LFC : Les Présidents du Conseil français de l'après-guerre.

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Message par Emile Ollivier le Jeu 18 Aoû - 16:48

Bonjour à tous,

Comme j'ai une vision un peu plus claire de ce que sera la fin de la guerre, je vous propose de dresser ensemble la liste des Présidents du Conseil français si ça vous enchante. Oui c'est inspiré d'un autre topic :p Simplement, j’essaierai d'encadrer ça pour coller au contexte de l'uchronie.

Voici le premier

Léon Blum 1945-1946 [1]

[1] Mars 1945. La guerre est terminée et la France, dirigée par Georges Mandel, fait incontestablement partie du camp des vainqueurs. Conformément au programme démocratique de la France d'Alger, des élections générales se tiennent peu de temps après la capitulation du Reich qui s'est produite aux alentours de Noël 1944.

A la surprise générale, et comme cela se produira au Grande-Bretagne pour Churchill, Mandel et la droite (Alliance démocratique allié notamment au PSF de de la Rocque, un des plus célèbres meneurs de la France combattante) son battus par la coalition de Front républicain formée par la SFIO et la Parti radical.

C'est Léon Blum, leader des socialistes, qui obtient l'investiture, même si la proximité en nombre de députés de la gauche et de la droite contraint le Président du Conseil à former une coalition gouvernementale. Notons que Blum préfère ostraciser le PCF et s'allier à la droite plutôt que de reconduire le Front populaire.

Daladier, son allié, devient Vice-Président du conseil, ainsi que Georges Mandel, qui accepte le poste en tant que bon républicain. De Gaulle reste ministre de la guerre conformément à la volonté générale. Sachant que la France a encore une guerre à gagner contre le Japon.

La politique de Blum sera foncièrement pro-américaine et anti-communiste. D'ailleurs, une fois les Japonais chassés d'Indochine, il préférera attaquer le Viet-Minh plutôt que de négocier avec lui. Dans le même temps, de Hautecloque continuera la politique libérale menée après Juin 1940 en Indochine en conduisant les 3 Monarchies indochinoises à l'autonomie interne au sein de l'Union française et en organisant des élections complémentaires à celles de Mars 1945 pour l'envoi de députés d'Indochine au Palais Bourbon.

Blum parviendra à obtenir de l'Assemblée une loi offrant la citoyenneté française pleine et entière à tous les habitants de l'Algérie. En retour, une fronde parlementaire le renversera quelques semaines plus tard. Il sera remplaçé par...

Bien que le pays soit en ruine, Blum mena une politique sociale ambitieuse en instaurant un Etat-providence et en multipliant les nationalisations tout en dénonçant avec force la politique stalinienne conduite dans l'Europe de l'Est "libérée" par l'URSS.
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Re: LFC : Les Présidents du Conseil français de l'après-guerre.

Message par Jolou le Jeu 18 Aoû - 17:06

Le prochain président du conseil est forcément de Gauche, après tout, c'est eux qui ont gagné les élections. Si Pierre brossolette est en vie et un héros de la résistance, alors pourquoi pas lui?
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Re: LFC : Les Présidents du Conseil français de l'après-guerre.

Message par Emile Ollivier le Jeu 18 Aoû - 20:51

Bonne idée !
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Re: LFC : Les Présidents du Conseil français de l'après-guerre.

Message par Emile Ollivier le Ven 19 Aoû - 16:35

Malheureusement, il est probable que Brossolette meurt également dans mon uchronie. Mais pour garder l'esprit de ta proposition Jolou, je propose le Président du Conseil suivant.

Jean Zay 1946-1947 [2]

Ce Socialiste d'envergure et un des meneurs de la lutte depuis l'Afrique du nord succède à Léon Blum après le renversement de son cabinet sur une question secondaire.

Zay poursuit l’œuvre de Blum et des Libérateurs en continuant la reconstruction du pays sur une base plus sociale. En parallèle, il fait adhérer la France au Plan Marshall, continuant l'alignement français sur l'Ouest. Néanmoins, voulant également maintenir l'indépendance de la France, il signe le Traité de Bruxelles avec le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Norvège, le Danemark, la Suède (qui a mis fin à sa neutralité par crainte de la présence soviétique en Finlande) la Grèce mais également, l'Italie (!) instituant l'Alliance de l'Europe occidentale tournée contre une éventuelle résurgence du militarisme allemand.

