchou, est battu par les troupes impériales chinoises. Les seuls à tirer leur épingle du jeu dans la bataille sont les cavaliers mongols, bien mieux adaptés à ce terrain que les Nippons.

Ayant écrasé la révolte mongole, Zhixuxian peut tranquillement envoyer une petite colonne reprendre le contrôle de Lhassa.

La Chine semble sauver de l’implosion mais une bonne partie de ses plus riches provinces sont soit occupées, soit menacées par l’avance japonaise.


Dernière édition par Emile Ollivier le Sam 4 Fév - 10:42, édité 1 fois
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Rayan du Griffoul le Ven 3 Fév - 15:00

Bravo Emile continue comme ça
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Maraud le Ven 3 Fév - 18:09

N'empêche que moi, je dis que les allemands ont glissé sur la gâchette sans faire exprès et qu'ont en fait tout un pataquès. C'est de l'ethno-impérialisme, Monsieur Emile que vous faites!

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Ven 3 Fév - 18:36

Merci Rayan !

Maraud :

Tu n'es pas gentil Sad
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Maraud le Ven 3 Fév - 20:08

((J'aimes insulter avec des mots qui veulent rien dire)

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Anaxagore le Sam 4 Fév - 10:59

Les Grecs fidèles à leur roi ?
Je n'y crois pas trop, les Grecs ont "supporté" leurs rois (d'origine étrangère) uniquement parce qu'ils leur ont été livré avec le kit "indépendance" et qu'ils auraient avalés de bien pires couleuvres pour être débarrassés des Turcs. De plus les Grecs (en tout cas les Grecs OTL) estiment toujours au début du XXème siècle que la côte ouest de la Turquie est "naturellement" un territoire grec. Nombres d'Hellènes sont désireux d'un nouveau conflit contre la Turquie pour régler ce contentieux.

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Sam 4 Fév - 11:45

Anaxagore

Je me base sur l'IRL où Venizelos a mis 2 ans à chasser Constantin du pouvoir et à obtenir la guerre contre les Bulgares et les Turcs.

Et puis je montre bien que les Grecs veulent en découdre mais il y a quand même le loyalisme, sinon le roi IRL serait tombé tout de suite et Venizelos n'aurait pas eu besoin d'aller à Salonique.

En tout cas, merci de me lire Wink
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Maraud le Sam 4 Fév - 12:50

Chaud de faire tomber un gouvernement quand même.
Prend juste la Russie Tsariste. Des décennies a tenter de se débarrasser de rois haï de la population, réussit seulement parce que celui ci avait perdu de nombreuse troupes durant la 1ère GM.

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Lun 6 Fév - 12:15

Les Alliés face au génocide arménien

A Constantinople, on était inquiet. Certes, la capitale ottomane n'avais pas été attaqué contrairement à ce qu'avait prévu le gouvernement turc. Mieux, les Armées de La Porte avait repoussé victorieusement les Britanniques en Mésopotamie et furent à deux doigts de s'emparer du Canal de Suez.

Mais il y avait le Front du Caucase…

Là bas, la puissance russe et son rouleau compresseur marchait presque à plein et repoussait lentement mais sûrement les Turcs vers le Sud-Ouest.


Troupes russes tenant une position dans les montagnes du Caucase

Furieux, Enver Pacha, le véritable maître de la Turquie, décida de faire oublier sa propre incurie militaire en accusant les Arméniens de trahison.

Et il décida d'exterminer tous les Arméniens de l'Empire ottoman !

Dans les grandes capitales alliées, on était écœuré, et en particulier à Versailles, où la ferveur religieuse de l'Empereur pris de nouveau le dessus.

Se considérant garant des Chrétiens de l'Empire turc, il ordonna l'envoi à Alexandrie (Chypre étant possession britannique, il aurait fallu demander à Londres la permission pour y envoyer des militaires français) de plusieurs escadres de la Marine impériale ainsi que d'une importante force de Marsouins.

Il chargea également ses agents présents dans l'Empire ottoman de mettre les Arméniens en liaison avec l'Armée française basée en Égypte pour définir les lieux d'embarquements pour les fugitifs.


Arméniens se préparant à un assaut turc à Van.

Bien évidemment, Enver Pacha ne l'entendait pas de cette oreille car pour lui, offrir une porte de salut aux Arméniens faisait courir le risque de la création d'un puissant état arménien en Anatolie orientale à la fin de la guerre, en cas de défaite.