Quelques semaines auparavant, à Bruxelles, toujours, le Traité de paix avec l'Italie qui mécontente fortement De Gaulle, qui a rallié le PSF, qui voulait au moins annexer la Brigue et Tende, si ce n'est le Val d'Aoste. De Gaulle oublie que la France a obtenu la région libyenne du Fezzan, qui a été rattaché à l'Algérie.

Il finit à son tour renversé environ un an après son investiture comme Président du Conseil.

Liste : Léon Blum 1945-1946 [1]

Jean Zay 1946-1947 [2]
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Re: LFC : Les Présidents du Conseil français de l'après-guerre.

Message par Emile Ollivier le Ven 19 Aoû - 17:24

Édouard Daladier 1947-1950 [3]

Instigateur de la chute de Zay, Édouard Daladier, vice-président du Conseil du gouvernement en exil en Algérie et chef du Parti radical apporte à la fois la caution modérée de plus en plus nécessaire à la droite, et une caution de gauche pour la SFIO, qui reste majoritaire relativement.

Ses faits d'arme sont l'intégration de la France dans l'OTAN et la poursuite du redressement économique du pays. Il est aussi connu pour avoir, lors de la guerre d'indépendance israélienne, envoyé l'armée française sur Damas pour libérer les garnisons françaises assiégées par l'Armée syrienne, qui voulait, en "chassant" les Français du pays, les punir de leur soutien à la cause israélienne et surtout, faire oublier le revers cinglant qu'avait infligé l'armée de Ben Gourion dans le Golan à la "Première des armées arabes", équipée par... la France (!) durant la Seconde guerre mondiale.

Quelques jours plus tard, alors que l'Armée française avait libérée les garnisons assiégées, les Accords de Damas entérinaient le départ définitif de la France du territoire syrien, bientôt suivi par un retrait du Liban. L'armée syrienne, à genoux, fut contrainte de signer un armistice avec Israël (mais pas un Traité de paix).

Dans les mois qui suivirent, la Syrie devînt une dictature militaire et se rapprocha de l'URSS.

En Extrême-Orient, tout en continuant la guerre en Indochine, il fournit jusqu'au dernier jour des armements aux Nationalistes chinois puis envoya la Marine française patrouiller dans le Détroit séparant Taïwan du continent après la défaite de Tchang-Kai-Tchek.

Après la victoire de Mao et la proclamation de la République populaire, les Communistes chinois ravitaillent à leur tour Ho-Chi-Minh. Cela terrifient les Américains, les Communistes étant déjà maîtres de la Corée et du Nord du Japon, qui préparent secrètement leur intervention en Indochine avec Daladier.

En Europe, face aux pressions américaines et britanniques, Daladier consent à demi-mots à la constitution de la République fédérale d'Allemagne.

Il est le leader naturel du Front républicain aux élections législatives de 1950 qui aboutissent à la victoire de...

Liste : Léon Blum 1945-1946 [1]

Jean Zay 1946-1947 [2]

Édouard Daladier 1947-1949 [3]


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Re: LFC : Les Présidents du Conseil français de l'après-guerre.

Message par Emile Ollivier le Sam 20 Aoû - 10:24

Robert Schumann 1950-1951 [4]

Les élections sont un succès pour le PSF, Premier parti de France, dont De Gaulle a pris la tête à la mort de de la Rocque. Mais celui-ci, opposé viscéralement au "Régime des Partis", n'obtient pas la majorité absolue. Daladier pense pouvoir alors rester au pouvoir mais Robert Schumann, leader de l'Alliance démocratique, négocie à la fois avec la droite du Parti radical, les centristes indépendants, les petits partis issus de l'Union française (à qui il promet un renforcement de leur autonomie) et certains "Gaullistes" (surnom donné aux membres du PSF depuis l'intronisation de De Gaulle à la tête du Parti) pour obtenir l'investiture.

Schumann a promis en effet à ces parlementaires la construction d'une nouvelle Europe basée sur le maintien de l'amitié Franco-britannique mais aussi, sur la réconciliation Franco-allemande ! En effet, si Daladier avait accepté du bout des lèvres la souveraineté de la RFA, Schumann et son ministre des Affaires étrangères, Jean Monnet, entament un rapprochement avec le chancelier Adenauer, proche d'eux politiquement. Cette réconciliation est officialisée par le Traité de Matignon en 1951.