Surtout que l'Empereur fit une déclaration solennelle devant le Corps législatif et le Sénat réunis dans laquelle il annonça que la France avait désormais comme objectif l'indépendance des peuples non Turcs de l'Empire ottoman et le démantèlement de celui-ci !

Plus symboliquement, les autorités religieuses musulmanes de l'Empire français dénoncèrent les crimes ottomans.

Pendant ce temps, les forces françaises multipliaient les missions de sauvetage sur les côtes ottomanes et les raids contre les positions turcs. Jamais depuis 1860, l'Empire n'avait si bien portait son Hymne ! Des milliers d'Arméniens furent ainsi sauvés de la mort par la France.


Le Cuirassé Napoléon III embarquant des réfugiés arméniens.

La Marine française put ajouter une nouvelle victoire sur ses oriflammes. En effet, Enver, désireux de mettre fin aux opérations françaises, envoya une escadre au large d'Adana mais celle-ci fut balayé par les Français.

A Londres, on était certes heureux des « claques » infligés par la France aux Turcs, mais on voyait surtout l'intérêt stratégique de la faiblesse montrée par les forces ottomanes.

Ainsi, Lord Kitchener, le ministre britannique de la guerre, entrevoyait une possibilité de prendre d'assaut directement Constantinople et ainsi faire tomber la Turquie.

De plus, les peuples arabes de l'Empire turc avaient accueilli favorablement la déclaration de Napoléon IV. Cependant, seul un Musulman pouvait pénétrer à la Mecque. Les services secrets français furent donc mandatés pour envoyer un de leurs hommes d’obédience musulmane contacter le Chérif de La Mecque.

Londres y vit donc la formidable opportunité de s'allier au Arabes pour prendre les Turcs basés à Aqaba et qui menaçaient toujours le Canal à revers !

L'Armée du Tsar ne reste pas non plus inactive. De part sa progression en Anatolie orientale, peuplée d'Arméniens, elle sauve des milliers de vie des griffes des sbires des Jeunes-Turcs mais ne partage pas, du moins dans la région du Caucase, l'idéal indépendantiste du souverain français. En effet, à Petrograd, on verrait plutôt l'Anatolie arménienne être annexée après la victoire commune.
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Rayan du Griffoul le Lun 6 Fév - 12:42

Un génocide évité c est toujours bien. On voit que l empereur prend à coeur sa mission de protecteur des chrétiens de l empire ottoman.
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Lunarc le Lun 6 Fév - 13:56

Évité, c'est pas sur.
Les plus touché par le génocide, ce sont les nombreux arméniens des villes d'Anatolie, qui n'avait aucune chance d'échapper aux griffes des tortionnaires.
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Mar 7 Fév - 8:58

Je me suis basé sur l'IRL et les actions de la marine de la République qui ont, elles aussi, sauvés des milliers d'Arméniens. Mais là, Napoléon IV donne à ses actions un caractère systématique et leur alloue beaucoup plus de moyens.

Rayane, malheureusement, cela n'évite pas le génocide mais sauve heureusement beaucoup d'Arméniens. Comme le dit Lunarc, les Arméniens de Constantinople n'ont, pas exemple, aucune chance.

Bien évidemment, je veux montrer que l'Empire français du fils est le prolongement de celui du père avec ces actions proches de celle entreprise en Syrie-Liban pour sauver les Maronites.

Merci à tous de me lire !
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Mar 14 Fév - 8:23

La nouvelle question d’Orient, un carnage en préparation.

Hiver 1915-1916 : Les Britanniques préparaient activement l’assaut contre Constantinople mais ne voulaient pas s’engager seuls dans cet assaut audacieux. Si les Français furent faciles à convaincre, les Italiens durent recevoir de solides garanties d’annexions pour accepter de participer à l’aventure. Quant aux Russes, ont leur réitéra la promesse de leur offrir la possession des détroits après la victoire pour qu’ils donnent leur accord pour déclencher une offensive de diversion dans le Caucase.

En effet, à la surprise générale, un général Turc inconnu avait infligé une sévère claque aux Russes toujours victorieux jusque là pourtant. Mieux, il avait contrevenu aux ordres d’Enver en offrant un blanc seing aux Arméniens pour qu’ils puissent rejoindre les zones sous contrôle russe. Enver l’aurait bien fait exécuter mais cet officier avait acquis une telle popularité que cela était devenu impossible.