Cependant, en acceptant le principe de la reconstitution d'une Armée allemande et, surtout, d'un retour à la frontière franco-allemande dîtes de 1815, ce qui enlève Landau et Sarrelouis (dont l'annexion avait été la dernière décision de Georges Mandel) à la République, Schumann va trop vite. Son gouvernement est mis en minorité et il doit démissionner, alors que la France négociait avec ses partenaires ouest-européens la création de la CECA !

Entre temps, Schumann a constitué la Communauté française avec les TOM et les Protectorats de l'Union française. La Communauté française est un regroupement d'Etats souverains ne partageant plus en commun que la politique étrangère, la monnaie, l'armée et les principes démocratiques.

Son cabinet restera dans l'histoire également pour être celui qui signa le Traité officialisant l'intervention américaine en Indochine.

Liste : Léon Blum 1945-1946 [1]

Jean Zay 1946-1947 [2]

Édouard Daladier 1947-1949 [3]

Robert Schumann 1950-1951 [4]


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Re: LFC : Les Présidents du Conseil français de l'après-guerre.

Message par Emile Ollivier le Sam 20 Aoû - 10:40

1951-1952, 6 mois que la France n'a plus de véritable gouvernement ! La chute de Schumann a laissé un vide à la tête de l’État tandis que les gouvernements se succèdent à une vitesse vertigineuse, succombant sur des questions secondaires tant la majorité est instable !

Néanmoins, les États-majors des partis, voulant éviter de nouvelles élections qui seraient la victoire du PSF, finissent pas désigner...

Pierre Mendès-France 1952-1954 [5]

Mendès-France a le mérite d'être à la fois un héros de guerre, un grande démocrate, d'être du centre-gauche et, surtout, de ne pas avoir de réelle opinion sur la question du réarmement de la RFA, qui empoisonne la vie politique française et ses relations avec ses alliés depuis de longs mois.

Mendès se fait rapidement aimer du peuple français car il est proche de lui. Ainsi, il s'adresse à la France de façon hebdomadaire à la radio. Il est aussi un homme politique de conviction qui n'hésite à prendre des décisions allant à l'encontre des intérêts des grands groupes. Ainsi, il combat l'alcoolisme malgré la puissance des groupes viticoles français. Il s'oppose également avec force à l'idée de CED, tout en appliquant loyalement le Traité de Matignon et en acceptant un réarmement de la RFA à condition qu'il soit encadré par l'OTAN. Ainsi, la RFA adhère à l'OTAN en 1953. En riposte, l'URSS fonde le Pacte de Varsovie l'année suivante.

En 1953, désireux de mettre fin à la guerre en Tunisie (Bourguiba rejetant le principe d'une autonomie et désirant l'indépendance complète) et au Maroc, Mendès-France accepte d'accorder l'indépendance complète à ces deux pays. En parallèle, il mène une politique sociale et de développement économique en Algérie tout en révoquant beaucoup de fonctionnaires reconnus coupables d'avoir truqués les élections de 1950 dans le pays. De Gaulle n'aura pas de mots assez durs pour dénoncer cette politique qu'il qualifie de "Renoncement progressif".

Le mandat de Mendès est aussi celui qui voit la fin de la guerre en Indochine. Les accords de Genève, basés sur les propositions de Khrouchtchev, stipulent qu'en échange de la neutralisation de la péninsule et de la tenue d’élections libres (les élections étant déjà libres dans les 3 pays (on voit là l’œuvre de la République française), cela signifie surtout ouvertes au Vietminh et aux partis communistes des 2 autres pays de la péninsule), l’URSS demandera à la Chine populaire de cesser son aide militaire au Vietminh qui, de son côté, acceptera un cessez-le-feu sur les positions qu’il a acquis et un désarmement partiel (ses hommes ne conservant que leur armement léger et cédant leurs équipements lourds à une commission mixte de l’ONU).

En dépit de l'opposition farouche des Gaullistes et des Communistes, le gouvernement tient bon. Ce sont les prémisses de la Guerre d'Algérie, qui débute par une série d'attaques le 1er Janvier 1954 qui provoqueront son renversement. En effet, même si Mendès envoie des renforts (mais pas le contingent) dans le pays, ses ennemis se coalisent et le font tomber.

Il est remplacé par...

Liste : Léon Blum 1945-1946 [1]

Jean Zay 1946-1947 [2]

Édouard Daladier 1947-1949 [3]

Robert Schumann 1950-1951 [4]

Pierre Mendès-France 1952-1954 [5]
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