Il faut seulement relégué à un commandement secondaire près de la Capitale. Certes prestigieux mais loin de l’action et de la gloire.

Cet homme s’appelle Mustafa Kemal.


Le général Kemal au milieu de ses hommes sur le front du Caucase.

Pendant ce temps, Noureddine Al-Caïd, colonel dans les services de renseignement impériaux, avaient rejoint la ville sainte de l’Islam et s’entretenait avec le Chérif Hussein. Al-Caïd était porteur d’une lettre de l’Empereur qu’il traduisit en Arabe au Chérif. L’Empereur promettait l’indépendance des Arabes de l’Empire turc en échange d’un soutien militaire contre les Ottomans. Napoléon IV insistait en revanche pour que le « Roi des Arabes » Hussein reconnaisse la liberté de croyance pour les Chrétiens et les Juifs de son futur royaume.


Le Chérif de La Mecque, Hussein. Il appartien à la dynastie des Hachémite, qui descend du prophète.

Hussein accepta rapidement cette offre inespérée et accepta de se soulever contre les Turcs.

A Londres, même si on était heureux que le sang des guerriers du Hedjaz coule pour que le sang britannique soit économisé, on était inquiet de la « folle promesse » de Napoléon IV au gardien de la ville sainte.

Londres demanda à Napoléon IV des explications et des garanties quant à ses propres intérêts dans la région.

En effet, les Anglais lorgnaient sur le pétrole mésopotamien.

Delcassé se rendit à Londres pour négocier et signa avec le Ministre britannique des affaires étrangères, Lord Grey, les accords Grey-Delcassé. La Mésopotamie deviendrait un protectorat britannique qui serait donné à un fils d’Hussein tandis que le royaume d’Hussein serait limité à une annexion de la Grande Syrie au Hedjaz. Néanmoins, Londres réclama des discussions supplémentaires quant au sort de la Palestine vu qu’elle ne voulait pas que ce royaume sur lequel la France aurait une influence prépondérante, ne devienne trop puissant et que, surtout, il ne donne de mauvais exemples à ses colonisés, à commencer ses protectorats d’Oman et du Golfe arabo-persique.


Lord Grey

D’ailleurs, les Arabes n’étaient pas les seuls habitants de la Palestine, ce qui servit de prétexte à Londres pour sa réserve quant au statut de la région.

A Berlin, bien évidemment, on ignorait encore les plans alliés. Certes, on était heureux du grand succès de Kemal mais l’OKH savait que la décision viendrait d’un succès allemand. Falkenhayn, jaloux de la popularité d’Hindenburg et de Ludendorff, le duo qui commandait à l’est, décida de lancer sa grande attaque à l’ouest, contre la France.

Conscient qu’il ne pourra détruire l’Armée française par une habile manœuvre comme Von Moltke l’ancien le fit à Sedan, il décida de contraindre l’Armée française à s’user en attaquant un objectif qu’elle ne pourra abandonner à l’Armée allemande.

Sa cible ? Verdun...
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Thomas le Mar 14 Fév - 11:16

Boucherie en perspective.

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Maraud le Mar 14 Fév - 12:11

L'Empire vaincra l'Empire!

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Anaxagore le Mar 14 Fév - 13:44

Maraud a écrit:L'Empire vaincra l'Empire!

Aucune chance d'avoir tort... sauf comme le dit Sun Tsu qu'une bataille ne créee que des vaincus, c'est pour ça qu'il faut vaincre sans combattre.

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Thomas le Mar 14 Fév - 17:19

Sun Tsu?
Depuis quand les communistes on des philosophes?

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Maraud le Mar 14 Fév - 22:07

Alors, bon caché son côté économiste et politicien, Karl Marx est classé comme philosophe par de nombreuses éditions.
Après la philo, c'est trop compliqué pour les rouges. Par contre on a des livres de cuisines spécialisé dans la catégorie "bébé".

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Lunarc le Mar 14 Fév - 23:54

Je pense que Thomas se moquait de toi quand tu parlait des philosophes de l'Antiquité, Maraud.^^
Vu que les communistes sont quand même des gens ayant pour but de mettre en pratique un philosophie.
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Maraud le Mer 15 Fév - 0:22

Lunarc a écrit:Je pense que Thomas se moquait de toi quand tu parlait des philosophes de l'Antiquité, Maraud.^^
Vu que les communistes sont quand même des gens ayant pour but de mettre en pratique un philosophie.

Il parlait de la blague d'anaxaguore avec Sun Tsu...

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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Ven 17 Fév - 11:17

Maraud a écrit:L'Empire vaincra l'Empire!

Merci Maraud, tu as failli me faire hurler de rire en plein cours (oui je consulte depuis mon téléphone mais je ne poste pas).

Les réponses au post de Maraud sont pas mal non plus XD
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Emile Ollivier le Dim 26 Fév - 10:44

La France en danger

Von Falkenhayn est conscient que c'est plus la supériorité de l'artillerie allemande que celle des fantassins d’outre-Rhin qui a permis aux forces allemandes unies de vaincre la France en 1870.

Or, en 1916, la situation n'est plus la même. En effet, Napoléon IV a fait doter la France d'une artillerie lourde digne de celle du Reich. Lors des batailles précédentes, souvent l'artillerie allemande a dû tirer sur son homologue française pour se défendre, laissant l'infanterie allemande sans soutien face aux soldats Français.

Le commandant en chef de l'OKH a donc décidé d'employer les grands moyens. A la grande colère de Ludendorff, il a rameuté à l'ouest une partie de l'artillerie présente à l'est. Sans compter qu'il a littéralement privé les unités allemandes en position défensive depuis 1914 sur les autres secteurs du Front ouest de leur artillerie pour les fixer autour de Verdun.

En effet, le Général allemand veut à la fois neutraliser les puissants canons français et anéantir les positions défensives des « Poilus » dans le saillant avant l'assaut.


Soldat allemand prêt à l'assaut

La veille de l'attaque, nom de code : Opération Jugement, ça n'est rien moins que 90 % de l'artillerie allemande du Front ouest qui est massée autour de la ville !!!

Le pire est que si les Français sont au courant des préparatifs grâce à des déserteurs alsaciens-lorrains et aux reconnaissances aériennes, un conflit apparaît à la tête de l’État-major français. En effet, Joffre, commandant l'Armée du nord et Franchet d'Espèrey, commandant de l'Armée de l'est, réclament tous deux le commandement dans ce secteur.

Les 2 généraux réclament donc l'autorité à Verdun et la mise en place de leur méthode pour repousser l'assaut allemand. Si Joffre veut envoyer des renforts en première ligne, Franchet d'Espèrey veut au contraire n'y maintenir que le strict nécessaire en hommes car il se doute bien que les Allemands déchaîneront l'enfer sur elles. Franchet d'Espèrey ne compte bien évidemment pas céder le terrain aux ennemis de la France mais attendre qu'ils se soient empêtrés pour contre-attaquer et les repousser alors que Joffre veut les repousser de suite à coup de mitrailleuses lourdes avant qu'ils ne débouchent du « No man's land ».

Les 2 hommes ont des arguments pour préempter ce secteur du front. En effet, Verdun est à la limite entre leurs 2 zones de compétences mais c'est bien Joffre qui commande, de peu il est vrai, sur cette zone. Franchet d'Espèrey s'incline donc.

Les fantassins français seront donc massés en première ligne…

Au matin de l'attaque, l'artillerie allemande n'aura aucune peine à broyer les malheureux soldats « Bleu horizon » concentrés en première ligne. Joffre, qui comptait sur son artillerie pour contrer celle des Allemands, n'a pas du tout eu conscience de l'effarante supériorité numérique des forces du Reich dans ce domaine. Les artilleurs français occuperont leurs batteries et tireront contre l'assaillant jusqu'au bout mais cela sera insuffisant pour contrer l'Armée allemande.


L'artillerie allemande en action à Verdun

Malgré une résistance sporadique des survivants français, 2 jours après le début de l'attaque, les Allemands sont dans Verdun même et achèvent de « nettoyer » les forts français défendant la cité !

Après avoir exercé une résistance digne d'éloge, les soldats français finissent par craquer et fuient en masse vers Bar-le-Duc le long de ce que Maurice Barrès du Bloc national appellera « La Voie maudite ».


Maurice Barrès, chantre du nationalisme française

La nouvelle de la catastrophe parvenue à Versailles, la première « tête à tomber » est celle de Joffre. Furieux de sa tactique qui a conduit les troupiers français au carnage, l'Empereur et Gallieni lui imposent de démissionner. Une fois celle-ci obtenue, malgré la réticence du Commandant de l'Armée du nord, les 2 Armées françaises de Métropole sont « cassées ». Il n'y aura plus personne entre l'Empereur et ses généraux de Corps d'Armée. Néanmoins, le souverain ne veut pas punir Franchet d'Espèrey, dont la stratégie aurait été plus efficace face à la furie allemande, et l'appelle à Versailles comme Vice-ministre de la guerre, un poste de conseiller en somme.

Napoléon IV, effaré, n'en a pas oublié néanmoins que des divisions françaises étaient en route vers Salonique, base vénizéliste d'où l'on attaquerait les Dardanelles. L'Empereur ordonna de les rappeler et des amener vers le Front occidental le plus vite possible tout en signifiant aux Anglais qu'il fallait oublier la participation française à l'assaut sur Constantinople.

Mais Londres et Petrograd étaient aussi effarées par l'effondrement français. Londres rappela immédiatement ses divisions de Méditerranée pour les envoyer en Belgique tandis que les Russes attaqueraient non plus les Turcs mais les Austro-Hongrois.

Cependant, tout ceci prend du temps, temps que mettent à profit les Allemands pour progresser vers Bar-le-Duc, sur les talons des « Poilus » en retraite.

D'autres personnes perdent leur place. Le chef du gouvernement, Aristide Briand, conscient qu'il ne peut plus rester en place après un aussi grave échec militaire, démissionne. C'est le Patriote ardent lorrain Raymond Poincaré qui le remplace. Ainsi, la guerre fait qu'un gouvernement de droite, voire proche de l'extrême-droite par certains aspects, est investi par une chambre de gauche…

Mais ça n'est pas cette manœuvre politique qui allait arrêter les Armées de Falkenhayn…

Heureusement, la France dispose de réserves, de cheminots motivés pour les transporter via un excellent réseau ferré et, surtout, la formidable artillerie du Reich est tout sauf mobile… Elle est incapable de suivre l'avancée de la troupe.



Falkenhayn, qui craint d'avancer sans la couverture offerte par sa formidable artillerie, ordonne donc de stopper l'avance vers Bar-le-Duc. D'ailleurs, il est lui-même surpris par l'effondrement français et sa stratégie d'usure devient donc caduque. Bizarrement, cet énorme succès causera sa perte. En effet, Guillaume II le tance de ne pas avoir poursuivi les Français en pleine déroute, surtout que la France parvient à reconstituer un front solide qui, cette-fois, tient lorsque les Allemands relancent leur offensive.

2 semaines après le déclenchement de l'Opération Jugement, von Falkenhayn est poussé à son tour à la démission. Hindenburg, toujours suivi de son fidèle Lieutenant, Ludendorff, le remplace à la tête du Haut-Commandement.

Hindenburg et Ludendorff, expédient donc les divisions « fraîches » qui ont pris Verdun sans coup férir en Russie, reprennent leur artillerie et préparent une offensive massive sur le Front de l'Est, ayant pris acte de la faiblesse d'une France toutefois toujours capable de se relever comme la montré l'échec de l'attaque sur Bar-le-Duc.

Heureusement que ce Bulldog de Ludendorff, qui déteste lâcher sa proie, n'a pas conscience de la soudaine faiblesse morale causée par le désastre de Verdun dans l'Armée française.

En effet, les rapports annonçant le soudain succès de la propagande pacifiste sur les « Poilus » ainsi que la multiplication soudaine des refus de « monter en ligne », commençaient à pleuvoir sur le bureau du monarque français.

Jaurès, au courant, et déjà effrayée par l'arrivée au pouvoir de la Droite, proposa sa solution à Napoléon IV. Tandis que l'Empereur irait au Front pour obtenir les doléances de ses soldats, lui, le célèbre dirigeant démocrate-socialiste, irait chercher des alliés à la France.

Sa destination ? La force vive représentée par l'Amérique !


Dernière édition par Emile Ollivier le Dim 26 Fév - 11:52, édité 2 fois
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Re: Le règne de Napoléon IV

Message par Collectionneur le Dim 26 Fév - 11:15

Bataille de Verdun ou les deux commandants en chef sont sanctionnés. Les feuilles de choux des pays ''neutres'' doivent bien en glosé Smile

Bonne histoire, essayé d'imaginé un petit texte sur les ''chevaliers du ciel''. Avec les Zeppelins qui frappaient symboliquement les capitales alliés européennes, on peut imaginé une tentative de raid sur Versailles ?
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Re: Le règne de Napoléon IV

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